Technologies et entreprises en action et en débat

Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 12:18

Contrairement à certaines idées reçues, ou à certaines craintes compréhensibles bien qu'infondées, délocalisations ou relocalisations d'activités ne sont pas incompatibles avec une véritable politique industrielle ! A certaines conditions, naturellement !

Chercher à titer parti de relations politiques, économiques et culturelles privilégiées, vouloir asseoir une position stratégique à la fois sur la stabilité politique d'un régime, sur un système éducatif, professionnel et scientifique de qualité, sur une parité monétaire favorable autant que sur le génie propre à une nation, n' a rien de contradictoire avec le souci de s'inscrire en conformité avec la logique qui gouverne la promotion et la sauvegarde des intérêts nationaux sur les registres industriel et technologique du pays dans lequel son propre siège social est implanté, dès lors que la relocalisation ou la délocalisation d'activités industrielles n'occasionne pas une perte de tout ou partie de la maîtrise des savoirs et savoirs-faire critiques pour l'entreprise mère autant que pour le pays d'origine.

La mondialisation économique et financière s'est accompagnée d'une élévation de la qualité de l'offre internationale de compétences et de savoirs faire en dehors des champs géographique et socio-économique traditionnels de la production industrielle, à savoir les pays situés au nord d'un certain parallèle et à l'ouest d'un certain méridien (que chacun peut déterminer à sa guise).

Les investissements internationalement mobiles, les programmes d'ajustement structurels de la Banque mondiale et du FMI, le développement de la démocratie libérale, les stratégies internationales des sociétés multinationales, les systèmes multimédias de haute technologie ont rendu en effet possibles cette évolution inéluctable du paysage des compétences indispensables à la réalisation, au meilleur rapport coût/efficacité, des différents segments d'activités qui déterminent l'activité industrielle de l'amont à l'aval de la chaîne de la valeur !

Mais pour autant, toutes ces délocalisations et/ou relocalisations que l'on observe aujourd'hui n'ont pas le même intérêt du point de vue d'une politique industrielle, qu'elle soit nationale ou européenne.

Celles qui s'accompagnent d'un asséchement des compétences domestiques, et partant, d'une perte d'activités à terme qui peut rapidement revêtir un caractère durable préjudiciable à l'intérêt national pensé d'un point de vue global (cf. à cet égard l'article intitulé De la définition et de la défense des intérêts nationaux (nouvelle édition) ), y compris en termes d'emplois et de revenus pour l'Etat, sont contestables dès lors qu'on les examine de ce seul point de vue.

N'oublions pas que ce fut le cas jadis, en France, dans le domaine des constructions navales, comme dans celui des machines-outils, et pourraient rapidement le devenir dans le domaine des bureaux d'études industrielles si leurs "déménagements", favorisés par une exportation intense des instruments critiques de CFAO, ne sont pas soigneusement "réfléchis" et "régulés".

Les logiques et stratégies de court terme peuvent coûter très cher à une nation ! Or ce souvent celles qui sont décidées par des directoires et approuvées par des actionnaires d'entreprises mondialisées qui, en outre, n'hésitent pas à délocaliser les bénéfices qu'elles réalisent dans des paradis fiscaux, pénalisant ainsi doublement la nation dont elles sont issues.

Il appartient à ceux qui sont en charge du développement d'une véritable politique industrielle européenne de remédier à cette situation dans les secteurs d'activités les plus menacés de paupérisation, voir même d'extinction !

De nombreuses déclarations d'intention se sont manifesté en ce sens ! Dont acte !

 

Pour en savoir plus à ce sujet, le lecteur peut consulter les articles suivants :

 * " Pour une Europe qui protège ", par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel

 * EUROPE 2020 : Stratégie pour une croissance et des emplois durables - contribution de José. M. Barroso

 * Pour le Conseil, la future stratégie doit aborder à court terme la question la plus importante de la crise économique : l'emploi

 * La stratégie révisée de l'Union européenne pour le développement durable

 * Le développement capacitaire de l’UE : créer le désir … et veiller à préserver l'outil industriel européen

 * Huit défis pour demain, par Nicolas Baverez (Le Monde Economie)

 * Union européenne : pour une approche intégrée en matière de politique industrielle européenne

 * Règles communes régissant le contrôle des exportations de technologie et d’équipements militaires

 * La PESD : une base technologique et industrielle de défense robuste aidera à déterminer le rôle stratégique de l’Europe dans le monde (AESD)

 * La PESD : une base technologique et industrielle de défense robuste aidera à déterminer le rôle stratégique de l’Europe dans le monde (AESD)

 * EADS : une normalisation européenne, entre intérêts nationaux et mondialisation, par Kai Behrens et Louis-Marie Clouet (IFRI - CERFA)

 * Retour sur images : audition, en date du 3 février 2009, de Louis Gallois, président exécutif de EADS, sur les enjeux civils et militaires de l'évolution de l'industrie aérospatiale européenne

 * Pour éviter le déclassement de l'Europe, par Pierre Lellouche

 * Les Européens ont voté pour que la crise continue, par Michel Rocard

 * L'enjeu des politiques de prix de transfert ... et ceux de leurs contournements

 * Le classement de Shanghaï, étude mal menée, calcul mal fait, par Jean-Charles Billaut, Denis Bouyssou, Philippe Vincke (LeMonde.fr)

 * Un vrai partenariat stratégique UE / Etats-Unis ne devrait être fondé que sur le partage d'intérêts communs, l'égalité et le respect mutuel

 * A la recherche d'une protection efficace des technologies !

