Devant l'afflux de demandes de vaccination contre la grippe A(H1N1), le gouvernement a décidé de faire appel au service de santé des armées pour renforcer son dispositif mis en place le 12 novembre.
Le nombre de personnes vaccinées est passé de 12.000 le 12 novembre, date
d'ouverture des centres de vaccination collective, à près de 120.000 le 25 novembre, précisent les ministères de l'Intérieur et de la Santé samedi dans un communiqué.
" Depuis une semaine, l'adhésion de la population à la vaccination (...) est en forte augmentation, provoquant, souvent et essentiellement dans les
centres urbains, des tensions sur le dispositif mis en place ", constatent-ils.
Sur 1.080 centres prévus en métropole, les deux tiers fonctionnent à ce jour et sont souvent pris d'assaut par la population rendue inquiète par la
propagation de l'épidémie.
Le dernier bilan communiqué vendredi par l'Institut national de veille sanitaire (InVS) faisait état de 76 morts dont deux à la suite d'une mutation du
virus, soit huit décès de plus en deux jours.
Le président Nicolas Sarkozy, en visite dans les Caraïbes, a annoncé peu après un renforcement du dispositif de vaccination.
Conformément aux directives du chef de l'Etat, des instructions ont été données aux préfets pour ouvrir "très rapidement" les centres non encore
opérationnels et pour allonger les plages d'ouverture de ceux en service, notamment les mercredis et les samedis, indique le communiqué du gouvernement.
Des ressources complémentaires sont également annoncées avec 650 internes mobilisés quotidiennement dans les centres et l'appui des médecins du travail
et du service de santé des armées.
" A partir de la semaine prochaine, nous recrutons des médecins du travail, des médecins salariés qui vont venir dans les centres, et (...)
également des médecins du service de santé des armées ", a dit la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, lors d'une conférence de presse.
Les ministères de l'Intérieur et de la Santé rappellent, dans leur communiqué, que " seules les personnes munies d'un bon émis par l'assurance
maladie peuvent se présenter " dans les centres afin de respecter les procédures prévues pour la campagne.
Source : Reuters
Voir également à propos de l'importance des médecins militaires :
* A propos de la place de la gestion civile des crises dans la PESC et la PSDC
* De l'importance de la gendarmerie et du service de santé des armées
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