Partager l'article ! Les banques vont bien, merci ! Maintenant, occupons-nous des Etats: « Aussi rigoureux qu’a pu être cet audit (stress test), il s’a ...
« Aussi rigoureux qu’a pu être cet audit (stress test), il s’agit avant tout d’un exercice de communication destiné à rassurer les investisseurs, à apaiser les banquiers eux-mêmes qui en sont venus à craindre de se prêter de l’argent entre eux et à montrer au monde entier le degré de sophistication de notre surveillance financière. Le problème, c’est que ces tests ont, en fait, le même degré de validité qu’un permis de conduire accordé par un examinateur aveugle, ivrogne, et ignorant lui-même le Code de la route. Car qui sont ces régulateurs qui ont accordé leur visa à 84 banques au bout de plusieurs semaines d’un suspense angoissant, sinon des institutions qui, jamais dans le passé, n’ont pu et n’ont su avertir des risques économiques, financiers ou boursiers qui s’apprêtaient à éclater. Jamais, on ne les a entendus dire une seule fois : attention aux produits dérivés, aux subprimes ou à tel risque souverain. Ils n’ont jusqu’ici jamais rien vu, rien su, rien entendu. »
Extrait de l'article de Yves de Kerdrel intitulé " Les banques vont bien, merci ! Maintenant, occupons-nous des Etats. " et publié dans l'édition du quotidien Le Figaro en date du 27 juillet 2010.
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)