Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat

Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 16:37

 

Dominique Reynié lauréat du Prix du Livre Politique et du Prix des députés pour Populismes : la pente fatale

Dominique Reynié est lauréat du Prix du Livre Politique et du Prix des députés 

 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 01:01

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média.

Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

Cette liste est disponible sur le site www.pressenza.com/

http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

 

Voir également : Qu'est-ce que la médiacratie ? 

 

 

 

 

Par Paul Auster - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 00:24

Partout dans le monde, même dans des pays démocratiques comme les Etats-Unis, la France ou l'Italie, le travail des journalistes a été mis à mal en 2011, année des révolutions arabes et de contestations, montre Reporters sans frontières dans une étude.

Partout dans le monde, même dans des pays démocratiques comme les Etats-Unis, la France ou l'Italie, le travail des journalistes a été mis à mal en 2011, année des révolutions arabes et de contestations, montre Reporters sans frontières dans une étude.

"Répression a été le mot de l'année écoulée. Jamais la liberté d'information n'a été autant associée à la démocratie, jamais le travail de journaliste n'a autant gêné les ennemis des libertés", écrit l'association, dans la dixième édition de son rapport annuel sur la liberté de la presse dans 179 pays.

"Jamais les actes de censure et les atteintes à l'intégrité physique des journalistes ne semblent avoir été si nombreux", poursuit RSF.

Seule une poignée de pays est considérée comme offrant une "bonne" situation pour les journalistes. Il s'agit de la Norvège, de la Finlande, de l'Allemagne, de la Suède, de la Suisse, de l'Autriche, de l'Irlande, du Benelux, du Cap Vert, du Canada et de la Namibie.

La Finlande occupe la première place depuis la première édition de ce classement, lancé il y a une dizaine d'années.

Fait notable, l'entrée pour la toute première fois d'un pays africain dans le top 10, principalement composé de pays européens. Il s'agit du Cap Vert, à la 9ème place (26è en 2010). Il se distingue par une "véritable tolérance des autorités envers les journalistes. La presse est diverse et on peut créer des titres en toute liberté", explique Ambroise Pierre, en charge du bureau Afrique.

A l'inverse, l'Erythrée, le Turkménistan et la Corée du Nord, "trio infernal" où n'existe "aucune liberté publique, occupent sans surprise la fin du classement", talonnés par la Syrie, l'Iran et la Chine.

"L'équation est simple : l'absence ou la suppression de libertés publiques entraînent mécaniquement celle de la presse. Les dictatures craignent et interdisent l'information, surtout quand elle peut les fragiliser", analyse RSF.

Les révolutions arabes ont eu des effets différents sur le travail des journalistes.

La situation tend à s'améliorer en Tunisie, même si elle ne "donne pas encore une place entière à une presse libre et indépendante". En un an, la Tunisie a gagné trente places (134). A l'inverse, l'Egypte en perd 39 (166) car le pays a connu des épisodes "d'une rare violence à l'égard des journalistes".

Les pays démocratiques ne donnent pas l'exemple.

"Les grandes démocraties peuvent mieux faire. Il y a la France, l'Italie, l'Espagne ou les Etats-Unis", a relevé Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF.

"Nous nous montrons sévères envers ces pays, parce que nous attendons un rôle d'exemplarité de leur part. Dans certains pays européens, on sent une dégradation des faits, comme des perquisitions dans des rédactions, des journalistes mis en examen (inculpés), des lourdeurs judiciaires", ajoute M. Julliard.

"On a le sentiment qu'il y a une tentation de contrôle de l'information plus importante en 2011 qu'il y a 10 ans", selon lui.

Aux Etats-Unis, 25 journalistes ont subi arrestations et brutalités de la police, alors qu'ils couvraient les mouvements protestataires. Ce pays se retrouve à la 47e place (20e en 2010).

La France stagne à la 38e place. Les journalistes y sont inquiétés sur la protection de leurs sources et lorsqu'ils enquêtent sur les cercles proches du pouvoir, relève RSF.

Le Royaume-Uni (28e) "conserve une législation surréaliste qui permet au monde entier de venir poursuivre des médias sur son sol". La Hongrie (40e en 2011, 23e en 2010) a adopté une loi instaurant un contrôle direct de la majorité sur les médias. (NDLR : La France ne la précède que de 2 places !)

