Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 07:43

La dernière enquête Eurobaromètre, publiée le 26 août par la Commission européenne, montre une demande croissante des citoyens européens pour une coordination plus importante des politiques économiques et financières de l'Union européenne.

Selon cette enquête, menée en mai auprès de plus de 26 000 personnes, 75 % des Européens pensent qu'une coordination plus étroite des politiques économiques et financières des Etats membres de l'UE permettrait de lutter plus efficacement contre la crise économique.

Par pays, le renforcement de la gouvernance économique européenne est surtout souhaité en Slovaquie (89 %), en Belgique et à Chypre (87 %). Une modification majeure de l'opinion en faveur d'une plus forte gouvernance européenne est observée dans plusieurs pays, en particulier en Finalnde et en Irlande (+13 points par rapport à la dernière enquête Eurobaromètre de l'automne 2009), en Belgique et en Allemagne (+7 points), en Autriche, au Luxembourg et en Slovaquie (+6 points), et enfin aux Pays-Bas (+5 points).

La perception des citoyens quant à l'importance du rôle de l'UE dans la gestion de la crise a augmenté depuis l'automne dernier. En effet, pour 26 % (+4 points), ce ne sont ni les Etats-Unis ni le G20 mais bien l'Union européenne qui est la mieux placée pour agir efficacement contre la crise. Les Européens ont toutefois des visions différentes sur les manières de relancer l'économie :

 - 74 % d'entre eux jugent que les mesures de réduction de la dette et des déficits publics nationaux ne peuvent attendre, mais 46 % aprouvent aussi une relance de l'économie par l'endettement (36 % sont contre et 18 % sans opinion). Dans les seize pays de la zone euro, le résultats est différent : 42 % s'opposent à une politique de déficit public et 41 % y sont favorables. (voir également à ce sujet l'article suivant : Ricardo contre Keynes: Trichet a tranché, par Philippe Riès (Médiapart) )

Les principales préoccupations des citoyens en période de crise ont peu évolué. Il s'agit toujours de la situation économique (40 %, pourcentage inchangé par rapport à l'automne 2009), du chômage (48 %, -3 points de pourcentage) et de l'inflation (20 %, +1 point). Mais la crise a également modifié la perception de l'Union dans la population : 40 % des Européens associent l'Union européenne à l'euro (+3 points), 45 % à la liberté de voyager, d'étudier et de travailler partout dans l'Union (+1 point) et 24 % à la paix (-4 points).

La tendance est cependant moins favorable lorsque la question porte sur les avantages de faire partie de l'Union européenne, puisque seuls 49 % des Européens déclarent que l'adhésion de leur pays à l'Union est "une bonne chose" (-4 points par rapport à l'automne 2009), à peine plus que les 48 % d'opinions favorables exprimées en 2001, en pleine récession provoquée par l'éclatement de la "bulle Internet".

Les résultats de l'Eurobaromètre sont disponibles sur http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/eb/eb73/eb73_en.htm

 

Source : Agence Europe

 

Voir également à cet égard l'article intitulé De l'urgence de cesser de recourir à la démagogie et au populisme au sein d'une Europe en proie à ses propres incohérences

 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : UE, enjeux économiques, financiers et monétaires
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