11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:51

The President of the European Council, Herman Van Rompuy, and the President of the European Commission, José Manuel Barroso, issued today the following statement: 

The European Union welcomes the agreement announced today by the Greek Cypriot and Turkish Cypriot leaders on a Joint Declaration, which lays a solid foundation for resumption of negotiations for a fair and viable comprehensive settlement of the longstanding Cyprus problem. This Joint Declaration should help them to swiftly address matters of substance and to achieve rapid results in the negotiations. President Van Rompuy and President Barroso congratulate and salute the courage the two leaders have shown in agreeing it. 

At the time of accession of Cyprus, the European Union declared its readiness to accommodate the terms of a settlement in line with the principles on which the Union is founded. As previously announced, the European Commission is keen to play its part in supporting the negotiations, conducted under UN auspices and to offer all the support the parties and the UN find most useful. As the negotiations resume, President Barroso's personal representative will contribute actively to the search for constructive solutions in compliance with the EU acquis to overcome outstanding problems. In parallel, the European Commission will also step up its efforts to help the Turkish Cypriot Community prepare for implementation of the acquis.    

The European Union also supports the efforts to reach an agreement between the two parties on a package of Confidence-Building Measures which can help to create momentum towards a settlement to the benefit of Cypriot people. The European Union stands ready to look creatively at how to contribute to this objective in the prospects of a final settlement.  

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:41

Pour la première journée du sommet France-Etats-Unis, Barack Obama et François Hollande ont dit s'engager pour un accord ambitieux sur le climat ainsi que pour le partenariat transatlantique.

 

François Hollande a visité lundi avec Barack Obama la résidence du troisième président des Etats-Unis, le francophile Thomas Jefferson, hôte posthume et symbolique des premières heures d'une visite d'Etat de trois jours aux Etats-Unis.

Accueilli en début d'après-midi sur la base militaire d'Andrews, le chef de l'Etat s'est ensuite envolé à bord d'Air Force One en compagnie du président américain pour rejoindre le domaine de Monticello.

"Alliés, nous l'étions au temps de Jefferson et de La Fayette, alliés nous le sommes encore aujourd'hui, amis nous le sommes pour toujours", a déclaré François Hollande lors de la visite de l'ancienne plantation d'une figure emblématique de l'indépendance américaine.

Ce lieu "symbolise l'amitié entre la France et les Etats-Unis", a estimé Barack Obama, saluant en Thomas Jefferson le "fervent francophile" qui fut ambassadeur à Paris de 1785 à 1789.

Souriants devant les photographes, les deux hommes ont multiplié les gestes de complicité avant de repartir pour la Maison Blanche en empruntant pour une étape du trajet Marine One, l'hélicoptère du président américain.

François Hollande devait quitter la présidence américaine dans la soirée pour un dîner avec le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et Christine Lagarde, l'ancienne ministre des Finances de Nicolas Sarkozy qui dirige le FMI.

Premier dirigeant français depuis Jacques Chirac en 1996 à se voir accorder une visite d'Etat, le président effectuera mardi un tour d'horizon diplomatique complet dans le bureau ovale de Barack Obama.

Une conférence de presse commune prévue dans la foulée permettra aux deux hommes de convaincre que leur rapprochement se concrétisera au-delà du faste déployé pour accueillir le président français

Nouveau cap

Dans une tribune à quatre mains publiée lundi par Le Monde et le Washington Post, les deux chefs d'Etat se disent prêts à faire "franchir un nouveau cap" à l'alliance franco-américaine en s'engageant notamment à faire aboutir le projet d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et les Etats-Unis.

Le président américain a en outre promis à François Hollande son soutien pour faire en 2015 de la conférence de Paris sur le climat et la lutte contre le réchauffement climatique un succès.

Point d'orgue des festivités, un dîner d'Etat à la Maison Blanche auquel le président assistera en tant que célibataire après sa séparation avec Valérie Trierweiler, une actualité dont la presse américaine a fait son miel en raison notamment des soucis causés au protocole américain.

Si la Maison Blanche se refuse à divulguer le plan de table ou le nombre d'invités qui se regrouperont dans une immense tente installée dans les jardins de la présidence, un conseiller de Barack Obama a expliqué à un groupe de journalistes français que le faste déployé illustrait l'importance accordé à l'allié français.

