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Israël, Palestine et Processus de Paix

Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 21:12

A deux jours de la visite du président américain Barack Obama en Israël, le nouveau gouvernement de Benjamin Netanyahu prête serment, devant le Parlement, ce lundi 18 mars 2013.

Après 40 jours de tractations fébriles qui ont suivi les élections législatives du 22 janvier, Benyamin Netanyahu a mis la toute dernière main dans la nuit de dimanche à lundi à la composition d'un gouvernement comptant 21 ministres en nommant deux caciques de son parti Likoud (droite).

Le lobby des colons présent en force

A la veille de la première visite présidentielle de Barack Obama en Israël et dans les Territoires palestiniens, les représentants du lobby des colons, présents en force dans le gouvernement, ont clairement affiché leurs ambitions.

Youval Steinitz, ex-ministre des Finances, s'est vu octroyer le ministère des Relations internationales, des Affaires stratégiques et du Renseignement.

L'ancien vice-Premier ministre Sylvan Shalom hérite d'un ministère de l'Eau, de l'Energie, du Développement régional et est chargé du désert du Néguev et de la Galilée.

Au total, le cabinet est l'émanation d'une majorité de 68 députés sur 120, composée du Likoud, de son allié Israël Beiteinou, la formation nationaliste de l'ex-ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, de Yesh Atid, rassemblement de défense des classes moyennes dirigé par l'ex-journaliste vedette Yaïr Lapid, du Foyer juif de Naftali Bennett, issu de la mouvance nationaliste religieuse et proche des colons, ainsi que de HaTnuha, mouvement centriste de l'ancienne chef de la diplomatie Tzipi Livni.

Religieux "out", colons "in"

En revanche, le gouvernement ne comprend aucun représentant des partis religieux ultra-orthodoxes Shass (sépharade) et Judaïsme unifié de la Torah (ashkenaze).

"L'ère Ehud Barak (l'ex-ministre de la Défense, modéré sur la colonisation) est finie. Le nouveau gouvernement va renforcer la colonisation en Judée-Samarie, en Galilée (nord) et dans le Néguev (sud)", a prévenu à la radio publique Danny Danon, nouveau vice-ministre de la Défense, qui accusait Ehud Barak d'entraver la construction en Cisjordanie.

Interrogé sur une éventuelle réaction de la Maison Blanche, M. Danon a minimisé les risques de confrontation: "Les Etats-Unis savent qu'il y a eu des élections en Israël et qu'un gouvernement nationaliste a été constitué. Nous voulons la paix mais si on regarde à droite et à gauche dans la région, on ne peut que constater qu'il n'y a pas de partenaire", a argué Danny Danon.

Lors d'une conférence de presse, Avigdor Lieberman a averti que son parti s'opposerait "catégoriquement" à tout moratoire sur la colonisation.

Il ne peut y avoir qu'un seul Etat entre le fleuve Jourdain et la Méditerranée

L'entourage du nouveau patron de la Défense Moshé Yaalon a de son côté exclu tout geste envers l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas avant l'arrivée de M. Obama. Il s'oppose à des libérations de prisonniers palestiniens, à un gel de la construction ou à un transfert du contrôle de certains secteurs de la Cisjordanie à l'Autorité palestinienne, que réclame le président Abbas.

Enfin, le nouveau ministre du Logement, Uri Ariel, numéro deux du Foyer juif, a lui aussi annoncé la couleur: "Il ne peut y avoir qu'un seul Etat entre le fleuve Jourdain et la Méditerranée, c'est Israël. Les Palestiniens ne peuvent aspirer qu'à une "autonomie", a averti ce colon dans une interview au Yediot Aharonot.

Dans l'opposition, la députée de gauche Zehava Galon a dénoncé ce "gouvernement de droite qui va continuer à gaspiller des milliards de shekels dans les colonies".

"La seule différence entre le nouveau gouvernement et le précédent c'est que les +harédim+ (ultra-orthodoxes) sont +out+ et les colons +in+", a-t-elle déploré.

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-le-nouveau-gouvernement-netanyahu-pro-colons-prete-serment_1232676.html

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Lundi 11 février 2013 1 11 /02 /Fév /2013 13:29

Dix femmes ont été arrêtées lundi 11 février par la police israélienne au Mur des lamentations pour avoir revêtu des châles de prière.

