" La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine."
(Vaclav Havel)
" La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine."
(Vaclav Havel)
Umberto Eco vient de retrouver son bureau de Milan, après un voyage à Paris où Nicolas Sarkozy lui a remis les insignes de commandeur de la Légion d'honneur, troisième grade hiérarchique de cet ordre. "C'était au moment où la France se battait pour ne pas perdre son triple A, mais Sarkozy a quand même tenu à me la remettre en personne, j'ai apprécié. Mais je dois dire que j'ai été aussi très ému lorsque j'ai été décoré, en Grèce, de la grande croix du Dodécanèse : la remise de l'insigne a lieu dans la grotte de Patmos, où saint Jean a écrit l'Apocalypse !", s'exclame, en riant, l'écrivain et sémiologue italien.
"D'ailleurs, un des avantages de l'Europe est que le président allemand Christian Wulff ou le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, que je ne connais même pas, me souhaitent mon anniversaire. Désormais, nous sommes européens par la culture, après l'avoir été des années durant par les guerres fratricides."
A travers les fenêtres du bureau d'Umberto Eco se détache la masse menaçante du château des Sforza, dont les tours et les créneaux rappellent les guerres du continent depuis l'époque du castrum portae Jovis, la forteresse de la porte de Jupiter, qui se trouvait déjà là au XIVe siècle, au temps du château des Visconti et des Sforza qui a été détruit lors de l'éphémère République ambrosienne, en 1447. Léonard de Vinci et Bramante ont travaillé entre ces murs. Les touristes viennent aujourd'hui y admirer La Pieta Rondanini de Michel-Ange.
"Face à la crise de la dette européenne, poursuit Umberto Eco, et je parle en tant que personne qui ne connaît rien à l'économie, nous devons nous rappeler que seule la culture, au-delà de la guerre, constitue notre identité. Des siècles durant, Français, Italiens, Allemands, Espagnols et Anglais se sont tiré dessus à vue. Nous sommes en paix depuis moins de soixante-dix ans et personne ne remarque plus ce chef-d'oeuvre : imaginer aujourd'hui qu'éclate un conflit entre l'Espagne et la France ou l'Italie et l'Allemagne ne provoque plus que l'hilarité. Les Etats-Unis ont eu besoin de la guerre civile pour s'unir vraiment. J'espère que la culture et le marché nous suffiront."
L'ex-ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, dans un discours prononcé en 2000 à l'Université Humboldt de Berlin, déclarait que "l'euro est un projet politique", autrement dit que, sans intégration européenne, la monnaie commune ne suffirait pas.
Umberto Eco boit son café tout en songeant à cette phrase. Il préfère les capsules postmodernes de style Nespresso, alors que sa femme, allemande, Renate Ramge Eco, défend la cafetière traditionnelle italienne moka. "En 2012, l'identité européenne est répandue, mais shallow - j'utilise à dessein ce mot anglais, qui ne correspond pas complètement à l'italien superficiel et se trouve à mi-chemin entre surface, "surface", et deep, "profond". Nous devons l'enraciner avant que la crise ne la détruise entièrement. Les journaux économiques évoquent peu le programme d'échanges interuniversitaires Erasmus, mais Erasmus a créé la première génération de jeunes Européens. Pour moi, c'est une révolution sexuelle : un jeune Catalan rencontre une jeune Flamande, ils tombent amoureux, se marient, et deviennent européens, comme leurs enfants. Ce programme devrait être obligatoire, pas seulement pour les étudiants mais aussi pour les taxis, les plombiers, les ouvriers. Ils passeraient ainsi un certain temps dans les pays de l'Union européenne, pour s'intégrer."
L'idée est séduisante, mais dans les journaux populaires allemands comme au sein des partis populistes d'un peu partout, en Finlande, Hongrie, Italie ou France, la fierté européenne semble céder le pas au populisme, à l'hostilité envers les autres pays de l'Union. "C'est pour cela que je qualifie notre identité de shallow. Les pères fondateurs de l'Europe, Konrad Adenauer, Alcide De Gasperi, Jean Monnet, pouvaient avoir moins voyagé - De Gasperi ne parlait l'allemand que parce qu'il était né dans l'Empire austro-hongrois -, ils ne disposaient pas d'Internet pour lire la presse étrangère. L'Europe qu'ils ont construite était une réaction à la guerre, ils partageaient les ressources pour construire la paix. Aujourd'hui, nous devons travailler à l'élaboration d'une identité profonde."
