Méditerranée & Proche Orient

Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /2010 22:39

"Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux" dans la négociation. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, assure, malgré les critiques de la presse israélienne et du monde arabe qu'"un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible".

Dimanche 22 août, la Ligue arabe s'est jointe aux doutes suscités par la réouverture des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, sous l'égide des Etats-Unis. L'organisation panarabe basée au Caire exprime dans un communiqué "son extrême inquiétude quant à l'explication israélienne (sur les bases) sur lesquelles vont se faire ces négociations".

Pour permettre le bon déroulement des négociations, les Palestiniens demandaient la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée. Le moratoire annoncé par Israël s'achève le 26 septembre. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a averti de nouveau que si la "colonisation devait continuer après le 26 septembre, les négociations à notre grand regret, ne continueraient pas", précisant qu'il s'agissait d'un "test de la volonté de paix du gouvernement israélien".

Pas de concession de Netanyahou

Hani-al-Masri, chef du centre de recherches de Bada'el basé à Ramallah, s'est déclaré convaincu que des négociations directes de paix tenues dans un tel contexte "iraient dans le sens des intérêts d'Israël".
"Les chances de succès des négociations semblent minces car les négociations directes se tiendront sans qu' aucun engagement d'Israël visant à mettre fin à la colonisation ou aux principes de processus de paix n'ait été pris", a-t-il expliqué à l'agence Xinhua.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
 
Voir également les articles suivants :
 * Négociations de paix : la presse israélienne sceptique
 * Proche Orient : Et si malgré les provocations et les violences quotidiennes, nous étions proches de la solution politique et territoriale tant attendue !
 * Pressé par Washington, le roi de Jordanie reçoit le Premier ministre israélien (Haaretz - Courrier International)
 * Le Quartet invite Israéliens et Palestiniens à négocier
ainsi que les articles auxquels ils renvoient.
 
 
 
 
 
 
Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /2010 13:17

Israël affichait dimanche sa satisfaction d'avoir obtenu une reprise "sans conditions préalables" des négociations directes, malgré les garanties demandées par les Palestiniens, mais un sentiment de déjà vu tempérait les espoirs de parvenir enfin à un accord.

"Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l'intention de les étonner, à condition d'avoir un partenaire sérieux" dans la négociation, a déclaré dimanche le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. "Un accord de paix avec les Palestiniens est difficile mais possible", a-t-il estimé.

Scepticisme de Damas

Des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington en présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah II de Jordanie, et peuvent aboutir "d'ici un an", a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. A cette annonce, M. Netanyahou s'est félicité que l'invitation ait été formulée sans "conditions préalables", alors que les Palestiniens avaient réclamé un gel de la colonisation.

Du côté de la presse israélienne, cette annonce a également été accueillie avec scepticisme. Le quotidien  Yediot Aharonot rappelle que les négociations directes ont déjà été engagées en 1993 à Oslo et Washington, qu'elles se sont poursuivies à Camp David en 2000, à Taba en Egypte en 2001, à Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007, sans aboutir jusqu'à ce jour.

"Apathie du public israélien "

Le journal explique la relative indifférence de l'opinion publique à l'annonce de la reprise des négociations à Washington par le fait que "beaucoup de paroles ont été échangées depuis dix sept ans, beaucoup d'encre a coulé mais aussi beaucoup de sang". "Même les Israéliens les plus attachés à une réconciliation avec les Palestiniens savent faire la différence entre les cérémonies [de lancement de négociations] sur le perron de la Maison Blanche et la réalité quotidienne dans la région" souligne le journal.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
 
Voir également à cet égard l'article intitulé Pressé par Washington, le roi de Jordanie reçoit le Premier ministre israélien (Haaretz - Courrier International) ainsi que les articles auxquels il renvoie.
 
 
 
 
 
Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 14:45

Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le roi Abdallah de Jordanie ont mis un terme le 28 juillet à une année de silence presque total. Les deux hommes se sont entretenus au palais royal d'Amman, en partie à la demande pressante de Barack Obama", relate le quotidien de Tel-Aviv. " L'un des objectifs principaux de cette rencontre était de restaurer la confiance entre les deux dirigeants ", poursuit-il. La veille, Abdallah avait reçu le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

.../...

