Une dette publique excessivement lourde crée trois types de problèmes, par ordre croissant de gravité :
* Une perte de capacité d’action de la politique économique.
* En cas de dégradation de la notation de la dette, une augmentation des taux d’intérêt demandés par les créanciers de l’État, et donc un accroissement exponentiel de l’endettement
public.
L’État français devra, dans un futur pas si éloigné, entamer un processus résolu de diminution de la dépense
publique. Pour que cette stratégie soit couronnée de succès, les principes qui la régiront doivent répondre à trois conditions :
* la baisse de la dépense publique doit être engagée pour longtemps et doit donc faire l’objet d’un consensus national
;
* la baisse de la dépense publique ne doit pas être nocive pour l’économie, mais
doit, autant qu’il est possible, bénéficier au secteur privé pour que les emplois supprimés dans le secteur public soient transférés dans la sphère marchande ;
* la baisse de la dépense publique doit être présentée non pas comme une « réforme », mais comme un processus sur le
long terme, indispensable pour que l’économie française reste en croissance et ne connaisse pas d’accident majeur.
C’est dans ce cadre que nous proposons les cinq mesures suivantes :
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)