Le président français y dégustera des légumes du potager de Michelle Obama, des spécialités américaines comme du caviar de l'Illinois ou un steak d'une ferme familiale du Colorado et écoutera la chanteuse Mary J. Blige.

Accompagné d'entrepreneurs du net français, François Hollande s'envolera mercredi pour San Francisco et la Silicon Valley où il tentera de faire passer le message que la France n'est pas l'enfer fiscal et administratif dont elle a parfois la réputation.

Source : http://www.euractiv.fr/climat-environnement/climat-et-partenariat-transatlan-news-533412

A lire aussi

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 10:05

Le monde fait face à une conjonction de crises d’envergure mondiale sans précédent dans l’histoire: épuisement des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, bulles financières et faillites bancaires, déshumanisation du système économique, désagrégations sociales, accroissement des inégalités et de la précarité, montée des intolérances, contestation des élites politiques, famines, pénuries, pandémies virales…

Cette évolution, qui s’est opérée dans un contexte d’incontrôlable expansion et de révolution technologique des communications, résulte pour une large part d’une crise majeure de la pensée et du sens et de la détérioration de la matrice des valeurs.

La conscience planétaire n’est pas à la hauteur de ces défis quand bien même l’espèce humaine, menacée par elle-même, doit se protéger de l’autodestruction en se protégeant des forces déchaînées. La communauté internationale doit, de manière urgente, concevoir les mesures et forger les outils permettant de lutter contre des risques menaçant l’existence de millions d’êtres humains sur l’ensemble de la planète.

Il serait vain de se limiter à dénoncer les méfaits de la mondialisation, du capitalisme et du fanatisme ou illusoire de vouloir élaborer un programme ou un modèle de société. Il est devenu impératif de mettre en œuvre les réformes et d’engager les transformations nécessaires en les concevant de manière globale et interdépendante. Cette approche est d’autant plus importante que les problèmes sont interconnectés et constituent les vecteurs d’une «poly-crise» menaçant notre monde d’une «poly-catastrophe».

La globalisation économique a créé les infra-textures d’une société-monde, caractérisées par un réseau de communications et une économie planétaires. Dans le même temps, rien n’a été fait pour mettre en place les instances de décision légitimes que supposerait une telle évolution ou pour faciliter la prise de conscience d’une incontournable communauté de destin.

La communauté internationale a regrettablement fait la preuve de son impuissance, sinon de son irresponsabilité, face à ces dangers. Il est évident que la souveraineté populaire, qui constitue le socle de la plupart des régimes politiques, n’incite pas les dirigeants à consacrer l’intérêt requis aux crises qui surviennent aux antipodes ou à s’intéresser aux problèmes de long terme, compte tenu des contingences et échéances électorales Ces contradictions ne naissent pas d’une difficulté passagère, mais sont consubstantielles à notre mode d’organisation démocratique du monde. En effet les instances multilatérales ne disposent pas de cette légitimité démocratique directe, indispensable à l’instauration de normes contraignantes. Nul ne peut toutefois imaginer qu’une éventuelle société puisse se construire sur le principe d’un Etat-nation étendu à l’échelle planétaire-monde.

Pour surmonter cet écueil sans renier nos valeurs, il n’est donc d’autre solution que de repenser les principes mêmes de la gouvernance globale. Cela doit se faire dans la seule enceinte véritablement légitime et inclusive pour traiter des enjeux planétaires: celle des Nations Unies. Pareille réflexion ne peut être conduite que par des personnalités ayant exercé de hautes responsabilités politiques, académiques ou économiques mais qui, désormais en retrait des affaires du monde, sont libérées des contingences électorales, capables de penser au-delà des intérêts de leur génération, de leur pays ou de leur groupe social.

Cette réforme doit viser à concilier les intérêts divergents des diverses générations actuelles comme futures, de faire émerger un intérêt planétaire commun sur les grands enjeux de ce siècle et de rétablir des solidarités aujourd’hui mises à mal par l’accroissement généralisé des inégalités sociales.

Il est essentiel de retrouver l’esprit pionnier de la Charte des Nations-Unies qui proclamait « Nous les peuples…» et de le rendre véritablement universel, en prenant en compte les intérêts de toutes les nations, de l’ensemble des groupes sociaux et de chaque génération, notamment de celles à venir. Sauver l’humanité du désastre est une exigence incontournable qui implique l’impératif catégorique de la transformation.

