" Le fait d'avoir une diplomatie européenne va largement contribuer au fait de parler d'une seule voix ", s'est félicité le chef de la diplomatie belge, Steven Vanackere, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE. Ce nouveau service, composé de diplomates des différents pays de l'UE et de fonctionnaires européens, " va devoir être opérationnel pour le 1er décembre et il va falloir procéder à des nominations pour cette date ", a-t-il précisé.
Pour autant, cette nouvelle antenne " ne se substituera pas aux Etats ", ont tenu à assurer la France et l'Italie pour apaiser les craintes qui émergent sur le respect de la souveraineté diplomatique des nations.
Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne qui dirigera ce service, a présenté lundi aux ministres un organigramme mais n'a pas encore annoncé de nominations. " Cet organigramme est conforme à ce que nous souhaitions, avec un secrétaire général et deux adjoints ", a simplement souligné le secrétaire d'Etat français aux affaires européennes, Pierre Lellouche, lors d'un point de presse.
La France brigue le poste de secrétaire général pour lequel elle espère placer Pierre Vimont, son ambassadeur à Washington. L'Italie a également de nombreux candidats pour la vingtaine de postes à responsabilité à pourvoir au sein du service et pour les ambassades de l'Union européenne.
Malaises dans les chancelleries européennes
Le lancement du Service européen d'action extérieure, qui comptera à terme plusieurs milliers de personnes à Bruxelles et hors de l'UE dans des ambassades, a été assombri par une grève des diplomates italiens sciemment organisée le même jour pour dénoncer les coupes dans leurs budgets. Ce mouvement de protestation reflète un malaise dans de nombreuses chancelleries face à ce nouvel instrument.
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