Source : http://www.haaretz.com/ ou encore http://www.courrierinternational.com/breve/2010/07/28/presse-par-washington-le-roi-de-jordanie-recoit-le-premier-ministre-israelien

 

Voir également à ce sujet les articles suivants :

 * Le Quartet invite Israéliens et Palestiniens à négocier   

 * Pour dépasser la situation actuelle au Proche Orient, il faut d'abord cesser les hypocrisies et de soutenir les fausses bonnes solutions, et tirer les véritables leçons ! - nouvelle édition

 * Proche Orient : De quoi parle-t-on lorsque l'on évoque 'les frontières d'avant 1967' ?

 * Proche Orient : Et si malgré les provocations et les violences quotidiennes, nous étions proches de la solution politique et territoriale tant attendue !

 * Les colonies israéliennes reflèteraient un choix économique

 * La stratégie pour la mer Baltique : une formule qui pourrait inspirer une alternative à l'UpM ? - nouvelle édition -

 * Retour sur images : Sept messages pour redonner de l'espoir et une perspective au Proche Orient

 * Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien

 * Proche Orient : L'Europe dans le processus de paix - nouvelle édition -

ainsi que les articles auxquels ils renvoient.

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 13:57

Le Quartet des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient a invité comme prévu Israéliens et Palestiniens à reprendre leurs négociations directes, le 2 septembre, à Washington.

Dans un communiqué diffusé vendredi, le groupe formé des Etats-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et des Nations unies " exprime sa détermination à soutenir les parties dans ces discussions, qui peuvent être menées à bien en un an, et dans la mise en oeuvre d'un accord ". En juin, il avait fixé le délai à 24 mois.

" Le Quartet invite à nouveau les deux parties à observer calme et retenue, et à renoncer à toute provocation ou surenchère verbale ", ajoute-t-il.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a simultanément adressé des invitations au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

" Il y a eu des difficultés par le passé. Il y en aura encore (...) Je demande aux parties de persévérer, de continuer à avancer même dans les moments difficiles et de continuer à oeuvrer à une paix juste et durable dans la région ", dit-elle dans un communiqué.

Le roi Abdallah de Jordanie et le président égyptien Hosni Moubarak seront également invités, précise la secrétaire d'Etat, ajoutant que le processus de paix, gelé fin 2008 après l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, doit reprendre sans conditions.

Barack Obama, actuellement en vacances dans le Massachusetts, recevra les quatre hommes séparément le 1er septembre, ajoute-t-elle.

" Patience, persévérance et détermination "

Le chef du gouvernement israélien a aussitôt accepté l'invitation américaine. " Le Premier ministre Netanyahu salue l'invitation des Etats-Unis à entamer des discussions directes sans conditions préalables ", ont indiqué ses services, rappelant qu'il s'est prononcé en ce sens il y a un an et demi.

Le Premier ministre, poursuit l'auteur du communiqué, " s'est félicité de la clarification américaine (qui dit) que les négociations doivent débuter sans condition préalable ".

Benjamin Netanyahu assure de longue date qu'il est prêt à s'asseoir à tout moment à la table des négociations avec Mahmoud Abbas, mais le président de l'Autorité palestinienne exigeait au préalable le gel du développement des colonies juives.

Côté palestinien, on se félicite également de l'invitation, mais l'enthousiasme est plus mesuré. Le communiqué du Quartet " contient les éléments nécessaires à un accord de paix ", a déclaré à Reuters Saëb Erekat, négociateur palestinien en chef.

Il n'a en revanche pas réagi à l'invitation d'Hillary Clinton, mais a souhaité que le Quartet exige d'Israël la fin des activités de colonisation en Cisjordanie, comme il l'a fait à plusieurs reprises.

