La sécurité dans tous ses états

Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /2010 13:30

Cet article offre un éclairage synoptique des dispositifs de lutte contre le terrorisme post-2001 dans les démocraties occidentales, et tente de saisir ce que l'extension et l'institutionnalisation de ces pratiques induisent à long terme pour les traditions libérales et l'État de droit. Il met en exergue un phénomène de banalisation des mesures d'exception qui tend à faire admettre une nouvelle norme dans l'exercice du politique, tant au sein des États que dans le système international. Dans cette optique, il tend à déconstruire le poncif d'une opposition radicale en la matière entre les États-Unis et les démocraties européennes. Si ces dernières n'ont eu de cesse de faire valoir des approches différentes, elles n'ont pas pour autant été épargnées par la dynamique antiterroriste et ses dérives potentielles.

 

  • Plan de l'article :
  •  - Les méandres du contre-terrorisme mondialisé ou l'état d'exception international
    •   * Guantanamo, base matricielle
    •   * L'établissement planétaire d'un système pénitentiaire occulte
    •   * De l'implication de l'Europe dans les opérations contre-terroristes
  •  - « Suspicion et exception  » : vers une harmonisation sécuritaire des démocraties occidentales
    •   * Une approche totalisante de la lutte antiterroriste aux États-Unis : la revendication ostentatoire de pouvoirs exceptionnels
    •   * Les démocraties européennes, entre singularisme affiché et alignement tacite
  • Colombe Camus est Assistante de recherche (FNSP) et chercheuse associée au Centre d'études sur les conflits

 

Pour accéder à l'article : http://www.cairn.info/revue-internationale-et-strategique-2007-2-p-9.htm

 

Voir également :

 * La Charte européenne des droits fondamentaux

 * Du "devoir" et de la "responsabilité" de protéger !

 * Lutte contre le terrorisme : de quoi parle-t-on ?

 * Die Welle (la vague) : une leçon de philosophie politique à méditer !

 * Débat sur la lutte antiterroriste : jusqu’où aller ? (Ce soir ou jamais)

 * The “ War on Terror ” is Over – Now What ? Restoring the Four Freedoms as a Foundation for Peace and Security, by Mark R. Shulman (Journal of National Security Law & Policy [Vol. 3:N2009])

 * Le droit international relatif aux droits de l’homme

 

 

 

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /2010 08:59

Projet d'avis de la commission des affaires étrangères à l'intention de la commission du commerce international

sur la proposition de règlement du Conseil portant modification du règlement (CE) n° 1334/2000 instituant un régime communautaire de contrôles des exportations de biens et technologies à double usage (COM(2008)0854 – C7-0062/2010 – 2008/0249(COD)) - Rapporteur pour avis : Reinhard Bütikofer

(cf. http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/afet/pa/816/816577/816577fr.pdf)(cf. http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/afet/pa/816/816577/816577fr.pdf)

 

JUSTIFICATION SUCCINCTE

La Commission a présenté au Parlement européen et au Conseil une proposition visant à modifier le régime communautaire de contrôles des exportations de biens et technologies à double usage. Selon la Commission, le projet de proposition couvre six nouvelles autorisations générales communautaires d'exportation pour certains biens à double usage non

sensibles destinés à certains pays non sensibles.

Les biens à double usage (y compris les logiciels et les technologies) sont des biens civils pouvant être utilisés à des fins militaires. Ils font l'objet de contrôles lorsqu’ils sont exportés de l’Union européenne, lesquels visent en particulier à prévenir la prolifération d'armes de destruction massive.

Afin d’assurer la parfaite efficacité de ce contrôle et sa conformité aux engagements souscrits par les États membres au niveau multilatéral, l’article 3 du règlement (CE) n° 1334/2000 soumet à autorisation l’exportation des biens à double usage figurant sur la liste de l’annexe I.

Il existe quatre types d’autorisations d’exportation visés à l’article 6 du règlement (CE) n° 1334/2000.