Le site le plus sacré du judaïsme est régi par la tradition orthodoxe qui réserve ledit châle aux hommes.

Parmi les personnes interpellées figure l'Américaine Susan Silverman, rabbin réformateur. Deux autres ressortissantes américaines et des Israéliennes appartenant à l'organisation "Women of the Wall" (http://womenofthewall.org.il/), qui milite pour l'égalité des sexes dans les pratiques religieuses, sont également du nombre.

Selon un porte-parole de la police, leur comportement était contraire aux décisions de la Haute Cour, qui a prorogé il y a dix ans les préceptes orthodoxes applicables sur le site pour éviter les tensions entre fidèles de différentes obédiences.

Source : Reuters

 

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Jeudi 31 janvier 2013 4 31 /01 /Jan /2013 16:40

Le ministère syrien des Affaires étrangères a protesté aujourd'hui auprès des Nations unies après un raid israélien ayant visé la veille un centre militaire près de Damas, selon un communiqué publié par l'agence officielle Sana.

Dans ce texte, le ministère des Affaires étrangères dit notamment "protester officiellement contre la violation par les Israéliens de l'accord de 1974", qui prévoyait la fin des hostilités entre la Syrie et l'Etat hébreu, qui restent officiellement en état de guerre (cf http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=S/11302/Add.1).

 

Voir également :

 * http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/undof/background.shtml

 * www.mfa.gov.il/NR/rdonlyres/D96F3761.../0/israelencartes2.pdf  

 *  http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/11/11/tirs-de-sommation-israeliens-contre-la-syrie_1788941_3218.html

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Dimanche 6 janvier 2013 7 06 /01 /Jan /2013 19:02

Benjamin Netanyahu a multiplié les interventions médiatiques dimanche 6 janvier pour tenter d'enrayer une poussée de l'extrême droite aux élections législatives anticipées du 22 janvier en Israël.

La victoire, en nombre de sièges à la Knesset, ne fait pratiquement pas de doute pour le Likoud du Premier ministre sortant, qui a reconduit son alliance de gouvernement avec le parti ultranationaliste Israel Beitenu (Israël Notre Maison) de l'ex-ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.

Mais les derniers sondages d'intentions de vote montrent que le Bayot Yehudi, du millionnaire et ancien colon Naftali Bennett, qui prône l'annexion d'une partie de la Cisjordanie occupée, risque de mordre sur l'électorat traditionnel de "Bibi" Netanyahu.

La semaine dernière, le parti de Bennett était ainsi donné en deuxième position. "Je crois qu'il existe une seule manière de garantir le maintien de la droite au pouvoir en Israël, c'est de voter pour moi, pour la liste commune Likoud-Israel Beitenu", a déclaré le chef du gouvernement sur Radio-Israël.

"Toute autre attitude, de la part de ceux qui souhaitent mon maintien aux affaires mais ne voteraient pas pour moi, accroîtrait les perspectives d'un retour au pouvoir de la gauche à notre place".

Aucune formation n'a réussi à gagner seule les élections législatives en Israël. Une bonne performance pour le parti de Naftali Bennett augmenterait ses chances d'obtenir un rôle important au sein de la coalition pilotée par Benjamin Netanyahu.

Cela aurait aussi pour effet d'accroître les inquiétudes des chancelleries à propos de la politique de colonisation de l'Etat juif. Les pourparlers de paix israélo-palestiniens sont gelés depuis 2010, ce qui n'empêche pas la colonisation de gagner chaque jour du terrain.

PIQUE AU VIF

"Bibi" Netanyahu n'accorde que de très rares interviews aux médias israéliens et le fait qu'il s'exprime au micro de Radio-Israël et de la radio militaire illustre sa nervosité devant les gains enregistrés par la formation de Naftali Bennett.

Selon un sondage de Radio-Israël, Bayit Yehudi obtiendrait au soir du 22 janvier 18 sièges de députés, soit cinq de plus que dans le Parlement sortant, contre 35 à la coalition emmenée par le chef du gouvernement.

Le Premier ministre, avec à sa droite Naftali Bennett, est également confronté au défi que représentent les formations du centre et de gauche.

Samedi, l'ancienne responsable de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, à la tête de la formation centriste Hetenuah, a annoncé qu'elle allait discuter avec les chefs de file du parti centriste Yesh Atid et du Parti travailliste de la création d'"un front uni pour remplacer Benjamin Netanyahu".