 

Source : AFP et http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/la-liberte-de-la-presse-un-voeu-pieux-meme-dans-les-grandes-democraties-24-01-2012-1828709.php

 

Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:36

Depuis 350 ans, la souveraineté – concept selon lequel d’une part, les États sont les acteurs principaux sur la scène mondiale et d’autre part, les gouvernements sont essentiellement libres de faire ce qu’ils veulent sur leur propre territoire, mais ne peuvent agir sur le territoire des autres États – a fourni le principe d’organisation des relations internationales. Le moment est venu de repenser totalement ce concept.

Les quelque 190 États du monde coexistent désormais avec un grand nombre d’acteurs puissants et non-souverains au moins partiellement (voire complètement) allant des entreprises aux organisations non-gouvernementales (ONG), des groupes terroristes aux cartels de la drogue, des institutions régionales et mondiales aux banques et aux fonds de capitaux privés. L’État souverain subit leur influence (pour le meilleur et pour le pire) autant qu’il peut lui-même les influencer. Le quasi-monopole du pouvoir dont jouissaient autrefois les États souverains est de plus en plus limité.

Il en résulte que nouveaux mécanismes sont désormais nécessaires pour une nouvelle gouvernance régionale et mondiale impliquant d’autres acteurs que les États. Cela ne signifie pas qu’il faille attribuer des sièges à Microsoft, Amnesty International ou Goldman Sachs à l’assemblée générale des Nations-Unies. Cela veut dire, en revanche, qu’il est nécessaire d’inclure les représentants de telles organisations dans les discussions régionales et mondiales lorsqu’ils ont le pouvoir d’influer ou non sur la manière de répondre aux défis régionaux et mondiaux.

En outre, les États doivent se préparer à céder une part de leur souveraineté à des organes mondiaux s’ils veulent que le système global fonctionne. Cela est déjà le cas en matière commerciale. Les gouvernements acceptent les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, parce qu’ils bénéficient en échange d’un ordre commercial international, même si une décision particulière exige qu’ils changent l’une ou l’autre de leurs pratiques découlant de leur droit souverain.

Quelques gouvernements sont prêts à abandonner certains éléments de souveraineté pour contrer la menace du réchauffement climatique mondial. Dans le cadre du Protocole de Kyoto, en vigueur jusqu’à 2012, les signataires sont tombés d’accord pour limiter les émissions spécifiques de CO2. Un nouvel accord, impliquant un plus grand nombre de gouvernements tels que les États-Unis, la Chine et l’Inde, est maintenant nécessaire. Il faut effectivement que davantage d’États acceptent de limiter leurs émissions de gaz ou adoptent des normes communes et reconnaissent que la situation pourrait encore empirer si aucun pays ne le faisait.

Tout ceci laisse à penser qu’il est absolument nécessaire de redéfinir la souveraineté pour que les États puissent faire face à la mondialisation. Par essence, la mondialisation implique un plus grand volume et une rapidité accrue de mouvements – au sein et au-delà des frontières – de personnes, d’idées, de gaz à effet de serre, de biens, de dollars, de drogues, de virus, de courriers électroniques, d’armes et de tant d’autres choses, remettant ainsi en cause l’un des principes fondamentaux de la souveraineté : la capacité de contrôler ce qui franchit les frontières dans les deux sens. Les États souverains mesurent leur vulnérabilité non pas les uns envers les autres, mais envers des forces qu’ils ne maîtrisent pas.

Ainsi, la mondialisation implique de fait un affaiblissement réel et nécessaire de la souveraineté. Les États feraient preuve de sagesse en affaiblissant le concept de souveraineté, à la fois pour se protéger eux-mêmes et parce qu’ils ne peuvent s’isoler de ce qui se passe partout ailleurs. La souveraineté n’est plus un sanctuaire.

Nous avons pu le constater dans la réaction américaine et mondiale face au terrorisme. Le gouvernement des talibans en Afghanistan, qui offrait un accès et un soutien à Al-Qaeda, a été renversé. Parallèlement, la guerre préventive des Américains contre l’Irak, qui ignorait les Nations-Unies et était censé posséder des armes de destruction massive, a démontré que la souveraineté n’apporte plus une protection absolue. Imaginez la réaction mondiale si l’on apprenait qu’un gouvernement envisage d’utiliser ou de transférer un engin nucléaire ou que cela a déjà été fait. Beaucoup de personnes diraient, à juste titre, que la souveraineté ne protège plus cet État.

La nécessité peut également conduire à la réduction, voire à l’élimination de la souveraineté quand un gouvernement, par manque de possibilité ou par volonté politique consciente, est incapable de subvenir aux besoins essentiels de ses citoyens. Ce n’est pas seulement une question de moralité, mais nous devons constater que l’échec d’un État tout comme un génocide peuvent induire des flux déséquilibrés de réfugiés et servir de terreau aux terroristes.