L’élaboration d’un Pacte des peuples est une tâche à laquelle il faut s’atteler de toute urgence en vue de le soumettre à l’adoption des Etats participants au prochain Sommet Paris-Climat 2015, qui devrait fournir l’occasion à la communauté internationale de prendre un virage capital et décisif.

L’Appel lancé par le Collegium International est adressé au Secrétaire général des Nations unies en vue d’être soumis à la considération du prochain Sommet G20 ainsi qu’au Président de la République française, hôte de la Conférence planétaire Paris-Climat 2015.

Signature collective

Signataires : Michel Rocard, Milan Kucan, Michael W. Doyle, Edgar Morin, Saskia Sassen, René Passet, Michèle Sabban, Bernard Miyet, Sacha Goldman, Fernando Henrique Cardoso, Christiane Hessel, William vanden Heuvel; Peter Sloterdijk, Ruth Dreifuss, Nicolas Bordas, Joseph Stiglitz…

Source : http://www.liberation.fr/monde/2014/01/21/vers-une-gouvernance-mondiale_974539?utm_source=Contact+NVS&utm_campaign=6241c25517-La_quotidienne_12_12_2013&utm_medium=email&utm_term=0_f2ce71e05b-6241c25517-127921709

Voir également :

 * Gouvernance mondiale : s'attaquer au terrain des valeurs (Tribune par Pascal Lamy - Notre Europe - Institut Jacques Delors )

 

 

 

 

 

 * La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ? par Joseph Stiglitz - nouvelle édition -

 

 

 

 * A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride (nouvelle édition)

 

 

 

 

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:57

La Cour constitutionnelle fédérale allemande (CCF) vient de statuer de façon préliminaire sur le recours concernant la compatibilité entre la décision "OMT" ("Outright Monetary Transactions") de la Banque Centrale Européenne (BCE) et "le droit primaire" de l'UE, c'est à dire les Traités (en l'occurrence principalement l'article 123 TFUE). 

En résumé, la décision OMT vise à permettre à la BCE de procéder à des achats illimités de dette souveraine de certains États dès lors qu'ils acceptent de se soumettre aux conditions (de politique budgétaire et économique) posées par les plans d'assistance du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) ou du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) qui doit en prendre le relais. 
L'article 123 TFUE "interdit" notamment à la BCE de financer le déficit des États "en leur accordant des découverts ou tout autre type de crédit". En particulier, "l'acquisition directe auprès des États par la BCE (...) des instruments de leur dette est également interdite". 
La CCF considère à juste titre - mais pour la première fois ... - que la question de la compatibilité entre la décision de la BCE et l'article 123 TFUE doit être, en droit, tranchée par la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE), chargée d'assurer le contrôle de légalité des décisions des Institutions européennes et l'interprétation uniforme du droit européen. 
La CCF renvoie donc cette question (sous forme de "question préjudicielle") à la CJUE qui devra trancher en droit dans se prononcer sur le fond de l'affaire. 
Toutefois, la CCF donne également, dans sa décision, son propre "sentiment" sur l'affaire. 
Celui-ci est clairement négatif, même si la CCF laisse la porte ouverte à une interprétation restrictive - et donc éventuellement admissible - de la décision de la BCE.
  
En résumé, la CCF "considère" que :    
- la décision OMT de la BCE outrepasse le mandat de la Banque dans la mesure où cette décision est, en réalité, non pas un acte (légitime) de politique monétaire mais un "acte de politique économique" étroitement lié aux programmes d'assistance du FESM ou du MES et donc, en tant que tel, hors du mandat spécifique de la BCE - dont les actes ne sont, par ailleurs soumis à aucune "légitimation ou contrôle parlementaire", 
- la décision OMT revient en fait à "contourner par des mesures d'effet équivalent" l'interdiction faite à la BCE d'acheter directement auprès des États des titres d'obligations souveraines, 
- toutefois, la légalité de la décision OMT "pourrait ne pas être contestable" si elle "s'apparentait" seulement "à une action de support des politiques économiques de l'UE" - c'est à dire si elle excluait toute suppression de dette ("debt cut"), tout achat de "montants illimités" de titres de dette et toute "interférence avec la fixation des prix (des titres de dette) sur les marchés". La CCF ajoute que, lors de la procédure orale, les représentants de la BCE ont déclaré que ces limites étaient "compatibles avec le sens et l'objectif" de la décision OMT, 
- la CCF ajoute que la question de la compatibilité la décision OMT - et de son application - au regard de la Constitution allemande elle-même, devra être appréciée "notamment" à la lumière des réponses qui seront données aux trois points soulevés ci-dessus. 
  