Umberto Eco réfléchit à ce que l'historien anglais Geoffrey Barraclough appelle "la longue guerre civile européenne", du début de la première guerre mondiale en 1914 à la chute du mur de Berlin en 1989, une division profonde à laquelle l'Union européenne et l'euro ont mis fin, mais qui requiert du temps et de la patience pour cicatriser : "Quand j'ai proposé, lors d'un sommet des maires européens, mon idée d'un Erasmus étendu aux artisans et autres professionnels, un maire gallois s'est écrié : "Mes administrés n'accepteront jamais !" Et, alors que je parlais il y a quelques jours à la télévision anglaise, le présentateur s'est mis à me contredire, préoccupé qu'il était par la crise de l'euro, l'Europe supranationale et le fait que lesgouvernements techniques de la Grèce, avec Lucas Papademos, et de l'Italie, avec Mario Monti, n'étant pas "élus", n'étaient donc pas "démocratiques". Que devais-je lui répondre ? Que notre gouvernement a été approuvé par le Parlement et proposé par un président de la République élu par ce Parlement ? Que dans toutes les démocraties il y a des institutions non électives, la reine d'Angleterre, la Cour suprême américaine, et que personne ne les considère comme étant non démocratiques ?
Les symptômes de cette identité fragile, diagnostiquée par Umberto Eco, étaient déjà visibles avant la crise de la dette. Quand la Constitution fut rejetée par référendum, ce texte - écrit par des politiciens, qu'aucun homme de culture n'avait été autorisé à aider - abstrait, jamais discuté avec les citoyens. Ou bien lorsque les billets en euros ne furent pas imprimés à l'effigie de grands hommes et femmes, mais avec les images de panoramas aussi dépourvus d'émotion qu'un tableau de De Chirico.
Le problème remonterait-il à la question de la place de Dieu ? A la religiosité, qui s'accroît au XXIe siècle aux Etats-Unis tandis qu'elle diminue toujours plus en Europe ? "C'est ainsi. A l'époque, Jean Paul II était encore en vie, il fut beaucoup question de savoir s'il fallait mentionnerdans la Constitution européenne les racines chrétiennes du continent. Les laïques séculiers l'ont emporté et on n'en a rien fait, malgré les protestations de l'Eglise. Il existait pourtant une troisième voie, certes plus difficile, mais qui, aujourd'hui, nous donnerait de la force : faire état dans la Constitution de toutes nos racines, gréco-romaines, juives, chrétiennes."
"Derrière nous, on trouve aussi bien Vénus que le crucifix, la Bible et les mythologies nordiques, dont nous nous souvenons avec la tradition de l'arbre de Noël, ou à travers les fêtes de Sainte-Lucie, Saint-Nicolas et Santa Claus. L'Europe est un continent qui a su être le creuset de nombreuses identités, qu'il a fondues sans pourtant les confondre. Dans cette particularité, que je qualifierais d'unique, réside son avenir. Quant à la religion, il faut faire attention. Nombreux sont ceux qui ne vont plus à la messe, mais succombent pourtant aux superstitions. Et combien de non-pratiquants trimballent dans leur portefeuille l'image pieuse de Padre Pio !"
Père de la sémiologie, spécialiste de la culture de masse, auteur d'essais très pointus et confidentiels comme de best-sellers mondiaux, depuis Le Nom de la rose (Grasset, 1980) jusqu'au dernier en date, Le Cimetière de Prague (Grasset, 2011), Umberto Eco, 80 ans depuis peu - s'il se fatigue dans l'ascension d'un escalier, il rit : "Eh, mon ami, nous n'avons plus 70 ans !" -, n'est pas pessimiste : "Malgré tous ses défauts, le marché mondialisé a le mérite de rendre la guerre plus improbable, même entre les Etats-Unis et la Chine. Il n'y aura jamais d'Etats-Unis d'Europe sur le modèle américain, un seul pays avec une seule langue (même, si en Amérique, l'allemand a menacé un temps la suprématie de l'anglais, aujourd'huiattaqué par l'espagnol). Nous avons trop de langues et de cultures, et ce supplément ("Europa", publié par six journaux européens) est une initiative méritoire, justement parce qu'un journal européen "unique" est pour l'instant une utopie. Le Web nous confronte cependant aux autres et, même si nous ne lisons pas forcément le russe, nous pouvons consulter les sites russes, nous avons conscience de l'existence des autres. Je continue à penser que, de Lisbonne à Varsovie, il n'y a pas plus de distance qu'entre San Francisco et New York. Nous resterons une fédération, mais indissoluble."