L’intervention de l’OTAN au Kosovo est un exemple. En effet, de nombreux gouvernements ont décidé de violer la souveraineté d’un autre gouvernement (la Serbie) pour arrêter l’épuration ethnique et le génocide. En revanche, les meurtres de masse qui ont eu lieu il y a dix ans au Rwanda, et qu’on observe actuellement dans la région du Darfour au Soudan, démontrent la valeur suprême accordée à la souveraineté qui se révèle être un frein contre le massacre d’innocents.

Notre concept de souveraineté doit, par conséquent, être conditionnel, voire contractuel, plutôt qu’absolu. Si un État ne respecte pas sa part du marché en soutenant le terrorisme, en transférant ou en utilisant des armes de destruction massive ou en perpétrant un génocide, il perd alors les bénéfices normaux de la souveraineté et se confronte lui-même aux attaques, aux déplacements ou à une occupation. Le défi actuel de la diplomatie consiste à obtenir un soutien général favorable d’une part, à l’adoption de principes étatiques de bonne conduite et d’autre part, à l’adoption de procédures à mettre en œuvre lorsque ces principes sont enfreints.

Le but consiste donc à redéfinir la souveraineté dans le contexte de la mondialisation, afin de trouver un équilibre entre un monde formé de seuls États souverains et un système international, qu’il revête la forme d’un gouvernement mondial ou d’une anarchie. Le principe fondamental de la souveraineté consistant à fixer les limites nécessaires à la violence entre États doit absolument être préservé. Mais, le concept doit s’adapter à un monde dans lequel les principaux défis à relever résident soit dans l’interaction entre forces mondiales et États, soit dans le rapport de force entre gouvernements et citoyens et non plus dans un antagonisme entre États.

Richard N. Haass est président du Conseil des relations étrangères et auteur de l’ouvrage The Opportunity: America’s Chance to Alter History’s Course (Une occasion à saisir : l'Amérique peut changer le cours de l'histoire.)

 

Par Dujardin Jean - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 00:24

Les medias nous apprennent que les avocats de la région nîmoise ont entamé un mouvement de protestation qui les conduit à refuser de se présenter à côté de leurs clients devant la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Nîmes (lire ici, ici, ici).
Il ne sera évidemment pas question, aujourd'hui et ici, de commenter ce qui est susceptible de se passer à Nîmes, seuls ceux qui ont participé ou assisté aux audiences contestées sachant exactement ce qu'il en est. Mais ces articles nous invitent à aborder un sujet plus vaste, et important, celui du droit de commenter et parfois de critiquer le fonctionnement de l'institution judiciaire. Nous quitterons donc Nîmes tout de suite pour en rester à des généralités.
Quand il s'agit de la justice et de ses pratiques, deux positions extrêmes se manifestent toujours rapidement. Pour les uns la justice qui est indépendante ne peut faire l'objet d'aucune désapprobation, les décisions qu'elle rend ne doivent pas être attaquées autrement que par les voies juridiques de recours, et les critiques contre elle sont vécues comme des agressions inadmissibles. Pour les autres, la justice est un service public dont les modes d'action peuvent à tout moment être discutés.
La difficulté, déjà soulignée ici, c'est que se mélangent quotidiennement les critiques injustifiées émises par des justiciables mécontents qui plutôt que de reconnaître la faiblesse de leur dossier vont la masquer en s'en prenant au juge, et les critiques justifiées par des dysfonctionnement avérés. Il faut donc, avant tout débat sur l'institution judiciaire, commencer par faire un tri entre les mouvements d'humeur sans intérêts d'un côté, et les analyses sereines, sérieuses et argumentées de l'autre.
Ce préalable étant posé, il n'existe aucune raison de faire obstacle à une analyse des pratiques des magistrats. La justice est un service public et l'institution a certainement des comptes à rendre. L'indépendance ne peut pas être un paravent utilisé pour empêcher les tiers de mettre en lumière les dysfonctionnements quand ceux-ci existent réellement.
Venons en maintenant aux critiques litigieuses. La première concerne les peines prononcées en appel.

.../...

Lire la suite de l'article : http://www.huyette.net/article-peut-on-critiquer-la-justice-et-comment-a-propos-des-sanctions-penales-en-appel-97993656.html



Par ERASME - Publié dans : Démocratie & Souveraineté en mouvement et en débat
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