Méditerranée & Proche Orient

Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 15:17

En visite au Proche-Orient, le vice-président américain, Joe Biden, a réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à garantir la sécurité d'Israël et à empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.


Joe Biden, qui a rencontré le président israélien Shimon Peres puis le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a aussi déclaré que la reprise annoncée de pourparlers indirects entre Israéliens et Palestiniens était "une véritable occasion" d'avancer vers la paix.


Lors de rencontres à huis clos avec des dirigeants américains, les responsables israéliens ont dit leur opposition à ce que ces futures discussions indirectes portent sur des sujets sensibles comme les frontières ou l'avenir de Jérusalem, ce qu'exigent pourtant les Palestiniens.


Israël a également proposé que ces futurs entretiens se tiennent à Jérusalem et à Ramallah, en Cisjordanie, plutôt qu'à Washington, a-t-on appris de source informée.


Joe Biden est le plus haut responsable de l'administration Obama à se rendre en Israël, où il est arrivé lundi. Il aura mercredi des entretiens avec les dirigeants palestiniens en Cisjordanie.


" Nous sommes déterminés à empêcher l'Iran de se doter d'armes nucléaires et nous coopérons avec de nombreux pays dans le monde pour convaincre Téhéran de respecter ses engagements internationaux ", a dit Joe Biden après avoir rencontré Benjamin Netanyahu.


L'Iran, priorité des Israéliens


" Il n'y a absolument aucun problème entre les Etats-Unis et Israël pour ce qui est de la sécurité d'Israël comme de notre sécurité mutuelle, absolument aucun ", a-t-il ajouté.


Benjamin Netanyahu s'est dit satisfait des efforts du président Barack Obama pour faire adopter de nouvelles sanctions contre Téhéran à l'Onu.


" Plus ces sanctions seront dures, plus le régime iranien sera contraint de choisir entre la poursuite de son programme nucléaire et la question même de son propre avenir ", a dit le chef du gouvernement israélien.


La visite de Joe Biden coïncide avec l'accord donné par Israël et les Palestiniens à l'émissaire de paix américain dans la région, George Mitchell, pour des discussions indirectes entre les deux camps.


Ces discussions visent à permettre une reprise du dialogue de paix suspendu depuis décembre 2008, au moment de l'offensive de Tsahal à Gaza, mais le scepticisme règne quant à leur chance d'aboutir.


George Mitchell sera de retour dans la région la semaine prochaine.


Nombre d'Israéliens semblent cependant moins intéressés par le dialogue de paix avec les Palestiniens que par la question du nucléaire iranien.


" Aucun enjeu dans le domaine de la sécurité n'est aussi important, pour notre avenir commun, que le fait d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire ", a dit Benjamin Netanyahu lundi à Jérusalem, devant des chrétiens évangéliques américains.


Le vice-président américain a pour sa part souligné: "J'observe que depuis l'arrivée au pouvoir de notre administration, l'Iran est davantage isolé - sur le plan intérieur comme sur le plan extérieur - et qu'il a moins d'amis dans le monde".

Source : Reuters

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /2010 22:41

La tentative de l'émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell pour relancer des pourparlers indirects entre Israël et l'Autorité palestinienne est l'ultime chance de reprise du processus de paix, a estimé lundi 8 mars le principal négociateur palestinien.


Au même moment, Israël a annoncé la construction de 112 nouveaux logements pour les Juifs dans la colonie de Beitar Ilit, arguant que celle-ci n'est pas incluse par le "moratoire" partiel de dix mois sur de nouveaux chantiers proclamé en novembre par Netanyahu.


" Les Américains cherchent à sauver ce processus de paix avec une dernière tentative. Je pèse mes mots: c'est la dernière tentative pour démontrer qu'il s'agit d'un outil susceptible de donner lieu à des décisions entre Palestiniens et Israéliens ", a dit le négociateur palestinien Saëb Erekat à la radio de l'armée israélienne.


Mitchell s'est entretenu dans la journée à Ramallah, en Cisjordanie, avec le président palestinien Mahmoud Abbas après avoir vu à deux reprises le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dimanche et lundi à Jérusalem.


Dans un communiqué juste avant qu'il ne quitte le Proche-Orient, et publié à Washington, Mitchell se félicite de l'accord donné par Palestiniens et Israéliens à des discussions indirectes. Il ajoute toutefois que l'étendue et la forme de ces pourparlers doivent faire encore l'objet de débats.


" Nous avons commencé à discuter de la structure et de l'étendue de ces discussions et je reviendrai dans la région la semaine prochaine pour poursuivre les entretiens. Comme nous l'avons dit à de nombreuses reprises, nous espérons que cela conduira dès que possible à des négociations directes ", ajoute-t-il.