Conclusions provisoires    
1. Ce jugement "annoncé" de la CCF ne doit pas surprendre les acteurs ou les observateurs de l'évolution "audacieuse" de la politique monétaire de la BCE au regard des Traités. Poussée par l'aggravation de la situation financière et économique au sein de l'Eurozone, la BCE a été amenée à prendre des décisions "non conventionnelles" à l'extrême limite de son mandat et de la légalité. 
2. La CCF met clairement et explicitement en garde la BCE contre toutes mesures qui constitueraient en fait un détournement des règles fixées par les Traités. 
3. Les conditions et limites suggérées par l'"obiter dictum" de la CCF - et qui pourraient légitimer la décision d'OMT - apparaissent, à première vue, peu compatibles avec le but réel de cette décision : convaincre les opérateurs financiers que les interventions (directes ou indirectes) de la BCE sur le marché des dettes souveraines pourront revêtir une ampleur suffisantes pour décourager la spéculation. 
4. Si la CJUE doit s'en tenir à une interprétation stricte des textes (et, en particulier, de l'article 123), il n'est pas sûr qu'elle contredise les considérations principales de la CCF. Il n'est même pas certain que - le cas échéant - elle reprenne à son compte les conditions et limites, suggérées par la CCF, dans lesquelles la décision OMT pourrait être considérée comme compatible avec les Traités. Les "interdictions" formulées par l'article 123 TFUE (ainsi que par l'article 124) sont en effet clairement énoncées et correspondent bien à l'esprit des auteurs des Traités. 
5. Toutefois les conséquences imprévisibles d'une remise en cause éventuelle de la décision OMT pourraient inciter la CJE à s'accorder un délai de réflexion permettant aux Institutions - et notamment à la BCE - de réfléchir plus avant aux moyens permettant de "légaliser" leurs outils de politique monétaire. 
6. La seule conclusion claire que l'on puisse tirer de cette impasse juridique - elle aussi "annoncée" - est la suivante : la crise financière a démontré l'incompatibilité des règles actuelles des Traités avec les besoins d'une politique monétaire efficace. La seule solution crédible et durable à cette situation est la modification de ces règles par voie de révision des Traités (1). 
N'est-ce pas, après tout, la Chancelière allemande elle même qui a souvent déclaré qu' "une Union incapable de réviser ses Traités serait condamnée à l'immobilisme" ?
  
(1) Dans une certaine mesure, cette conclusion pourrait d'ailleurs aussi s'appliquer - mutatis mutandis - à certaines autres modalités de politique financière et économique laborieusement construites en marge des Traités ( dont le "Mécanisme Européen de Stabilité" et le "Fiscal Compact") : la CCF doit en effet prochainement statuer sur la compatibilité de ces mesures avec la Constitution allemande ainsi que, éventuellement, avec les Traités eux-mêmes.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:34
Contexte

 

Les chefs d'État et de gouvernement du G20 ont décidé en 2009 que les produits dérivés échangés de gré à gré (OTC) ou entre les banques devraient être compensés et enregistrés dans un référentiel central d'ici la fin de 2012.

Ces engagements ont été pris dans le sillage de la crise financière de 2008 afin de contrer la volatilité des marchés qui menaçait de replonger l'économie mondiale dans une seconde grande dépression.

La plus grande partie des 700 000 milliards de dollars (513 000 milliards d'euros) de produits dérivés sont échangés à Londres et à New York, mais même si l'UE et les États-Unis sont d'accord sur les objectifs, c'est dans les détails que le bât blesse.

En 2012, l'UE avait adopté une législation sur les produits dérivés.

Les éléments nouveaux

De nouvelles règles entrent en vigueur en Europe le 11 février pour mieux contrôler les marchés dérivés. 

Quand Lehman Brothers s'est effondré en 2008, les marchés financiers ont sombré dans les limbes des produits dérivés. La question était alors de savoir qui avait les actifs les plus toxiques, comme les CDS ou « credit default swaps ».

