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Deux Propositions visant à permettre la valorisation régionale (africaine) des ressources « critiques » du
développement durable dont, a contrario, l’Afrique est encore riche sans pouvoir les exploiter dans des conditions de « soutenabilité équitable »
Première proposition
Il est proposé de créer une banque de compensation des ressources de l’Afrique qui
seraient à la fois « critiques pour la soutenabilité » et utile au développement.
Cette institution aurait pouvoir : * De fixer les règles de l’intégration de ces ressources dans la compensation (quelles ressources, quel suivi, quels contrôles, etc.) ;
La valeur de ces certificats échangeables sur le marché monétaire fixerait enfin une valeur, un prix « équitable » pour ces ressources, stabilisé par l’intervention de cet organisme sur les marchés, le FMI n’intervenant qu’en appel en cas de défaillance ou crise grave. Ce fond monétaire continental des ressources critiques devra par ailleurs (sujets de débat) :
* Permettre les compensations utiles sur le continent (à commencer par le carbone).
* Négocier des dispositifs de régulation des quantités mises à la disposition de l’économie pour
arbitrer entre préservation des ressources (soutenabilité) et développement
* Poser le principe que les monnaies de réserves de l’Afrique puissent en partie s’appuyer sur ces
formes de valorisations voire être reliées aux différentes formes de microcrédits.
* Fixer le cadre, coordonner et légitimer des Fonds régionaux de développement.
* Lancer un « Globa-local Round » pour fixer dans quelle mesure, les formes
locales et régionales de crédit pourraient être intégrées à la monnaie internationale.
* Valider les systèmes de mesure et de surveillance des ressources naturelles et des services rendus
par les écosystèmes de manière à connaître avec précision, leur contribution économique à la satisfaction des besoins à moyen et à long terme.
* Proposer avec le PNUD des méthodes d'évaluation des services des écosystèmes et des ressources
naturelles chiffrant correctement la part durable du capital naturel, en les assimilant à des «revenus» consommables - c'est-à-dire en appliquant un facteur négatif dès lors qu’ils
entament la capacité de régénération des ressources.
* Identifier au sein des PIB de l’impact, en tant que projection économique de ce système des
éléments « non durables » de l'activité économique.
* Développer de nouvelles industries fondées sur la gestion durable des ressources naturelles et les
services rendus par les écosystèmes.
* Refonder les processus financiers qui viennent en appui du co-développement.
* Légitimer les «contreparties» par la création de garanties reposant sur le rétablissement ou le
maintien des services des écosystèmes et la bonne gestion des ressources naturelles.
Seconde proposition
Le fond de roulement nécessaire à une intervention efficace de ce fond sur le marché des ressources critiques pourrait être alimenté par une taxe de stabilisation (type Tobin améliorée) prélevée sur l’ensemble des transactions financières intercontinentales concernant ces ressources. |
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Source : La lettre d'octobre de France-Europe-Planète bleue
http://www.ecobleue.com/index.asp?LETTRE_ID=1948&LETTRE_CRYPT=AaLS51
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