" De nouveau, nous invitons les parties, et tous ceux qui sont concernés, à se garder de toute déclaration ou de toute initiative qui pourrait aggraver les tensions ou nuire à l'issue de ces discussions. "


" Israël pose des mines "


Après plus d'une douzaine de vaines navettes au cours de l'année écoulée pour tenter de relancer le dialogue direct entre les deux parties, l'émissaire du président Barack Obama au Proche-Orient escompte obtenir cette semaine leur accord pour des pourparlers indirects - dits "de proximité" - sous son égide.


Les deux parties, bien que sceptiques - de même que nombre d'observateurs -, sont désormais d'accord pour recourir à cette méthode pour tenter de raviver un processus de paix laborieux suspendu depuis l'offensive militaire d'Israël contre le Hamas à Gaza, l'hiver dernier.


Après le feu vert de la Ligue arabe, du Fatah, son propre mouvement, et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), la semaine dernière, Abbas devait, selon Erekat, remettre à Mitchell ce lundi sa " réponse écrite positive " pour de tels pourparlers.


La Ligue arabe et l'OLP ont fixé un délai de quatre mois pour que ces contacts conduisent à un accord sur la création d'une Palestine indépendante sur des territoires occupés lors de la guerre israélo-arabe de 1967 - la Cisjordanie, la bande de Gaza et la partie orientale de Jérusalem.


Dans les deux camps, on pense que George Mitchell finira par obtenir un accord sur le "format" des pourparlers indirects, qui pourraient débuter sous peu à Washington ou dans une autre capitale, mais aboutir à un accord sur les frontières dans les quatre mois est une tout autre histoire.


Abbas, l'OLP et la Ligue arabe exigent qu'Israël suspende toute activité de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est avant de reprendre d'éventuelles négociations directes, sans lesquelles aucun accord global ne sera possible.


L'approbation du nouveau chantier de construction à Beitar Ilit, alors que Mitchell est au Proche-Orient et que le vice-président américain Joe Biden y est attendu, montre que le moratoire de dix mois, décrété sous la pression de Washington, n'est qu'une "supercherie", a estimé Erekat.


" Le gouvernement israélien a commencé à poser des mines sur le chemin des négociations indirectes ", a affirmé pour sa part un des hauts responsables du Fatah, Mohamed Dahlan.

Source : Reuters




Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /2010 13:20

La Ligue arabe est favorable à l'idée américaine de négociations de paix indirectes entre Israël et les Palestiniens dans une " fenêtre " de quatre mois, apprend-on de source palestinienne au Caire où se tient une réunion de l'organisation.


" Les ministres arabes des Affaires étrangères ont décidé de donner une chance pour quatre mois à la proposition de pourparlers de proximité ", a dit le négociateur palestinien Saëb Erekat aux journalistes dans la capitale égyptienne.


Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui participe à cette réunion de la Ligue, avait auparavant fait savoir qu'il suivrait le décision prise par ses partenaires.


Abbas, qui a rompu les négociations de paix avec les Israéliens à la suite de l'offensive de Tsahal en décembre 2008 et janvier 2009 dans la bande de Gaza, refuse des discussions directes avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tant que la colonisation juive se poursuit en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Source :
Reuters

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Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 13:23

La police israélienne a pénétré dimanche dans le complexe abritant la mosquée Al Aksa, à Jérusalem, à la suite du jet, par des Palestiniens, de pierres sur des touristes visitant le site, ont rapporté des témoins.


Cet incident intervient une semaine après l'annonce par le gouvernement israélien de son intention d'ajouter deux lieux saints de Cisjordanie occupée à une liste de 150 sites du patrimoine archéologique d'Israël à restaurer, une décision qui a suscité de vives tensions.


Un responsable de l'Autorité palestinienne, Adnan al Husseini, a expliqué que de jeunes Palestiniens s'étaient rassemblés sur l'esplanade à la suite de rumeurs selon lesquelles des extrémistes juifs allaient pénétrer dans le complexe.

La mosquée Al Aksa se trouve sur un site que les Juifs nomment Mont du Temple et les Arabes Esplanade des mosquées ou al Haram al Charif. Cette esplanade comprend aussi le Dôme du Rocher, aussi appelé mosquée d'Omar, édifice du VIIe siècle.


La mosquée Al Aksa, qui date du VIIIe siècle, surplombe le Mur des Lamentations, principal lieu saint du judaïsme, qui serait une partie de l'ancienne muraille du second temple de Jérusalem, rasé par les Romains en 70 après Jésus Christ.


