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Piétiner la République en désacralisant la fonction suprême, en déniant à la Constitution sa primauté sur
tout autre contrat social, en s'affranchissant sans vergogne des règles constitutionnelles et des principes démocratiques dans l'action politique quotidienne, au nom de la " rupture
" ... tout en appelant " haut et fort " à une démocratie irréprochable,
Bafouer la Justice de la République en tentant de la soumettre à sa seule volonté,
Appeler à la tolérance, à l'ouverture, au dialogue, au multilatéarlisme tout en convoquanrt de manière sournoise les instincts et les
sentiments les plus grégaires,
Salir démagogiquement l'Etat, la fonction publique, et les personnels qui les servent, y compris les magistrats du Sège comme du Parquet,
Dévoyer la mission de l'Etat en lui faisant jouer un rôle qui n'est le sien et en y instillant une culture du résultat afin d'entraîner ses agents dans les dérives qui lui sont assignées,
User à outrance de la complicité zélée de parlementaires godillots et de ministres sans scrupules, feindre d'avoir le sens et le souci constant de l'intérêt général, national ou européen, en
privilégiant dès que l'occasion se présente, les intérêts de clans, de copains et de coquins dont les mobiles sont orthogonaux aux objectifs d'un Etat-nation qui se respecte,
Violer la liberté en entravant délibérément les libertés, publiques et privées, les droits les plus fondamentaux, la liberté de la presse, et en faisant de la " protection des citoyens " le
mobile d'une politique sécuritaire abjecte,
Nommer à des fonctions 'réservées' des individus des plus incompétents - et éthiquement " douteux " - au seul motif qu'ils ont fait allégeance,
Encourager les citoyens à adopter les comportements les plus vils (flicage, délation, forfaiture, ...), et en appeller à l'autorité de police en toute circonstance sans la soumettre,
autrement que par les jeux mafieux d'antichambre, à une autorité de justice républicaine, et donc indépendante, capable de juger équitablement après avoir instruit honnêtement à
charge et à décharge, au nom d'un " sécurité " érigée en veau d'or,
Mépriser la République en se refusant de prendre acte du sens véritable de l'expression civique des électeurs autant que de l'abstentionnisme d'une très forte proportion de citoyens qui se
refusent à avaliser les choix, les impasses, les abandons et les status quo politiques qu'on veut leur imposer par la voie de scutins sans signification réelle (lors des élections
régionales du 14 mars, selon l'institut de sondage CSA (Jean-Daniel Levy), 43 % des électeurs ayant voté pour le candidat devenu président de la République se sont abstenus),
....
C'est tout simplement la marque d'une certaine berlusconisation de la société et de l'Etat !
Pour Guy Verhofstadt, " Lorsque la France a remporté la Coupe du monde de football, je ne me souviens pas, bien au
contraire, que les Français aient eu à se plaindre des capacités sportives que donnait à leur pays sa diversité ethnique et culturelle. C'est de cette France-là que l'Europe a besoin, un pays
ouvert et solidaire, qui s'est forgée une identité plurielle et universelle. Deux concepts si bien mis en lumière par Amartya Sen et Karl Popper,
dont j'ai repris et développé la pensée en 2006 dans un manifeste politique intitulé "Plaidoyer pour une société ouverte". Pour moi, l'essentiel en effet n'est pas d'où l'on vient mais où l'on
va. Au moment où l'on célèbre le 50e anniversaire de la mort de Camus, il serait paradoxal que la France s'abandonne à une posture étrangère à celle qui a fait sa réputation
multiséculaire. Il existe certes une autre France, maurrassienne, chauvine qui ne s'est pas illustrée au mieux lors des grands chocs nationalistes du XXe siècle. Mais de la France
qu'on aime et dont on a besoin, on attend des idées, des projets, et non pas le repli identitaire d'une vieille nation frileuse, plus occupée à ressasser les échecs du passé qu'à préparer ses
succès de demain. Le légitime respect dont jouit toujours la France hors de ses frontières est un gage de reconnaissance précieux et un point d'appui pour redonner confiance aux Français. Un
peuple confiant trouvera sa place dans l'Europe et le monde. Et ses gouvernants seraient bien inspirés d'en prendre conscience. " (cf. http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/11/il-y-a-quelque-chose-de-pourri-en-republique-francaise-par-guy-verhofstadt_1304295_3232.html)
Reste à savoir si Marianne en est 'toute chose' .... ou si au contraire, elle est révoltée au point de saisir l'étendard de la République à pleine main pour franchir les barricades derrière
lesquelles " on " l'a poussé à se retrancher ... pour en découdre avec le diable !
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)