Lundi 18 janvier, est convoqué à Bruxelles un conseil exceptionnel des ministres du Développement, pour faire le
point sur les mesures à court terme. Cette réunion permettra, surtout d'envisager la deuxième phase : les efforts de reconstruction. Il sera présidé par Catherine Ashton (avec le concours du
ministre espagnol). Ce sera, en quelque sorte, son baptême du feu en tant que président du Conseil des ministres des Affaires étrangères. La Commission européenne sera représentée par Karel
de Gucht, l'actuel Commissaire au Développement dans la Commission 'Barroso I'.
« Pour l'instant, nous en sommes plutôt aux moyens de l'aide humanitaire (ECHO). L'option "Battlegroup" n'a pas été écartée (*). Mais elle
n'est pas envisagée en l'état. Il en est de même d'une éventuelle mission de police ». Les conditions ne sont pas encore remplies (notamment l'invitation par l'Etat hôte, préalable
nécessaire à toute opération civile de défense). « La priorité immédiate des opérations - explique-t-on à la
Commission dans un communiqué à la presse - a été de livrer l'équipement nécessaire à l'enlèvement des débris, de répartir les équipes de recherche et de sauvetage ainsi que de fournir les
secours d'urgence, l'eau, les hôpitaux de terrain, les tentes, les moyens de communication et les denrées alimentaires. »
L'UE a cependant « indiqué également qu'elle est prête à apporter toute autre aide nécessaire dans d'autres secteurs. » Une phrase, explique un proche du dossier, qui signifie que " toutes les autres options (comme les missions de défense) sont envisagées ". Mais, pour
l'instant, l'attention de la "diplomate en chef" de l'UE se porte surtout sur la reconstruction. Catherine Ashton l'a d'ailleurs dit expressément :
l'aide européenne est menée « en étroite coordination avec les Nations-Unies. Et, pour l’instant, on ne nous a pas demandé de militaires sur
place. ».
Source : Nicolas Gros-Verheyde / http://bruxelles2.over-blog.com/
(*) voir l'article suivant : http://bruxelles2.over-blog.com/article-un-battlegroup-doit-il-partir-en-haiti-faut-il-nommer-un-envoye-special--42969633.html
Voir
également à ce sujet :
* Le traitement des crises en Europe et à l'International - nouvelle
édition - ;
* Gates, Mullen Cite Aid Streaming
into Haiti, by Jim Garamone (American Forces Press Service)
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)