 * Les promesses du codéveloppement

 * Du pari des transferts de technologie !

 * Les actions de l'Union en matière coopération économique, financière et technique, avec des pays tiers autres que les pays en développement, selon le traité de Lisbonne

 * A quel moment va-t-on renforcer la sécurité monétaire de l'euro et la sécurité économique et financière de la zone euro ?

 * Intelligence économique : comment protéger l'information stratégique ?

 * BusinessEurope et les associations représentant 11 secteurs clés réclament une nouvelle politique industrielle européenne

 * «Il y a eu des paroles sur la régulation, pas d’actes» (Entretien avec Jean-Pierre Jouyet - Libération)

 * Jusqu'à quel point la France et l'Allemagne sont-elles d'accord pour lancer le volet économique de l'UEM et une politique industrielle européenne ?

 * Quelle politique industrielle européenne ? (Gaël Giraud - Le Figaro)

  * La Commission européenne dévoile ses propositions pour donner corps à la gouvernance économique renforcée - première partie -

 * La Commission européenne dévoile ses propositions pour donner corps à la gouvernance économique renforcée - seconde partie -

 * Le 'Comité Quart monde européen' demande de placer la lutte contre la pauvreté au premier rang des priorités de l'Union européenne - nouvelle édition -

 * La crise fait chuter les flux migratoires dans le monde, de Marie Bellan (Les Echos)

 * La crise de la dette des Etats s'est étendue au secteur financier, de Catherine Chatignoux (Les Echos)

 * 'Les paradis fiscaux : entre évasion fiscale, contournement des règles et inégalités mondiales' (L'Economie politique - n°42 - Avril 2009)

  * La grande misère des politiques économiques en Europe ! Le point de vue de Michel Aglietta

 

- s'agissant plus particulièrement de la France :

 * De la désindustrialisation de la France

 * Le patrimoine de la France stagne, par Cécile Crouzel (Le Figaro)

 * Nicolas Sarkozy présente sa nouvelle politique industrielle (Reuters)

 * Conclusion des Etats généraux de l'industrie

 * Le suicide collectif en guise de politique industrielle (Airy Routier)

 * Quelle compétitivité stratégique pour la France au XXIème siècle (CID-ENA-HEC)

 * Les pôles de compétitivité : bilan et perspectives d'une politique industrielle et d'aménagement du territoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 14:24

Connaissez-vous le site Automates intelligents ?

 

http://www.automatesintelligents.com/

 

Vous y trouverez un point régulier sur l'actualité des innovations majeures dans le monde !

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /2010 11:45

Par  le caractère déstabilisateur, crisogène, voire polémogène, des tensions, des incertitudes et des défis qu'emportent les grands mouvements planétaires, l'époque est propice à la multiplication d'exercices de 'réflexion prospective' à différents horizons temporels (2020, 2025, 2030, 2050) et à différentes échelles (nationales, régionales et même mondiale) dont les finalités sont multiples : sectorielles, institutionnelles, politiques, stratégiques, macro-économiques, structurelles, .... autant qu'à celle d'exercices de 'planification stratégique'.

Bien que la 'réflexion prospective' et la 'planification stratégique' constituent deux démarches fondamentalement distinctes dans leurs ressorts et dans leurs déterminants, toutes deux sont étroitement corrélées lorsqu'elles sont mises au service de la préparation du futur. En particulier lorsqu´il s´agit de préparer l´avenir d´une nation, d´un Etat, d´une Union ou d´une alliance.

Parmi les exercices croisant 'réflexion prospective' et 'planification stratégique' qui ont été réalisés sur le pourtour méditerranéen au cours de la dernière décennie, celui auquel s'est livré un Etat 'intermédiaire' comme le Maroc présente indubitablement les garanties requises pour apporter les éléments explicatifs nécessaires à la compréhension du lecteur (http://doc.abhatoo.net.ma/DOC/IMG/pdf/HCPfr.pdf).

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /2010 13:52

Que ce soit pour les automobilistes, les marins, les randonneurs ou les militaires, le positionnement et la navigation par satellite ont représenté une vraie révolution. La seule technologie disponible aujourd'hui est néanmoins américaine - le fameux GPS. L'Europe développe son propre système, Galileo, qui pourrait être opérationnel à partir de 2014. Les coûts dépassent cependant l'enveloppe initialement prévue.

Galileo est sur la bonne voie mais tous les obstacles ne sont pas encore levés, notamment du point de vue du financement. Le 1er juin, la Commission européenne a présenté l'avancée des travaux aux députés européens de la commission parlementaire de l'industrie.


