Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /Jan /2010 15:51

Le président Barack Obama a pris acte, mercredi 27 janvier, de l'état préoccupant des finances publiques américaines et annoncé la création d'une commission chargée de trouver des solutions, sans pour autant dévoiler d'importantes mesures de réduction des déficits.
" Si nous ne prenons pas de mesures fortes pour réduire notre dette, cela pourrait nuire à nos marchés, augmenter le coût de l'emprunt et menacer notre reprise ", a-t-il déclaré lors de son discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès réunies au Capitole.

Rappelant qu'il avait hérité d'une situation financière difficile des mains de son prédécesseur George Bush, Barack Obama a déclaré qu'il ordonnerait la création d'une commission sur les déficits par décret présidentiel.

" Ce ne sera pas un de ces machins de Washington censés nous faire croire que nous avons résolu un problème. La commission fournira un ensemble spécifique de solutions dans un délai fixé ", a-t-il ajouté en critiquant au passage les sénateurs qui ont bloqué au Congrès une proposition similaire.

Le déficit budgétaire américain a atteint 1.400 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009, soit près de 10% du produit intérieur brut, et devrait être de 1.350 milliards en 2010, selon la commission du budget du Congrès.

Barack Obama a proposé un gel de certaines dépenses budgétaires pendant trois ans pour économiser 20 milliards de dollars dès l'année fiscale 2011.

Il a ajouté qu'il supprimerait les exemptions fiscales pour les compagnies pétrolières, les gérants de fonds d'investissement et les Américains dont le revenu dépasse 250.000 dollars par an. " Nous ne pouvons pas nous le permettre ", a-t-il souligné, promettant de recourir si nécessaire à son veto pour faire appliquer ces décisions.

Il a en revanche renouvelé son engagement à prolonger les baisses d'impôts dont bénéficient les familles gagnant moins de 250.000 dollars annuels.

Le gel des dépenses n'affectera pas la sécurité nationale, la sécurité sociale (retraites) et les programmes Medicare et Medicaid qui fournissent une assurance-santé aux plus pauvres et aux personnes âgées, a promis Barack Obama, qui présentera lundi 1er février son projet de budget pour l'année fiscale 2011.

" Les familles de ce pays se serrent la ceinture et prennent des décisions difficiles. Le gouvernement fédéral doit faire de même ", a déclaré le président américain.

Source : Reuters




Par Patrice Cardot - Publié dans : L'économie mondiale en mouvement et en débat
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