Et sur ces billets, alors, quelles effigies faudrait-il apposer, pour rappeler au monde que nous ne sommes pas des Européens shallow, mais profonds ? "Peut-être pas celles des politiciens, des condottieres qui nous ont divisés, ni Cavour ni Radetzky, mais plutôt celles d'hommes de culture qui nous ont unis, de Dante à Shakespeare, de Balzac à Rossellini. Etant donné que Pierre Bayard a raison, que nous connaissons tous des livres que nous n'avons pas même lus et avons des réflexes de cultures que nous ignorons, c'est ainsi que l'identité européenne se fera, peu à peu, plus profonde."
Pour la première partie de cet article, voir : Tour de Babel - première partie -
.../...
Au terme de l'histoire des origines, il s'agit donc de marquer le péché collectif d'une communauté humaine et d'en montrer la condamnation par Dieu. Une condamnation sans appel, sans intervention de la grâce. À partir de cette parole : « le Seigneur les dispersa sur la face de toute la terre », le récit de la tour de Babel et celui des origines s'ouvre à l'avenir au sens où la question de la relation entre les hommes et Dieu est posée.
(Von Rad, Théologie de l'Ancien Testament, vol. I, Genève, Labor et Fides, p. 146)
C'est dans cette volonté de promouvoir des langages secrets que réside le pouvoir des classes supérieures, et aussi la cause de la confusion des langages et leur multiplication parmi les peuples. Les humains de Babel (Babylone) trouvent ainsi leur punition dans le système de pouvoir qu'ils ont eux-mêmes inventé.
La tour de Babel était selon la Genèse une tour que souhaitaient construire les hommes pour atteindre le ciel.
Selon les traditions judéo-chrétiennes, c'est Nemrod, le « roi-chasseur » régnant sur les descendants de Noé, qui eut l'idée de construire à Babel (Babylone) une tour assez haute pour que son sommet atteigne le ciel.
Descendants de Noé, ils représentaient donc l'humanité entière et étaient censés tous parler la même et unique langue sur Terre, une et une seule langue adamique. Pour contrecarrer leur projet qu'il jugeait plein d'orgueil, Dieu multiplia les langues afin que les hommes ne se comprennent plus. Ainsi la construction dut s'arrêter et les hommes se dispersèrent sur la terre.
Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l'existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d'un enseignement d'ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l'égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu'a l'humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain ; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l'équivocité du signifiant.
