Partager l'article ! Un des nombreux enseignements des élections régionales en France : les ministres ne servent pas à grand chose ! Et le vote des électeurs non plus ...
Entre leur absentéisme de longue durée de leur bureau ministériel pour cause de campagne électorale en période de
crise économique et sociale grave, leur arrêt de maladie pour cause de déprime post-électorale, et leur possible tentative d'exil pour cause d'éviction prématurée, sans préavis, de leur "
planque " ministérielle avec condamnation publique sans appel pour préméditations et circonstances aggravantes, bon nombre de membres duu gouvernement de la République française donnent
une image catastrophique de l'intérêt qu'ils portent à leurs responsabilités nationales et du respect qu'ils ont pour le peuple de France !
Il en est par ailleurs de même de nombre d'élus français européens qui ont eux aussi " déserté " leur fauteuil au Parlement
européen pour " aller à la pêche aux voix " lors d'élections régionales alors même que leur mandat jouit déjà d'une légitimité régionale !
Dès lors,
évoquer la situation de crise, la nécessité de réformes impopulaires que l'on doit absolument poursuivre sans modifier ni le contenu des réformes ni le gouvernement dont près de la moitié
des membres ont été battus alors que l'on a abandonné pendant plusieurs semaines le " combat " revêt quelquechose d'ubuesque !
Prétendre haut et fort " vouloir prendre du recul " en ne modifiant pas le cap pour maintenir des réformes sans en avoir évaluer une seule alors que 56 % des
suffrages exprimés vous disent que ce cap n'est pas bon a quelquechose d'indécent !
Et que ce soit le secrétaire général de l'Elysée, dont la fonction
ne trouve aucune place dans la Constitution tout en l'obligeant néanmoins au respect d'une obligation de réserve, qui annonce que seul un petit aménagement " technique " sera
apporté au gouvernement, et que le secrétaire général du parti du président de la République restera en place (curieux mélange des genres .... le président de la République ne pouvant continuer
de se penser et d'agir comme le président d'un parti politique) a quelquechose de fondamentalement antidémocratique .
Après celà, on s'étonnera encore que 49 % des Français ne se soient pas déplacés lors du scrutin du second tour, et que plus de 40 % de ceux qui
avaient voté, lors des élections présidentielles de 2007, en faveur du candidat finalement élu, aient rejoint cette grande Armée de poilus dépités préférant faire connaître leur désespoir et leur
écoeurement par cet acte délibéré, pesé, conscient - et responsable - que constitue une abstention civique !
" Il y a vraiment quelquechose de pourri
en République française " pourrait une nouvelle fois s'exclamer un parlementaire européen, ancien - excellent - premier ministre d'un petit royaume très proche de la France
(cf. http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/11/il-y-a-quelque-chose-de-pourri-en-republique-francaise-par-guy-verhofstadt_1304295_3232.html)
!
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)