D'après les sondages, ces trois formations totaliseraient environ 37 des 120 sièges de la Knesset, soit deux de plus que le nombre prévu pour la coalition Likoud-Israel Beitenu.

Les désaccords sur les conditions d'une alliance centre-gauche rendent toutefois cette dernière hypothétique.

Benjamin Netanyahu a également été piqué au vif par les propos tenus par l'ancien chef du Shin Bet, les services de renseignements intérieurs, Yuval Diskin, qui a dénoncé sa "faiblesse" et ses "hésitations" dans un entretien publié vendredi dans le "Yedioth Ahronoth".

L'an dernier, l'ex-patron du Shin Bet, qui a pris sa retraite en 2011, avait accusé l'actuel Premier ministre de chercher à livrer "une guerre messianique" à l'Iran.

Evoquant ces propos, Benjamin Netanyahu a répondu dimanche à la radio: "Ils disent que je poursuis une mission messianique. Laissez-vous dire quelque chose: je suis effectivement en mission, mais pas d'ordre messianique. Il s'agit d'une mission de lucidité".

Source : Reuters

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Mercredi 2 janvier 2013 3 02 /01 /Jan /2013 12:19

Le 4 juin 2009, à l'université du Caire, Barack Obama prenait à bras-le-corps la question palestinienne dans un discours mémorable destiné à solder les mécomptes de l'ère Bush fils au Proche et au Moyen-Orient. "L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un Etat à lui, assurait-il. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine, dans l'intérêt de l'Amérique, dans l'intérêt du monde. C'est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu'exige cette tâche."
Quatre mois plus tard, l'espoir a cédé le pas à une sourde inquiétude. Après avoir battu en retraite face à l'obstination israélienne sur la question de la colonisation de la Cisjordanie, l'administration américaine semble se résigner à de vieilles recettes en se contentant d'exhorter, de loin, les deux parties à s'entendre sous l'égide d'un émissaire Sisyphe dépourvu dans les faits de tout moyen de pression.
Le passé récent nous enseigne, malheureusement, que ce n'est pas ainsi que la paix pourra s'écrire entre Israéliens et Palestiniens. Deux pouvoirs morcelés et faibles ne peuvent que démissionner devant leurs responsabilités. Il manque à ces deux peuples, engoncés dans leurs peurs et leurs haines recuites, les hommes d'Etat capables de les tirer d'une ornière sanglante où les phases de guerre sont toujours plus meurtrières.
Depuis 1993, les interventions internationales se sont limitées à transformer un conflit asymétrique en une négociation asymétrique, soit sa perpétuation sous une autre forme. Cette négociation déséquilibrée a fait la preuve de sa stérilité. Le rapport des forces doit donc être modifié pour que chacun ait véritablement quelque chose à gagner à discuter avec son adversaire.
La responsabilité des Etats-Unis et de ceux qui ont leur ont emboîté le pas pour considérer comme centrale cette question israélo-palestinienne est aujourd'hui considérable. Ne rien faire et s'abandonner aux formules devenues creuses sur un Etat palestinien à venir sans passer à l'action est criminel. A Jérusalem, un feu couve toujours que les vents mauvais ne peuvent qu'attiser pendant qu'à Gaza, oubliée après la guerre en dépit de ronflantes promesses de reconstruction, l'absurde le dispute à l'inacceptable.
Le statu quo délétère qui corrode Israël et le mouvement national palestinien doit être brisé. Il n'est que trop temps.

(Editorial paru le 8 octobre 2009 sur LeMonde.fr)
   

Voir également à cet égard :

 * La question de la Palestine (Source : Nations Unies)

 * Israéliens, Palestiniens, il faut bouger !

 * Agissons pour offrir enfin une véritable perspective au Proche Orient

 * Il faut sauver le soldat "Israël" !

 * Les atouts de l'Union européenne dans le dossier israélo-palestinien

 * La question palestinienne : défi risqué pour Obama et comment l'Europe peut l'aider, par Jacques Charmelot (étude publiée par la Fondation Robert Schuman)

 * Pour dépasser la situation actuelle au Proche Orient, il faut d'abord cesser les hypocrisies et de soutenir les fausses bonnes solutions, et tirer les véritables leçons ! - nouvelle édition  

 

 

 

 

 

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