Partager l'article ! L'école de la violence, par Robert Solé (Le Monde): La violence à l'école se porte bien. Elle enregistre une croissance régulière, en quant ...
La violence à l'école se porte bien. Elle enregistre une croissance régulière, en quantité mais surtout en
qualité. Pour lacontenir, les pouvoirs publics envisagent diverses mesures : fouilles de cartables, portiques de sécurité, détecteurs de métaux, systèmes d'alarme, fils de fer barbelés, miradors
...
Cette politique sécuritaire est contestée. On réclame plutôt des éducateurs supplémentaires. Des pions, en particulier. Sur l'échiquier scolaire, n'est-ce
pas eux, ces fantassins, qui pourraient neutraliser les fous, abattre les tours de la haine, mater les rois de la violence ? On compte sur le pion supplémentaire pour clouer au sol les porteurs
de révolvers et d'armes blanches, grâce à une formation préalable à la boxe anglaise et au karaté. Il persuadera les élèves de se lever lors que la jeune prof d'histoire-géo entre en classe,
de demander poliment la parole avant de la traiter de sale pute et d'éviter, dans la mesure du possible, qu'elle soit menacée d'un viol collectif.
Pas un mot, dans tout çà, de ceux qui ont enfanté et éduqyé ces charmants voyous. par quels états généraux faut-il commencer ? Ceux de la violence à
l'école ou ceux de l'autorité parentale ?
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)