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Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat

Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 18:17

Montesquieu écrivait ceci dans L’Esprit des lois : « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

Le penseur des Lumières fut ainsi le premier à formuler ce qui deviendra la si précieuse règle de la séparation des pouvoirs.

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 12:47

Regards-citoyens.com s'emploie à offrir à ses lecteurs une grille de lecture aussi riche, documentée et variée des enjeux, ressorts et déterminants de la souveraineté et de la démocratie , ainsi que des évolutions, débats et disputes qui nourrissent la vie politique et civique, en France et entière.

Parmi les articles phares publiés sur ce blog figurent notamment les articles suivants :

 * La souveraineté nationale

 * De la souveraineté nationale en vertu des dispositions de la Constitution de la République française  

 * Référendum et plébiscite  

 * Retour sur image : Vaclav Havel plaide pour une Constitution européenne et une souveraineté partagée à chaque niveau  

 * Repenser la souveraineté, par Richard N. Haass  

 * A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition)

La crise politique que traverse aujourd'hui la France, et celle, d'une tout autre nature, que traverse simultanément l'Union européenne nous interrogent sur la conception  de la souveraineté que les citoyens, français ou européens, souhaiteraient partager par le jeu d'un Contrat social et politique renové.

En France, conformément à l'article 3 de la Constitution de la Vème République française, "la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.  Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. ..."

Devant les dérives verbales - et comportementales - d'une grande partie des représentants démocratiques qui marquent aujourd'hui le débat 'républicain' quotidien, nombre de citoyens français s'interrogent sur l'intérêt que pourrait revêtir, sur le plan démocratique, la suspension du caractère quasi exclusif de l'exercice de cette souveraineté par leurs représentants !

Ouvrons le débat ! 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 10:21

Le référendum désigne une procédure par laquelle l'ensemble des citoyens d'un territoire donné est appelé à exprimer une position sur une proposition qui leur est faite, concernant une mesure qu'une autre autorité a prise ou envisage de prendre, et dont l'issue varie selon le type de référendum considéré. 

Le plébiscite constitue un dérivé du référendum qui consisterait à approuver ou non la politique d’une personne par l’intermédiaire de la question posée.

Le Sénat français a analysé les dispositions constitutionnelles et législatives qui régissent le référendum dans quelques pays européens (Allemagne, Danemark, Espagne, Grèce, Irlande, Italie, Portugal et Suisse), et aux Etats-Unis. Elle prend également en compte l'utilisation qui en a été faite au cours des dernières années dans ces 9 pays ainsi qu'au Royaume-Uni.

Tous les types de référendums ont été analysés :

- les référendums de consultation, qui juridiquement n'ont pas de valeur contraignante ;

- les référendums de décision, normatifs ou abrogatifs, selon qu'ils permettent l'entrée en vigueur d'un texte ou l'abrogation totale ou partielle de dispositions pré-existantes.

Parmi les référendums de décision, il faut distinguer, en fonction de leur objet, les référendums constitutionnels des référendums législatifs.

Par ailleurs, l'initiative, qui permet au peuple lui-même de déclencher la procédure d'adoption de nouvelles normes ou de modifier et d'abroger des normes pré-existantes, n'a été prise en compte que dans la mesure où elle donne lieu à un référendum.

On constate que :

- le référendum constitutionnel, obligatoire ou facultatif, existe dans tous les pays étudiés sauf en Allemagne, en Grèce et au Portugal ;

- dans les pays européens, le référendum législatif est essentiellement conçu comme un droit de veto sur les actes votés par le Parlement, le champ des autres référendums étant très limité ;

- le référendum consultatif, prévu par les seules constitutions espagnole et grecque, est parfois utilisé dans d'autres pays.

.../...

La constitution grecque autorise le Président de la République, sur initiative du Conseil des ministres approuvée par la majorité absolue des membres de la Chambre des députés, à recourir au référendum sur " les questions internationales graves ".

 

Voir http://www.senat.fr/lc/lc4/lc40.html

 

Voir également : La souveraineté nationale

 

 

 

 

 

 

 