L’autorisation générale d’exportation n° EU001, visée à l’article 6 du règlement (CE) n° 1334/2000, couvre la plupart des exportations de biens soumis à contrôle vers sept pays (États-Unis d'Amérique, Canada, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Suisse et Norvège).

Pour toutes les autres exportations soumises à autorisation en vertu du règlement, la décision finale d’octroyer ou non une licence d’exportation nationale générale, globale ou individuelle (article 6, paragraphe 2) revient aux autorités nationales.

Le présent projet d'avis s'attache uniquement à la proposition de la Commission de 2008 et laisse à la commission compétente au fond le soin de prendre en considération le lien entre la position finale du Parlement européen et la refonte du règlement de 20091.

D'une manière générale, le rapporteur pour avis appuie la proposition de la Commission visant à améliorer la transparence, la vérification de la mise en oeuvre des règlementations actuelles ainsi que l'utilisation commune des mêmes normes.

Il n'approuve toutefois pas l'évaluation de la Commission selon laquelle le fait d'adopter des traitements réglementaires différents pour certaines exportations dans les États membres de l'UE ne sert pas au mieux les intérêts de l'Union européenne dans son ensemble.

En fait, certains États membres sont plus stricts que d'autres dans leurs contrôles d'exportation des biens à double usage. Afin d'améliorer la sécurité internationale dans le droit fil de la stratégie de non prolifération des armes de destruction massive, de l'instrument de stabilité et de la position commune sur le contrôle des exportations d'armes, l'UE devrait se concentrer sur l'application de régimes d'exportation plus stricts pour chacun des biens, et ce dans tous ses États membres.

Outre les amendements déposés ci-dessous, le rapporteur pour avis se réserve le droit de suggérer d'autres amendements, et notamment l'éventuel rejet de l'ensemble de la proposition, étant donné qu'il partage les inquiétudes sérieuses du Conseil de l'Union européenne quant à l'éventuel impact négatif de la proposition sur les objectifs de sécurité intérieure et extérieure de l'Union. En conséquence, l'avis de la commission des affaires étrangères devrait adopter une méthode au moins aussi stricte que celle des États membres de l'UE appliquant le régime de contrôles des exportations le plus strict.

Le rapporteur pour avis estime qu'en l'absence de données fiables sur l'utilisation finale des biens à double usage exportés depuis l'Union, l'UE doit adopter une méthode rationnelle et prudente.

À cet égard, le rapporteur pour avis demande à la Commission et au Conseil de recueillir toutes les informations utiles auprès des autorités douanières et autres.

 

(1) Règlement (CE) n° 428/2009 du Conseil du 5 mai 2009 instituant un régime communautaire de contrôles des exportations, des transferts, du courtage et du transit de biens à double usage (refonte)

 

Voir également : Règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 07:34

Ce bilan, réalisé directement des arrestations effectuées par les navires de guerre européens et américains (CTF 465 = EUNAVFOR Atalanta, CTF 150 puis CTF-151), russes et indiens au large de la Somalie et du Yémen se veut aussi précis que possible.

Il est réalisé, en compilant mes notes et divers articles déjà publiés depuis avril 2008, et d'après la base de données que j'ai mis en place.

Il n'a, pour l'instant, pas d'équivalent, chacun évitant de donner des chiffres compilés (certains étant particulièrement désastreux). J'ai ajouté (mai 2009) un bilan par type d'opération ainsi qu'une note "d'efficacité judiciaire" (c'est-à-dire le nombre de suspects traduits devant la justice par rapport au nombre d'arrestations). Ce qui me semble être un des éléments les plus objectifs dans une opération de police (traduction des délinquants en justice).

Pour être complet, il faudrait prendre en compte le taux d'évitement (nombre d'attaques évitées). Ce n'est pas encore fait.