" Nous espérons que l'administration américaine et les membres du Quartet vont oeuvrer pour amener Israël à renoncer à ses activité de colonisation (...) et pour traduire les mots (du Quartet) dans les faits ", a poursuivi Erekat.

" Cela peut être accompli en moins d'un an", a-t-il estimé évoquant la perspective d'un règlement définitif. "Le plus important est désormais de voir si le gouvernement israélien renonce à ses activités de colonisation, à ses incursions et à la politique du fait accompli. "

Le processus de paix a été relancé en mai après 19 mois d'interruption, avec des pourparlers indirects sous l'égide de l'émissaire spécial américain George Mitchell.

Barack Obama veut absolument que les pourparlers directs débutent avant le 26 septembre, date à laquelle prend fin le moratoire de dix mois fixé par Israël sur de nouvelles constructions dans les colonies de peuplement en Cisjordanie.

Une reprise de ces constructions porterait un coup fatal aux pourparlers.

Les Etats-Unis sont prêts avancer si nécessaire leurs propres "propositions de conciliations", mais le sort des discussions restera quoi qu'il en soit entre les mains des Israéliens et des Palestiniens, a souligné George Mitchell.

" Nous ne nous attendons pas à ce que toutes ces divergences disparaissent lorsque les pourparlers débuteront. Nous pensons en fait qu'elles seront exposées, débattues, discutées et qu'elles ne seront pas résolues immédiatement. Nous allons donc poursuivre cet objectif avec patience, persévérance et détermination ", a ajouté le médiateur.

L'Autorité palestinienne souhaite la naissance d'un Etat d'ici la mi-2011.

 

Source : Reuters

 

Voir également à l'égard du Quartet les articles suivant :

 * Proche-Orient : La réunion du 'quartet' montre une nouvelle fois ses limites ! Il faut en finir avec ce simulacre de médiation !

 * Engaging Hamas : rethinking the Quartet Principles, by Carolin Goerzig

 

 

 

 

 

 

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 00:03

Israël se réserve le droit d'utiliser "tous les moyens nécessaires" pour empêcher un bateau d'aide humanitaire de joindre Gaza, a averti vendredi 20 août l'ambassadrice d'Israël à l'ONU, dans une lettre à son secrétaire général,  Ban Ki-moon. Cette annonce intervient alors qu'au moins deux convois ont prévu de faire route vers ce territoire palestinien.

Un bateau d'aide humanitaire, avec à bord des militantes propalestiniennes déterminées à briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza, doit quitter dimanche le Liban pour Chypre, a annoncé jeudi l'organisatrice de l'expédition. "Le Mariam partira pour Chypre dimanche à 22 heures locales du port de Tripoli" (nord), a indiqué à la presse Samar el-Hajj. Israël et le Liban étant techniquement en état de guerre, aucune liaison maritime n'est possible entre les deux pays.

"L'ambassadeur de Chypre à Beyrouth a tenté de nous convaincre de ne pas y aller en affirmant que son pays n'allait pas nous donner l'autorisation pour nous diriger vers la bande de Gaza", a affirmé Mme Hajj. "Mais nous insistons : nous n'avons pas d'armes et nous irons à Gaza", a-t-elle ajouté, sans cependant préciser comment les militantes comptaient alors s'y prendre. Jeudi, un responsable du port de Tripoli a indiqué que le bateau "a reçu l'autorisation pour se diriger vers Chypre" mais qu'il "n'est pas autorisé à voyager vers une autre destination".

 Produits alimentaires et matériel médical

Un bateau algérien chargé d'aide humanitaire au profit des Palestiniens de Gaza a également quitté le port d'Alger dans la nuit de mercredi à jeudi à destination du port égyptien d'El Arich, a annoncé jeudi la radio nationale algérienne. A l'initiative de l'association des oulémas algériens, d'hommes d'affaires et d'associations de la société civile, le navire a largué les amarres, chargé de soixante conteneurs de produits alimentaires de base, d'articles scolaires, de matériel médical, dont une clinique pluridisciplinaire, des appareils d'hémodialyse et des scanners, avait indiqué auparavant l'agence APS.


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Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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