Partager l'article ! Négociations de paix : la presse israélienne sceptique: Israël affichait dimanche sa satisfaction d'avoir obtenu une reprise "sans conditions ...
"Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux" dans la négociation, a déclaré dimanche le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. "Un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible", a-t-il estimé.
Scepticisme de Damas
Des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington en présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah II de Jordanie, et peuvent aboutir "d'ici un an", a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. A cette annonce, M. Netanyahou s'est félicité que l'invitation ait été formulée sans "conditions préalables", alors que les Palestiniens avaient réclamé un gel de la colonisation.
Du côté de la presse israélienne, cette annonce a également été accueillie avec scepticisme. Le quotidien Yediot Aharonot rappelle que les négociations directes ont déjà été engagées en 1993 à Oslo et Washington, qu'elles se sont poursuivies à Camp David en 2000, à Taba en Egypte en 2001, à Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007, sans aboutir jusqu'à ce jour.
"Apathie du public israélien "
Le journal explique la relative indifférence de l'opinion publique à l'annonce de la reprise des négociations à Washington par le fait que "beaucoup de paroles ont été échangées depuis dix sept ans, beaucoup d'encre a coulé mais aussi beaucoup de sang". "Même les Israéliens les plus attachés à une réconciliation avec les Palestiniens savent faire la différence entre les cérémonies [de lancement de négociations] sur le perron de la Maison Blanche et la réalité quotidienne dans la région" souligne le journal.
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