Par Patrice Cardot - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 10:10

En ouvrant la séance solennelle organisée au Parlement européen le 11 novembre 2009 pour commémorer la disparition du rideau de fer, le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek, n'a pas caché sa joie d'accueillir dans l'hémicycle bruxellois " un homme qui, il y a vingt ans, a été de ceux qui ont fait tomber le mur ". Après une première ovation debout, Vaclav Havel a écouté Jerzy Buzek rappeler que " le communisme a été renversé par les gens de la rue ", par " leur détermination et leur courage ", ce qui prouve que " les rêves sont plus forts que les murs de béton ou les systèmes politiques meurtriers ".
Si, pour l'ancien Président tchèque, la disparition du rideau de fer a signifié la fin de la division bipolaire de l'Europe et dans une certaine mesure du monde, elle n'a pas conduit à la prospérité mondiale que certains avaient espérée. Cet anniversaire doit donc être aussi l'occasion d'une réflexion sur l'avenir. Une réflexion que Vaclav Havel a voulu lancer au travers de cinq commentaires sur l'unification européenne.
  (1) nul n'était préparé à une chute aussi rapide du rideau de fer, mais l'ouest a agi de façon correcte en s'ouvrant aux pays d'Europe centrale et orientale, même s'il existe toujours " quelques petits soucis avec ces pays ". Des soucis qui sont la conséquence du communisme : " la création d'une culture politique prend du temps ", a-t-il dit. Mais, en s'ouvrant, l'ouest a évité la résurgence des nationalismes et des populismes et le spectre d'un conflit yougoslave à grande échelle en Europe. L'ouest a fait le bon choix, il lui faut encore faire preuve de compréhension et de patience. D'autant plus que les nouveaux Etats membres ont des choses à apporter à l'Europe : l'explication du totalitarisme et de la manière dont il s'insinue, la prudence " pour ne pas reproduire ce que nous avons vécu ", " la solidarité avec tous ceux qui sont confrontés au totalitarisme partout dans le monde ". Il ne peut pas y avoir " même un compromis mineur, discret et bien intentionné " avec ces régimes, a-t-il dit, " parce que le mal tire avantage de la moindre concession ". Et d'ajouter : " Notre soutien peut aider, bien plus que nous le croyons, les gens (...) en Corée du Nord, Birmanie, Iran, au Tibet, au Bélarus, à Cuba et ailleurs ". " Cela nous aidera à préparer un monde meilleur, mais nous aidera aussi à être honnêtes avec nous-mêmes ", a-t-il poursuivi, avant de saluer l'attribution du prix Sakharov à l'organisation russe de défense des droits de l'Homme Memorial
  (2) l'identité de chacun de nous comporte plusieurs couches d'identité partagées au niveau de la famille, de l'entreprise, de la commune, de l'église, du parti politique, de la nation, etc. . Et " cette appartenance partagée engendre une souveraineté partagée à chaque niveau ", a dit Vaclav Havel en soulignant que c'est dans ce contexte que s'inscrit le débat sur la Constitution européenne et sur le Traité de Lisbonne. " Les souverainetés doivent se compléter ". " En tant que Tchèque, je suis Européen (...). L'Europe est la patrie de nos patries ". S'il est convaincu que la souveraineté de l'Europe se renforcera en raison du rôle toujours plus important joué par les communautés transnationales, Vaclav Havel ne peut dire à quelle vitesse cela se fera et il reste certain que " les Etats nationaux ne disparaîtront pas ".
  (3) l'Europe a été le principal centre de civilisation de la planète pendant de longs siècles, mais elle a souvent exporté la violence avec ses valeurs. A l'avenir, elle ne devrait plus rien imposer au monde et " se limiter à inspirer ", estime Vaclav Havel. Aujourd'hui, elle constitue " l'Union supranationale la plus forte au monde " sans être née d'une violence perpétrée par le plus fort sur le plus faible. Pour Vaclav Havel, elle devrait abandonner le profit à tout prix, le culte de la croissance quantitative, l'idéal primitif consistant à chercher à rattraper les Etats-Unis ou la Chine, le pillage de la planète qui ne tient compte ni de l'environnement, ni des générations futures. Pour résumer, " l'Europe devrait davantage se référer à l'éternité et à l'infini ". Mais elle ne doit pas oublier pour autant de définit ses frontières, parce que des frontières floues ou contestables sont souvent " source de malheur ".
  (4) le Parlement européen devrait avoir des compétences plus fortes, mais il faudrait aussi envisager une institution parlementaire réunissant des parlementaires nationaux sur la base d'une égalité entre les Etats. Cette institution ne se réunirait que rarement sur des sujets particuliers nécessitant le consensus. Cela permettrait de réduire les critiques des parlements nationaux qui ont le sentiment d'être marginalisés et d'autres exigences d'équilibre, notamment au sein de la Commission européenne. Pour Vaclav Havel, un Commissaire doit être un véritable expert de son dossier, plutôt que d'être choisi pour son origine nationale ou son appartenance politique. Il souhaite aussi donner un visage unique à l'Europe (" là où se trouve une direction collective, l'Etat est menacé de désintégration ") et plaide en faveur d'une " Constitution européenne compréhensible pour tous " comprenant la Charte des droits fondamentaux.
  (5) à distance, l'UE est vue comme une machine à fabriquer des normes. Elle devrait davantage se concentrer sur ses valeurs, notamment celle de la solidarité. L'Ode à la joie doit devenir " un symbole fort de notre lutte commune pour un monde plus humain ".

