Avant de rejoindre au printemps dernier l'équipe de Catherine Ashton, il avait longtemps travaillé aux côtés du prédécesseur de la haute représentante de l'UE aux affaires étrangères, l'Espagnol Javier Solana, dont il a été le directeur-adjoint de cabinet.
Sa nomination à la tête du "Centre de situation conjoint de l'Union européenne" (SitCen, pour l'acronyme anglais généralement utilisé) a été décidée par Catherine Ashton, puisque l'agence de renseignement fait partie du tout nouveau service diplomatique européen, créé officiellement lundi (cf. L'UE lance son propre service diplomatique (Le Monde) ) et sur lequel la Britannique a autorité : le Service européen d'action extérieure.
M. Bergamini prend la succession d'un autre Britannique, William Shapcott, nommé à la tête du SitCen lors de sa mise sur pied en 2001. Le SitCen est un produit de la politique européenne de sécurité et de défense lancée en 1999.
Le centre a démarré en tant que plate-forme d'échanges d'informations sensibles entre plusieurs pays de l'UE (la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne notamment) puis a rapidement renforcé ses activités en matière d'analyse dans le domaine du terrorisme après les attentats aux Etats-Unis de septembre 2001.
L'ONG Open Europe, qui milite en faveur de la transparence des institutions européennes, y a vu un jour le début d'une "CIA européenne". Il ne comprend toutefois aujourd'hui qu'une centaine de personnes, notamment des membres détachés de services de renseignement nationaux d'une vingtaine de pays de l'UE.
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