Partager l'article ! Clarification des positions espagnole et allemande à propos de l'adhésion de la Turquie à l'UE: L'Espagne espère ouvrir avec la Turquie de no ...
L'Espagne espère ouvrir avec la Turquie de nouveaux chapitres de négociation, a déclaré le ministre espagnol des
Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, le 8 janvier, lors d'une rencontre avec la presse européenne (source : Agence Europe). " Nous avons quatre chapitres en tête et nous espérons les
ouvrir ", a précisé M. Moratinos. Le mois dernier, les représentants des 27 pays de l'UE avaient ouvert un douzième chapitre sur la liste des 35. L'objectif de la Présidence espagnole du Conseil
peut paraître ambitieux, compte tenu du fait que l'UE bloque depuis 2006 huit chapitres de négociation en raison du refis persistant des Turcs d'ouvrir leurs ports et aéroports aux
Chypriotes grecs. Et que Chypre a émis des réserves sur l'ouverture de six autres chapitres, liées à sa non-reconnaissance par Ankara. Alors que la France, l'Autriche et la CDU allemande
(voir ci-dessous) préfèrent proposer un partenariat privilégié à la Turquie, l'Espagne prône une adhésion de la Turquie à l'UE. M. Moratinos a néanmoins lié l'accélération des pourparlers aux
négociations sur l'avenir de Chypre, divisée depuis 1974 entre une partie chypriote grecque qui a rejoint l'UE en 2004 et une partie nord occupée par l'armée turque. " Nous essayons de faire
avancer les négociations " sur Chypre, a souligné M. Moratinos en ajoutant : " Nous savons que c'est un sujet difficile mais j'espère que les négociations sur l'avenir de l'ïle vont
présenter quelques résultats, quelques ouvertures ". A Chypre, " tous (les négociateurs) sont conscients du facteur 'calendrier' ", a-t-il souligné en référence à la tenue
d'élections en avril dans le nord de l'île, lesquelles présentent le risque de porter au pouvoir des partisans d'une ligne plus dure. Le président de Chypre, Demetris Christofias, et le dirigeant
chypriote turc Mehmet Ali Talat, ont annoncé récemment leur intention d'intensifier leurs négociations courant janvier.
En visite le 7 janvier 2010 à Ankara, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Wersterwelle, s'est exprimé en faveur de l'adhésion de la
Turquie à l'UE. Conformément à ce qui a été convenu au moment de l'ouverture des négociations en 2005, la Turquie a " une réelle perspective d'adhésion " même si elle ne remplit pas
encore les critères et qu'il est impossible de prévoir un calendrier, a dit M. Wersterwelle. Les propos du ministre, qui a souligné qu'il parlait au nom de son pays, ont créé des tensions au sein
de la colaition gouvernementale où la CDU d'Angela Merkel plaide pour un " partenariat privilégié " plutôt que pour l'adhésion. Le troisième partenaire gouvernemental, la CSU, envisage
de réclamer l'arrêt des négociations d'adhésion. Il est à noter que c'est devant la CSU, réunie à Wildbas Kreuth, que le nouveau président stable du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a choisi
de tenir son premier grand discours également le 7 janvier. Il n'a cependant pas évoqué la Turquie.
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)