Source : Agence Europe (cf. Connaissez-vous l'Agence Europe ? et Les publications de l'Agence Europe ! )

PS : Le texte intégral de ce discours a été publié dans la série EUROPE/Documents de l'Agence Europe

 

NB : Cet article a été publié une première fois en décembre 2009.

 

 

Par Patrice Cardot et Olivier Jehin - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 09:05

Définition du principe de souveraineté nationale

La souveraineté se définit, en droit, comme la détention de l’autorité suprême, c’est-à-dire d’un pouvoir absolu (dont tous dépendent) et inconditionné (qui ne dépend de qui que ce soit). Dans les régimes despotiques, la souveraineté est le plus souvent détenue par un seul homme. Dans les démocraties, elle est détenue par le peuple, constitué en un corps politique, la Nation : on parle dès lors de souveraineté nationale.

En France,  l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 pose clairement le principe de la Souveraineté nationale : "Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément". Dans ce cadre, la souveraineté ne peut être exercée par un despote, ni divisée entre plusieurs fractions du peuple : elle est détenue par un être collectif et indivisible, distinct des individus qui la composent. Mais les contraintes de l’exercice du pouvoir impliquent que cette souveraineté soit déléguée : le peuple, bien que constitué en corps politique, ne peut en effet délibérer directement sur les affaires publiques. Cette mission est donc confiée à des représentants élus, dont les décisions constituent l’expression de la volonté générale. Sur ce point l’article 6 de la Déclaration de 1789 dispose que "la loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. (...)"

Les conséquences du principe de souveraineté nationale

La souveraineté nationale implique l’existence d’un régime représentatif, c’est-à-dire d’un système politique dans lequel le pouvoir législatif est détenu par des assemblées parlementaires élues. Elle a, par ailleurs, des conséquences importantes sur l’organisation de ces assemblées : le pouvoir qu’elles exercent ne peut être délégué ou partagé (la souveraineté est indivisible) ; le mandat des représentants doit être limité dans le temps (la souveraineté est inaliénable) ; la nation ne peut déléguer l’exercice de la souveraineté de manière définitive (la souveraineté est imprescriptible).

Dans les systèmes démocratiques, le suffrage est toujours universel, égal et secret. Mais le principe de la souveraineté nationale a pu être mis en œuvre dans le cadre d’un suffrage censitaire, restreignant l’effectif du corps électoral et des personnes éligibles en fonction de critères de fortune ou de capacité. Le principe de la souveraineté nationale n’exclut pas, par ailleurs, l’existence d’institutions incarnant la continuité de l’État, qu’il s’agisse d’un monarque ou d’une chambre haute, composée de membres inamovibles (ex. : le Royaume-Uni ou la Monarchie de Juillet en France).

Le principe de la souveraineté nationale implique également l’interdiction du mandat impératif. Même si les membres des assemblées parlementaires sont élus, en fait, dans des circonscriptions correspondant à une portion du territoire, ils représentent en droit l’ensemble de la nation. Les parlementaires ne représentent donc pas les seuls électeurs qui les ont choisis, mais la nation dans son entier. Ce sont "les représentants du peuple". L’interdiction du mandat impératif est la conséquence logique de cette conception, car un tel principe reviendrait à lier le représentant à la volonté des représentés. Le représentant ne ferait alors que traduire la volonté exprimée par les électeurs, sans pouvoir se prononcer en conscience.

Le système du mandat impératif est en fait fondé sur une conception différente de la souveraineté. Celle-ci est certes détenue par le peuple, mais elle est partagée par chaque citoyen qui le compose. L’existence d’assemblées représentatives ne serait dès lors plus indispensable, ou du moins, celles-ci n’ont plus le monopole de l’expression de la volonté générale. Cette Souveraineté populaire légitime la mise en place de procédures de démocratie directe, comme les référendums. Dans son Contrat social, Jean-Jacques Rousseau a largement développé cette conception de la souveraineté : "Supposons que l’État soit composé de dix mille citoyens. Le souverain ne peut être considéré que collectivement et en corps. Mais chaque particulier, en qualité de sujet, est considéré comme individu. Ainsi le Souverain est au sujet comme dix mille est à un, c’est-à-dire que chaque membre de l’État n’a pour sa part que la dix-millième partie de l’autorité souveraine, quoiqu’il lui soit soumis tout entier."

Il est vrai, toutefois, que les principes de souveraineté nationale et de souveraineté populaire ne sont pas toujours exclusifs l’un de l’autre. L’article 3 de la Constitution du 4 octobre 1958 dispose ainsi que "la Souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum". L’article 27 dispose pour sa part que "tout mandat impératif est nul". En faisant coexister un régime représentatif avec des procédures de démocratie directe, la Ve République mêle donc les deux notions.  

Source : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/souverainete-nationale.html

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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