Partager l'article ! The Legacy of the Second World War, de John Lukacs: L’histoire de la Seconde Guerre mondiale continue de nous instruire sur le monde actuel, à ...
L’histoire de la Seconde Guerre mondiale continue de nous instruire sur le monde actuel, à mesure que nous la comprenons mieux.
John Lukacs reste au premier rang des défricheurs, avec son livre de mars dernier The Legacy of the Second World War. Né hongrois en 1924, évadé des griffes d’Eichmann en 1944 puis du système stalinien en 1946, devenu américain et adversaire sarcastique des brutes politiques ou militaires de son pays tout au long de la guerre froide et du choc des civilisations, il démolit méthodiquement dans cet ouvrage l’idée courante que la Seconde Guerre mondiale ait représenté une parenthèse dans un affrontement entre « démocratie et totalitarisme », pour montrer qu’elle modèle le monde actuel plus que tout autre événement de son siècle –ce qui est aussi la leçon de mon propre travail, à son exemple initial et par des voies souvent convergentes. Il admire infiniment Churchill et le comprend néanmoins. Bon connaisseur des déclarations de Hitler et sensible au caractère unique du phénomène nazi tout en l’inscrivant dans son temps, il insiste en particulier sur le fait que dès novembre 1941 Hitler comprend qu’il a échoué et ne peut plus que limiter les dégâts, par un éclatement de la coalition adverse vers lequel tendent désormais tous ses efforts. Voilà qui devrait faire reculer, fût-ce lentement, l’idée qu’il était incapable d’ordonner une retraite ou que dans son bunker il donnait des ordres à des armées fantômes sans que son entourage terrorisé osât le contredire.
L’histoire de la Seconde Guerre mondiale continue de nous instruire sur le monde actuel, à mesure que nous la comprenons mieux.
John Lukacs reste au premier rang des défricheurs, avec son livre de mars dernier The Legacy of the Second World War. Né hongrois en 1924, évadé des griffes d’Eichmann en 1944 puis du système stalinien en 1946, devenu américain et adversaire sarcastique des brutes politiques ou militaires de son pays tout au long de la guerre froide et du choc des civilisations, il démolit méthodiquement dans cet ouvrage l’idée courante que la Seconde Guerre mondiale ait représenté une parenthèse dans un affrontement entre « démocratie et totalitarisme », pour montrer qu’elle modèle le monde actuel plus que tout autre événement de son siècle – ce qui est aussi la leçon de mon propre travail, à son exemple initial et par des voies souvent convergentes. Il admire infiniment Churchill et le comprend néanmoins. Bon connaisseur des déclarations de Hitler et sensible au caractère unique du phénomène nazi tout en l’inscrivant dans son temps, il insiste en particulier sur le fait que dès novembre 1941 Hitler comprend qu’il a échoué et ne peut plus que limiter les dégâts, par un éclatement de la coalition adverse vers lequel tendent désormais tous ses efforts. Voilà qui devrait faire reculer, fût-ce lentement, l’idée qu’il était incapable d’ordonner une retraite ou que dans son bunker il donnait des ordres à des armées fantômes sans que son entourage terrorisé osât le contredire.
(Extrait de la Lettre d’information n° 70 du site de François Delpla)
Voir aussi le site du Forum de la Seconde guerre mondiale : http://www.39-45.org/portailv2/news/news.php
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)