La police israélienne a arrêté sept Palestiniens et quatre policiers ont été blessés par des pierres, a déclaré Micky Rosenfeld, porte-parole de la police.


Selon des sources médicales palestiniennes, trois Palestiniens ont été hospitalisés pour des blessures causées par des balles en caoutchouc. D'autres ont été soignés pour inhalation de gaz lacrymogènes.


Responsabilité


Nabil Abou Rdainah, collaborateur du président palestinien Mahmoud Abbas, a accusé Israël de faire monter les tensions pour saper les tentatives américaines de relance des discussions de paix.


Israël et les Etats-Unis ont exhorté Abbas à entamer des discussions immédiatement, mais Abbas veut au préalable un gel de l'expansion des colonies juives. Il étudie une proposition américaine de négociations indirectes et en discutera cette semaine lors d'une réunion de la Ligue arabe, au Caire.


Mohammad Hussein, mufti de Jérusalem, a déclaré qu'Israël porterait la responsabilité des conséquences de ce qu'il a appelé l'assaut du site par des groupes extrémistes.


Selon la police israélienne, un millier de touristes ont visité le Mont du temple dans la matinée.


Adnan al Husseini, gouverneur de Jérusalem nommé par l'Autorité palestinienne, a expliqué que de jeunes Palestiniens avaient passé la nuit à al Aksa parce qu'ils craignaient que des juifs religieux tentent de pénétrer dans le site.


Un porte-parole de la police israélienne a déclaré que cette dernière, qui ne pénètre habituellement pas dans le site, y était intervenue lorsqu'une vingtaine de Palestiniens ont jeté des pierres. Ils sont ensuite réfugiés dans la mosquée où la police israélienne ne pénètre pas, a-t-il ajouté.


La seconde intifada a éclaté en 2000 après une visite au Mont du temple d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition israélienne.


Source : Reuters (Allyn Fischer-Ilan et Tom Perry avec Ali Sawafta à Ramallah, version française Nicole Dupont)

Par ERASME - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /2010 11:34

Le rapport en bref 

Le Rapport arabe sur le développement humain 2009 est le cinquième volume de la
série de Rapports arabes sur le développement humain parrainés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et rédigés de manière indépendante par des intellectuels, des universitaires et des experts des pays arabes.


A l’instar des rapports précédents, celui-ci, indépendant, fournit à d’éminents penseurs arabes une
plate-forme leur permettant d’analyser en profondeur leur propre milieu contemporain.


Il ne s’agit pas d’un rapport conventionnel produit par les Nations Unies, mais d’une
publication indépendante qui permet à un groupe représentatif d’intellectuels arabes d’exprimer leurs opinions à la fois mesurées et autocritiques, qui ne pourraient autrement pas être entendues étant donné les circonstances particulières de la région.


Les arguments des auteurs sont complétés par un sondage d’opinion mené dans
quatre pays arabes qui sont le Koweït, le Liban, le Maroc et le territoire Palestinien occupé ; ces pays présentant une diversité de contextes politiques et culturels utiles pour le rapport. Un forum des jeunes a été spécialement organisé pour les besoins de ce rapport afin de mieux recueillir les idées et opinions de la jeunesse arabe.


Inspiré du Rapport mondial sur le développement humain publié en 1994 par le
PNUD, et qui traitait de la sécurité humaine, la présente étude adapte ce même sujet à la situation des pays arabes. L’idée qui se dégage est que, sept ans après la publication du premier Rapport arabe sur le développement humain, les déficits de la région tel que soulignés alors se seraient accentués. La question qui se pose aujourd’hui est de comprendre pourquoi les obstacles au développement humain dans la région se sont-ils avérés être aussi tenaces.


Ce nouveau rapport suggère que les réponses résident dans la fragilité des structures
politiques, sociales, économiques et environnementales de la région, dans l’absence de politiques de développement axées sur la population, ainsi que dans la vulnérabilité de la région aux interventions extérieures. L’ensemble de ces caractéristiques portent atteinte à la sécurité humaine, le pilier matériel et moral qui garantit la vie, les moyens de subsistance et une qualité de vie acceptable à la majorité. La sécurité humaine est une condition préalable au développement humain, et son absence des pays arabes a freiné le progrès en matière de développement humain.
.../...

Pour la suite du rapport en bref et en français :

Pour la version complète du rapport, en anglais et en arabe, ainsi que pour une version en bref en allemand, voir :
http://www.arab-hdr.org/






Par Patrice Cardot - Publié dans : Méditerranée & Proche Orient
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