Partager l'article ! Un syndicat de police interpelle Fillon sur la garde à vue (Reuters): Une des principales organisations syndicales de la police invite François ...
Une des principales organisations syndicales de la police invite François Fillon à " revoir la politique du
chiffre " s'il veut réviser le régime de la garde à vue.
Ce dispositif est dénoncé par de nombreux avocats qui le jugent illégal au regard des normes de la Cour européenne des droits de l'homme et entendent demander des
annulations en série (cf. Les avocats contestent la
légalité de la garde à vue (Alain Salles, LeMonde.fr) ).
Évoquant ce dossier lors de l'inauguration de la maison d'arrêt du Mans (Sarthe), le Premier ministre a estimé samedi qu'il était " nécessaire, évident de
repenser ses conditions d'utilisation et son utilité ".
L'Union SGP-Police Unité regrette dans un communiqué que le chef du gouvernement " n'ait pas prononcé un mot sur la source des gardes à vue, c'est-à-dire les
interpellations policières ".
" C'est le
gouvernement qui impose des quotas d'interpellations (...) en mettant la pression sur les policiers par une politique du chiffre aveugle ", déclare le secrétaire général de l'organisation,
Nicolas Comte.
Le syndicat reproche en outre au
gouvernement de faire de la garde à vue, un régime qui a frappé plus de 500.000 personnes en 2008, un " indicateur essentiel de l'activité des services ".
La garde à vue permet aux policiers de retenir une personne pour interrogatoire dans
une affaire donnée pour une durée maximale de 48 heures, sauf régime d'exception pour des dossiers de terrorisme ou grande criminalité.
En régime normal, l'avocat a le droit de voir son client durant une demi-heure en début de garde à vue, sans accès
au dossier ni aux interrogatoires.
Cette règle a été
condamnée par deux arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme en novembre 2008 et octobre 2009.
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)