Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /Mai /2010 12:58

Nombreux sont ceux qui, aujourd'hui plus qu'hier, tentent de trouver des solutions durables au problème des plus épineux du manque de ressources financières aux Etats dépensiers (parfois gaspilleurs) qui, non seulement, se paient le luxe de ne pas respecter les règles qu'ils se sont fixées en matière de discipline budgétaire, mais trichent en ne jouant pas le jeu de la sincérité (notamment budgétaire) en proposant des programmes qui ne s'emploient que très imparfaitement à corriger les écarts par rapport aux objectifs de convergence et de stabilité qu'ils se sont fixés.

 

Parmi ses pistes, figurent celles, déjà anciennes, qui appellent à une réforme générale des prélèvements obligatoires en Europe (cf. De l'hypothèse d'un "emprunt européen" à la nécessité d'une réforme générale des prélèvements obligatoires en Europe ! (nouvelle édition)).

 

Parmi les plus récentes figurent celles préconisées par des hommes et des femmes politiques dont les cheminements idéologiques attestent de leur pragmatisme et de leur sens aigu des responsabilités : il en va notamment ainsi des propositions formulées par Guy Verhofstadt (cf. La gouvernance économique européenne selon la vision de Guy Verhofstadt ).

 

D'autres appellent à une révision docrinale de la politique monétaire européenne (cf. Le concept stratégique de la politique monétaire de l'UEM doit être révisé ! ).

 

D'autres encore appellent à modifier les instruments de mesure (cf. à cet égard Christine Lagarde veut aller plus loin dans la régulation des agences de notation (Les Echos) ainsi que Le procès trop facile des agences de notation (Edito du Monde) ).

 

D'autres, enfin, évoquent la création d'un impôt sur les activités financières et l'éventualité de taxer aux frontières les produits en provenance de pay tiers qui ne respectent pas des normes environnementales analogues à celles de l'Union. La taxation de l'activité bancaire a été décidée par l'Allemagne et cette orientation est partagée par le Royaume-Uni et la France, l'objectif étant de la faire devenir européenne et de la soumettre au G20 de juin pour qu'elle devienne mondiale. Comme le relève l'Agence Europe, si l'orientation relative à cette dernière taxation est claire, les modalités le sont beaucoup moins et les gros titres sur la direction commune ne signifient pas qu'il existe un consensus sur les contenus.

 

De son côté, le Parlement européen a demandé une taxe sur les transactions financières dont le produit serait essentiellement destiné aux pays en développement, mais avec une majorité faible (283 vois pour et 278 contre).

 

De temps en temps, quelques protagonistes font le point, en particulier deux des parlementaires européens directement impliqués dans les dossiers de la supervision de l'activité financière : Sylvie Goulard et Wolf Klinz. Sept rapports sont en discussion au sein du Parlement européen à cet égard, et leurs rapporteurs, issus de quatre groupes politiques différents, ont travaillé ensemble pour préparer une position cohérente allant au-delà de celle du Conseil ECOFIN (cf. à cet égard le site de Confrontations Europe : www.confrontations.org/).

 

La Commission européenne, quant à elle, analyse et évalue l'ensemble de ces pistes et proposera à son tour un catalogue de préconisations dont les Etats membres comme les institutions européennes compétentes discuteront le moment venu, avant de trancher.

 

A suivre !

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
  (Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)

 

 

Recherche

Catégories

Recommander

Conseils de lecture

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés