Partager l'article ! UE : un service européen d'action extérieure au service de quelles stratégies et de quelles politiques ?: Une fois encore, l'Union européenne ...
Une fois encore, l'Union européenne consacre l'essentiel de ses ressources à l'établissement d'un instrument, et
quel instrument s'agissant du service européen d'action extérieure (SEAE), sans se soucier vraiment des orientations et des contenus des politiques auxquelles il est destiné, qu'il s'agisse de la
politique étrangère ou de la politique de sécurité de l'Union !
En tout état de cause, c'est
l'impression que donnent tous ces loupés et échanges de mots d'oiseaux qui fusent à un rythme que l'atonie - et l'anorexie - générale en Europe ne laissait pas présager !
Au profond changement de culture que cet établissement impose (cf. à cet égard l'excellent article de Nicolas Gros-Verheyde : http://bruxelles2.over-blog.com/article-ashton-a-interet-46061935.html) il sera nécessaire et urgent de combiner un
profond changement de méthode pour parvenir à réhausser et à élargir les ambitions portées par la stratégie européenne de sécurité (voir à cet égard l'article Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité !
De la nécessité et de l'urgence (1) et les suivants) autant que par celle que l'Union aura vocation à établir pour sa politique étrangère (cf. notamment à cet égard Interrogations préalables à l'établissement d'un ‘concept stratégique global’ pour la politique de Sécurité de l'Union européenne )
!
La tâche est d'autant plus complexe que les citoyens européens sont de plus en plus vigilants, ayant le sentiment, amer, d'avoir été dupés plus d'une fois depuis quelques années sur l'un et
l'autre de ces registres !
La politique étrangère et la politique de sécurité sont des sujets bien trop sérieux pour n'être confiés qu'aux seuls experts, fonctionnaires, diplomates, militaires et policiers ! L'URSS
comme les Etats-Unis l'ont compris à leurs dépends autant qu'à ceux du monde entier (De la démocratie dans la stratégie de sécurité
des Etats Unis).
Si le Conseil et le Conseil européen l'ont parfaitement saisi comme en attestent notamment
les déclarations attachées aux conclusions du Conseil européen de décembre 2008 (cf.
Decl-Conseil europeen-renforcement capacites-dec2008), il est
heureux que les nouveaux parlementaires européens aient manifesté dès leur premier rapport leurs exigences en pareilles matières (cf. Le Parlement européen appelle à une nouvelle ambition pour la
PSDC).
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)