La qualité et la nécessité du système Galileo ne sont plus remises en question. Ce système de navigation par satellite, à la précision incroyable (au centimètre près !), permettrait de briser la dépendance de l'Europe au GPS américain. Les applications concrètes seront multiples, tant pour le transport et l'aviation que pour l'agriculture (gérer l'application d'engrais ou de pesticides) ou la protection de l'environnement (suivi de la pollution ou des icebergs, étude des marées et du niveau de la mer…).


Un coût important, un potentiel immense


Le projet Galileo est développé par l'Agence spatiale européenne et la Commission européenne. Il prévoit 27 satellites en orbite et trois satellites de rechange. Les premiers seront envoyés dans l'espace début 2011. En 2014, 18 survoleront ainsi la Terre, rendant le système opérationnel 95 % de l'année - soit environ deux semaines sans couverture. Un souci qui pourrait retarder la mise sur le marché du système.


« Economiquement et politiquement, il est sage d'investir dans l'achèvement du système Galileo. Ce serait une erreur d'abandonner le projet à mi-chemin car de plus en plus de services se basent sur le positionnement par satellite. Le potentiel industriel de ces systèmes commence tout juste à se dévoiler », défend l'Allemand Herbert Reul (Parti populaire européen), président de la commission parlementaire de l'industrie. Qui met toutefois en garde la Commission européenne contre les surcoûts, affirmant que cela ne devra pas se reproduire.


Concurrencer le GPS américain


Galileo est une alternative au système américain GPS, lequel peut notamment diminuer la précision des informations qu'il transmet dans les zones sensibles (guerres etc.). Galileo permettrait ainsi plus d'indépendance en temps d'instabilité politique. Il n'est à l'origine pas prévu pour les utilisations militaires mais une décision du Parlement européen et du Conseil de l'UE (représentant les Etats membres) en ce sens pourrait le faire franchir le pas.

 

En savoir plus :

 

Source : http://www.europarl.europa.eu/news/public/story_page/057-75554-162-06-24-909-20100604STO75551-2010-11-06-2010/default_fr.htm

 

 

Par ERASME - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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Jeudi 3 juin 2010 4 03 /06 /2010 17:38

Les ministres de la Recherche de l'UE ne sontpas parvenus à s'entendre, le 26 mai dernier, sur le financement du projet international de fusion nucléaire ITER. " Nous ne sommes actuellement pas en mesure de conclure un accord, même si tous les Etats membres sont conscients de cette nécessité ", a reconnu Cristina Gaemendia, la ministre espagnole de la Science et de l'Innovation. Il est vrai que le temps presse puisque le prochaine réunion du Conseil ITER, prévue avec l'ensemble des partenaires internationaux, aura lieu le 17 juin prochain, en Chine. Alors que la phase principale de construction du réacteur thermonucléaire expérimental ne doit démarrer qu'en 2012 à Cadarache (France), les difficultés financières s'accumulent.

L'Union européenne cofinance à hauteur de 45,46 % la construction d'ITER. Les autres pays partenaires internationaux participent chacun pour 9% au coût de la construction (la Chine, le Japon, la Corée du sud, la Russie et les Etats-Unis). La France a quant à elle promis de payer 20 % de la charge européene en échange de sa construction à Cadarache.

 La Commission a récemment réclamé une rallonge de financement européen de 1,4 milliard d'euros pour la période 2012-2013. Selon elle, ce financement devrait être pourvu, soit par le relèvement du plafond des dépenses dans le budget de l'UE (non seulement en réduisant ce que l'on appelle dans le jargon budgétaire " les marges sous plafond ", mais également en réhaussant le plafond du niveau de dépenses autorisé dans la rubrique concernée), soit par des financements supplémentaires émanant directement des Etats membres, estime la Commission. Mai les Etats membres ne sont pas d'accord sur les modalités de financement proposées par la Commission et préfèrent ne pas déborder des perspectives financières actuelles. Ils souhaiteraient également que la Commission étudie l'option d'une participation de la BEI au montage financier (cf. à cet égard l'exemple évoqué dans l'article intitulé L'Europe lancera en 2012 un satellite de télécommunications innovant : ALPHASAT ).

" ITER est un projet clef pour l'Europe. Nous allons travailler de manière intense pour arriver à un accord car il y a urgence à ause des délais ", a affirmé Mme Garmendia, assurant toutefois qu'il fallait être " sûr des modalité " de financement.

De son cpoté, la Commissaire européenne à la Recherche, Maire Geoghegan-Quinn, a indiqué que le temps pressait avant la réunion de la mi-juin et a formellement demandé au Conseil de donner des assurances sur le financement à long terme pour la poursuite du projet.

Pour sortir de l'impasse, la Présidence espagnole a proposé la création d'une task force réunisant les experts de la Commission et des Etats membres en vue d'analyser les différentes options de financement. Les résultats de cette task force seont discutés en COREPER, voir lors d'un Conseil Compétitivité exceptionnel.

 

Source : Agence Europe

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Technologies et entreprises en action et en débat
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