 

Voir le détail de ce bilan :

http://bruxelles2.over-blog.com/pages/_Bilan_des_operations_antipiraterie_EUNAVFOR_Atalanta_CTF_Otan_Russie_Exclusif-1169128.html

 

 

 

 

 

Par Nicolas Gros-Verheyde - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 14:57

Comme prévu, l'Union européenne et les Etats-Unis ont signé, le 28 juin dernier, un accord permettant aux Etats-Unis d'accéder de nouveau aux données bancaires des Européens détenues par la société de droit belge Swift, via son Programme de financement du terrorisme (TFTP - Terrorist Financing Tracking Programme). Le nouvel accord, qui doit encore être ratifié par le Parlement européen (l'Assemblée plénière se prononcera sur le texte lors de sa séance du 7 juillet), devrait entrer en vigueur le 1er août prochain.

" C'est un excellent accord qui a été conclu dans un temps record et qui reflète les préoccupations du Parlement européen ", a constaté le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, lequel a vivement félicité la Commissaire aux Affaires intérieures, cecilia Malmström, pour le travail considérable accompli.

Pour le ministre, il est " évident " que ce nouvel accord est " nettement meilleur que le précédent " rejeté en février dernier par le Parlement européen.

Mme Malmström s'est dite ravie de ce résultat qui permet à la fois de protéger les données des citoyens tout en maintenant un programme de lutte contre le terrorisme qui permet de sauver des vies.

De son côté, le conseiller économique à la mission américaine auprès de l'UE, Michael Dodman, a salué un accord " très fort " dont les Etats-Unis sont " très fiers " puisque la remise en marche du TFPT permettra de mettre fin aux lacunes en termes de sécurité.

 

Source : Agence Europe

 

Voir également à ce sujet :

 * Lutte contre le terrorisme et protection du droit au respect de la vie privée : le point de vue du Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe

 * UE/USA : Feu vert de l'UE aux négociations transatlantiques sur SWIFT

 * SWIFT : Le Parlement Européen a mis fin à l'accord avec les Etats-Unis

 * Les nouveaux pouvoirs du Parlement sur la signature d'accords internationaux

 * L'avis du CEPD sur le projet d'accord de la Commission européenne avec les Etats-Unis relatif au programme de surveillance du financement du terrorisme

 

 

 

Par De La Boisserie - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /2010 10:51

Interpol a lancé lundi un appel aux internautes pour l'aider à localiser des centaines de fugitifs à travers le monde, dans le cadre d'une opération de grande envergure baptisée "Infra-Red". L'Organisation internationale de police criminelle (OIPC, dite Interpol), dont le siège est à Lyon, appelle ainsi à envoyer des informations à l'adresse fugitive@interpol.int.

Elle précise qu'il est également possible de communiquer de façon anonyme en se rendant sur le site Crime Stoppers International.org.

Débutée le 3 mai, cette opération "vise 450 fugitifs à travers le monde", recherchés dans 29 pays et "reconnus coupables ou soupçonnés d'infractions graves", comme des meurtres, des actes de pédophilie, des viols et des trafics de drogue. Depuis, plus de 100 individus ont été localisés ou arrêtés, parmi lesquels un ex-mannequin colombien, Angie Sanclemente Valencia, recherchée pour trafic de stupéfiants, ou Mouamba Munanga, de la République démocratique du Congo, recherché notamment pour blanchiment d'argent. Mais devant l'ampleur de la tâche, les services de l'organisation policière ont décidé d'accélérer le processus et d'avoir recours au public.
 

"Il reste encore des individus pour lesquels nous ne disposons d'aucune information nouvelle s'agissant de leur lieu de séjour, c'est pourquoi nous demandons au public de nous prêter main-forte", précise Martin Cox, coordinateur de l'opération. Interpol diffuse ainsi les portraits de 26 personnes au public, qu'elle appelle à la vigilance sur les sites de réseaux sociaux ou les forums de discussion sur Internet. "Il est plus que probable que quelqu'un reconnaîtra un de ces fugitifs sur un réseau social ou sur un forum de discussion plutôt que dans la rue", ajoute M. Cox, qui appelle les internautes à informer Interpol, "quelle que soit la façon dont ils auront obtenu cette information".


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
 
Par ERASME - Publié dans : La sécurité dans tous ses états
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