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Lundi 9 mai 2011 1 09 /05 /Mai /2011 22:58

 

 

L’Assemblée européenne de sécurité et de défense a tenu sa 60ème et dernière session ce lundi 9 mai, journée hautement symbolique pour l’Europe, dans l’hémicycle du Palais d’Iéna (Paris 16ème), en présence de nombreuses personnalités européennes.

Ouvrant cette session, le Président de l’Assemblée,

M. Robert WALTER (Royaume-Uni, Groupe fédéré) a rappelé que lorsque l’Assemblée de l’UEO aura disparu, une conférence interparlementaire doit être mise en place pour assurer le suivi de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), y compris la politique européenne de sécurité et de défense (PESD), aujourd’hui renommée politique de sécurité et de défense commune (PSDC). Il a vivement recommandé que la prochaine Présidence polonaise de la Conférence des présidents de parlement de l’UE « fasse avancer les choses ». Il a mis en garde contre « l’absence d’action dans ce domaine [qui] à n’en pas douter, se traduira, pour les parlementaires nationaux, par une perte de contrôle démocratique, dont les conséquences risqueraient d’être désastreuses pour la poursuite de l’élaboration d’une politique européenne commune, indispensable dans le domaine des affaires étrangères, de la sécurité et de la défense ».

Représentant la Haute Représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité/Vice-Présidente de la Commission européenne, Catherine ASHTON, le Secrétaire général exécutif du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), M. Pierre VIMONT

, s’est félicité de l’existence d’une « vision européenne » de l’UEO qui, par sa hauteur de vue et sa clairvoyance, a joué un rôle précurseur crucial ayant permis le développement de la PESC/PSDC, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il a notamment cité la Plate-forme sur les intérêts européens en matière de sécurité de La Haye de 1987 et les missions de Petersberg, définies par le Conseil de l’UEO le 19 juin 1992 et incorporées dans le Traité d’Amsterdam en 1997. Il a également évoqué les opérations menées sous l’égide de l’UEO, notamment l’opération de déminage dans le Golfe Persique au cours de la guerre Iran-Irak (1987-1988), ainsi que les opérations de l’UEO dans l’ex-Yougoslavie (1992-1996) et en Albanie (1997).

M. VIMONT a rendu un hommage particulier au rôle de l’Assemblée, qui a accompagné « avec compétence et clairvoyance » les progrès de la PESD. L’ « idéal de l’UEO » demeure plus que jamais pertinent alors que l’Europe doit faire face à de nouveaux défis en matière de sécurité et de défense. L’Union européenne se doit de contribuer à un monde plus sûr en s’attaquant aux « causes profondes » des conflits et en appliquant une approche globale, combinant aide au développement, assistance humanitaire et outils de gestion de crises.

L’UE mène aujourd’hui de nombreuses missions et opérations de gestion de crise. Le SEAE a vocation à traiter des questions de sécurité et de défense dans un cadre plus large. « C’est notre valeur ajoutée et notre raison d’être », a-t-il insisté.

« L’Union européenne fait face à une demande toujours plus forte de sécurité et de stabilité. La PESD est un exercice de longue haleine, qui se construit pas à pas et qui nécessite une volonté politique commune », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne les capacités, les instruments existent. Il faut maintenant promouvoir une mise en cohérence de tous les rouages de l’UE et une interaction accrue avec d’autres partenaires. Pour ce faire, l’UE doit disposer de capacités effectives et d’une volonté politique commune d’agir. La PESD doit aussi rester ouverte aux coopérations avec des Etats tiers et les organisations internationales, en particulier les Nations unies.

« Les efforts de l’UEO n’auront pas été vains. Ils ne sont pas perdus ! L’UEO a pleinement accompli sa mission. Elle passe aujourd’hui le flambeau à l’UE. A l’occasion de ce ‘passage de relais’, l’objectif est de donner un nouvel élan à la politique européenne de sécurité et de défense, au bénéfice de la paix, qui est l’essence même du projet européen », a conclu M. VIMONT.

A propos de l’instance de contrôle interparlementaire de la PESC/PSDC qui va prendre la suite, M. VIMONT a assuré les membres de l’Assemblée de la volonté de la Haute Représentante et de ses services de « coopérer pleinement » avec cette structure interparlementaire dès qu’elle aura vu le jour, comme prévu par le Protocole n°1 du Traité de Lisbonne.

Trois rapports testaments ont été présentés par les Rapporteurs de l’Assemblée :

« La politique étrangère, de sécurité et de défense de l’Europe : bilan et perspectives

» présenté au nom de la Commission politique par M. Mike HANCOCK (Royaume -Uni, Groupe libéral)

« La politique de sécurité et de défense commune : jalons pour l’avenir » présenté conjointement au nom de la Commission de défense par Mme Françoise HOSTALIER (France, Groupe PPE/DC) et M. Jean-Pierre KUCHEIDA (France, Groupe socialiste)

« L’avenir des capacités européennes de défense » présenté au nom de la Commission technique et aérospatiale par M. José MENDES BOTA (Portugal, Groupe PPE/DDC).

 

  

Après un débat animé en session plénière, les trois Recommandations incluses dans les rapports ont été votées à une très forte majorité.





Par De La Boisserie - Publié dans : PESC, PSDC, sécurité & défense
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