Babel, c'est à la fois une tour et une ville : une entreprise collective d'abord pour se faire un nom, disent les bâtisseurs, pour exister. L'interprétation de l'épisode de Babel peut relever d'un immense malentendu - mal-entendu. François Marty, à juste raison, évoque Babel comme une chance pour l'homme. Le mythe de Babel peut être lu comme instauration, par diversité qu'entraîne la multiplicité des langues, des conditions de l'altérité, de la "biodiversité" des hommes, comme condition sine qua non de capacité à devenir civilisé en habitant des villes. La ville devient alors un creuset d'humanité. C'est Dieu lui-même qui donne un nom à cette ville : Babel, c'est la porte du ciel grâce aux conditions de l'altérité qui sont ainsi mises en place. Babel est alors une invitation à "l'ouverture à l'autre que l'autre, celui qui m'est radicalement différent comme voie qui mène au Tout autre" pour paraphraser Emmanuel Lévinas. Cette tour n'a pas d'autre but que de donner sens à l'entreprise qu'est la construction de la ville. Mais il y a malentendu. Au sommet de la ziggourat est construit un temple avec un lit et une femme qui attend. C'est du moins ce que nous enseigne l'archéologie. C'est donc une invitation adressée à Dieu pour venir visiter les hommes. Simplement, l'homme arrivé au sommet de la tour est pris d'un vertige, celui du démiurge. Il est tenté alors de se prendre pour Dieu lui-même. Il nous faut sans doute relire ce mythe de Babel, mythe fondateur de l'altérité elle-même, avec une plus grande attention portée à l'écriture au-delà des gloses et des représentations. Babel est d'abord une ville et c'est en son milieu que les hommes édifient une tour, les deux sont liés. L'ensemble est construite sur une faille - Shinéar- dit la Bible, faille qui met en relation, pour les Anciens, deux mondes : celui des hommes et celui des dieux, les Enfers. Ce texte renvoie indirectement à la première ville, celle construite par Caïn et qui a pour nom Hénoch - le commencement -, dans le pays de Nod - de l'errance. C'est la ville des premières créations des hommes avec l'artisanat et les arts de Tubalcaïn et de Youbal ; mais c'est hélas aussi la ville du crime avec Lamek (Genèse 4, 17-24) et que Dieu détruisit pour cela par un déluge. C'est ce déluge dont nous retrouvons, comme par hasard, l'origine dans le pays même où furent édifiées Babel, Ur et bien d'autres villes avec leurs ziggourats et que les Hébreux découvrent lors de leur exil à Babylone.
Les récits de constructions que les hommes tentaient d'élever jusqu'au ciel ont depuis longtemps marqué les esprits, source d’inspiration pour bon nombre d’écrivains et d’artistes.
Origine du nom
Cette origine est clairement une référence à Babylone, située dans le chapitre 11 de la Genèse, dans le pays de Shinear (Sumer).
Les ziggurats ont été construites dans toute la Mésopotamie de la fin du troisième millénaire à l’occupation achéménide. Les plus anciennes sont l’œuvre d’Ur-Nammu (2112-2095), roi sumérien de la dynastie d’Ur III. Etemenanki était exceptionnelle par ses dimensions. Elle a bénéficié à la fois des travaux de reconstruction entrepris par Assarhaddon (680-669) et des embellissements réalisés par les souverains néo-babyloniens qui ont pu profiter d’un gigantesque butin. La ziggurat avait une base de 90 mètres de côté et peut-être une hauteur équivalente. Cela devait en faire un des monuments les plus spectaculaires de toute l’Antiquité. Elle comptait probablement 7 étages, colorés par des parements de briques émaillées (le chiffre 7 avait une valeur symbolique en Mésopotamie). Cependant sa forme n'était pas circulaire : toutes les ziggurats avaient une base carrée ou rectangulaire.
L'origine des représentations picturales d'une tour ronde peut être liée à une association tardive entre la tour de Babel et le minaret de la mosquée de Samarra situé à 205 km au nord du site et 125 km au nord de Bagdad. La tour Malwiya, qui n'est ni plus ni moins celle que l'on peut admirer dans la majorité des représentations de la tour de Babylone, sa forme unique, en spirale, a influencé de nombreux peintres et explorateurs. Cependant cette mosquée date du IXe siècle, et n'a par conséquent aucun lien avec la cité antique de Babylone.
Dieu descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Dieu dit : « Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres. » Dieu les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c'est là que Dieu confondit le langage de tous les habitants de la terre et c'est là qu'Il les dispersa sur toute la face de la terre.
Traduction courante
Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Chmunter , et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.
L'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la Ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre.
Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ». La Solennité de l'Epiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie. La fête est venue d'Orient
où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l'eau, elle est beaucoup plus la célébration de l'inauguration du ministère public du Christ,
lors de son baptême au Jourdain, qu'une
festivité des événements de l'enfance de Jésus.
En Occident, l'Epiphanie, fixée au 6 janvier ou
au dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier, est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l'office de la fête
parle des trois mystères de ce jour comme
n'en faisant qu'un : l'adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces
de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l'attention.
Pour laisser à l'Epiphanie toute sa dimension de
« Pentecôte » du cycle de la
Nativité, l'Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée
le dimanche qui suit l'Epiphanie.
" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime ! " (Voltaire)
" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller
jusqu'au bout de sa pensée " (Léon Blum)