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Afin d'apporter sa pierre à l'édifice, Regards-citoyens se propose d'initier une série d'analyses autour de quelques uns des risques globaux identifiés par le Global Risk Network en 2010 (cf. Global Risk Report 2010) et d'autres risques identifiés par mes soins (cf. Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - troisième partie - ).
L'Union européenne constitue indubitablement, quoique puissent dire ses détracteurs les plus dogmatiques, l'entité régionale la mieux à même de penser et de concevoir la contribution européenne à l'élaboration des éléments de réponse - en termes d'orientations stratégiques et politiques, de mécanismes et d'instruments de régulation et de gouvernance - que les 'décideurs' - si ce terme a encore un sens dans un univers de plus en plus éclaté et dématérialisé - mondiaux, publics et privés, doivent développer pour faire face, collectivement ou isolément, à la multitude de défis globaux qui pèsent sur les grands équilibres régionaux et mondiaux en matière de sécurité et de stabilité, autant que sur la performance effective des instruments économiques, écologiques et de développement déployés à l'échelle planétaire pour stimuler le commerce et assurer la prospérité économique.
Ces défis ont été explicitement identifiés par des réseaux internationaux d'experts compétents au premier rang desquels je situe le Global Risk Network dont les analyses alimentent régulièrement les travaux du Forum économique mondial de Davos et ceux d'autres enceintes multilatérales (cf. notamment le Global Risk Report 2010 - Global Risk Report 2010 -).
Une première exigence pour l'Union européenne est de valider ces analyses, et, si celà s'avérait nécessaire après inventaire, de les conduire elle-même en dégageant à la fois les défis globaux qui appellent des réponses d'essence et de portée prioritairement européennes eu égard à la nature et à la portée régionale de leur impact sur l'espace régional européen (ou euroméditerranéen), et ceux qui requièrent des réponses d'essence et de portée mondiales eu égard à la nature profondément systémique de leur nature et/ou de leur impact.
Une seconde exigence pour l'Union européenne est de mettre clairement en perspective les corrélations qui peuvent exister soit
dans la génèse de ces défis globaux, soit dans dans leurs occurences, soit encore dans leurs impacts, et qui nécessiteraient un traitement hybride, nécessairement complexe, bien au-delà des
cadres spécifiques et/ou sectoriels existants aujourd'hui, la sécurité étant à la fois globale et indivisible. "The world is facing multiple economic, social, and environmental threats, best characterized by a “bubble” metaphor based on false expectations, where a
few enjoy immediate gains while the vast unsuspecting majority will pay huge “hidden” costs in the future. These threats can interact catastrophically, unless they are addressed urgently and in
an integrated fashion, by making development more sustainable. Piecemeal responses will be ineffective, since the problems are interlinked and feed on one another. " (à cet égard, cf.
notamment Mohan Munasinghe : Solving the multiple global crises together, by Mohan Munasinghe - new edition -
)
Une troisième exigence pour l'Union européenne est d'identifier dans ses propres politiques et instruments celles et ceux qui offrent, pourraient offrir ou devraient offir des éléments de réponse pertinents pour le contexte régional en regard d'un niveau d'ambition clairement identifié et partagé, au niveau européen, puis d'en déduire et d'en corriger les insuffisances éventuelles ; comme s'y emploie par exemple aujourd'hui l'administration Obama, s'agissant des Etats-Unis (cf. La réforme de Wall Street, "une avancée considérable pour piloter les risques globaux", par Michel Aglietta (LeMonde.fr) ), ou les autorités chinoises (La Chine prépare pas à pas l'internationalisation de sa devise (Le Monde) ).
Une quatrième exigence pour l'Union européenne est d'identifier, tant en son sein qu'au sein d'instances multilatérales ou internationales compétentes, ce qu'elle attend des autres parties, notamment leur approche à l'égard des instruments qui interviennent, qui pourraient intervenir ou qui devraient intervenir pour anticiper, prévenir, contenir, corriger les effets probables ou possibles des défis qui appellent des réponses à l'échelle planétaire (sous la forme d'actions mesurables, notifiables et vérifiables).
C'est en regard de ces quatre familles d'exigences que j'ai personnellement appelé sur ce blog les décideurs européens à réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité pour qu'il l'élargisse à l'ensemble des défis globaux (cf. les articles suivants : Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2) ; Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (1) ainsi que Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2) ) ; tout en les invitant à mettre une autre conception de la sécurité au service du développement (cf. l'article suivant : Mettre la sécurité au service du développement en la repensant de manière systémique (nouvelle édition) ), qu'il s'agisse du développement envisagé sous sa forme durable au sens moderne des termes ou, plus encore, du développement tel qu'il est envisagé dans le cadre des instances multilatérales et internationales qui réfléchissent et/ou interviennent en faveur de la lutte contre la pauvreté et le sous-développement dans le monde, qu'il s'agisse de l'ONU, de l'Union européenne, de la FAO, du G8, du G20 ou de l'Union africaine (cf. notamment à cet égard l'article suivant : L'Union européenne et l'ONU, deux partenaires importants au service du développement ).
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Pour le deuxième article de ce dossier : Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - deuxième partie -
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jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)
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