En réponse à la situation, responsables politiques et organismes de surveillance du monde entier ont réclamé des mesures pour détecter les risques à venir dans ces zones opaques des marchés financiers internationaux.

Registres systématiques

Les nouvelles réglementations européennes, qui entrent en vigueur ce mercredi 12 février, visent à augmenter la transparence en demandant de façon systématique des rapports sur les transactions réalisées.

Mais, même si les produits dérivés sont détectés grâce à ce procédé, tâche ô combien difficile en soi, les données seraient trop fragmentées pour pouvoir donner une image claire du marché, et par conséquent prévenir l’émergence de nouveaux risques.

Dans la pratique, avoir un instantané significatif de l'état d'un marché ne sera possible que dans plusieurs années. Et ce, dès que les rapports de toutes les parties concernées seront rédigés correctement et mis en relation entre eux. Mais d'ici là, les risques liés aux produits dérivés pourraient certainement passer à nouveau inaperçus, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Lacunes possibles

« Il s’agit d’un défi de rassembler toutes ces informations dans un format qui est utile et utilisable, » explique Clive Ansell, responsable de l'International Swaps and Derivatives Association, la plus grande organisation active dans l'industrie des produits dérivés au monde. « Nous nous attendons à ce qu'il y ait des lacunes et de possibles incohérences le jour J. »

En effet, à partir de mercredi (12 février), tout organisme qui négociera sur les marchés de produits dérivés au sein de l'UE devra rendre compte de leurs transactions à l'un des six nouveaux organes connus sous le nom de « référentiels centraux ».

Les règlementations couvrent les transactions privées, « transactions de gré à gré », qui constituent la majeure partie du marché mondial des produits dérivés. Elles comprennent aussi les produits dérivés lors des échanges. Les organismes de surveillance veulent voir basculer les marchés dérivés dans ces derniers types de produits en vue de renforcer la transparence.

5 millions de transactions par jour

Les spécialistes s'attendent à ce que les banques et les sociétés au sein de l’UE déclarent chaque jour environ 5 millions de transactions d'échanges et environ 20 000 contrats négociés en privé.

Chris Borg, conseiller financier à Reed Smith, indique que les organismes de surveillance se rendent bien compte de l'ampleur de la tâche et assure que chacune veut se mettre au diapason. « Néanmoins, il n'y a pas assez de clarté ou de temps, pour nous permettre de mener à bien cette tâche, » précise-t-il.

Les États-Unis ont imposé la déclaration obligatoire sur les transactions liées aux produits dérivés depuis 2012. Commodities Futures Trading Commission, organe de contrôle et de régulation des marchés financiers américains, a indiqué encore l'année dernière que les données étaient sens dessus dessous.

Les États-Unis ont introduit étape par étape le système de « reporting » et ne l'imposent qu’à une seule partie seulement des marchés de gré à gré. Le régime européen est bien plus vaste. À la fois les acteurs des marchés boursiers et ceux de gré à gré vont être contraints de déclarer leurs transactions, et ce, dès le premier jour de l’entrée en vigueur de la législation.

Le système de « reporting » n'est pas encore prêt

Les 14 grandes banques, qui représentent environ 65 % des marchés de produits dérivés au niveau mondial, sont en grande partie prêtes à s’adapter aux nouvelles règles en Europe.

Mais, c'est une tout autre histoire pour les sociétés, qui représentent entre 5 et10% des marchés dérivés. Celles-ci ont recours aux marchés des dérivés en vue de prévenir les mouvements négatifs des prix sur les bourses pour ce qui est des matières premières, des échanges monétaires ou encore des taux d'intérêt.

« Ce ne sera pas un début en douceur étant donné que cela m’étonnerait fort que la majorité des sociétés soient prêtes le jour J, » indique, pour sa part, Michelle Price, directrice politique à Association of Corporate Treasurers.

Dans ce contexte, les opérateurs boursiers, tels que Deutsche Boerse, souhaitaient disposer de plus de temps pour pouvoir se préparer. Leur requête a été refusée.

Chaque organisme du monde de la finance a besoin d'un identifiant d'entité juridique (IEJ), c’est-à-dire un code qui permet une identification unique d'une entité juridique à l'échelle mondiale sur les marchés financiers internationaux, mais nombre d’entre eux n’en auront pas ce mercredi.

« Nous comprenons les défis qui sont à relever et nous serons cohérents dans nos sanctions à l'encontre de chaque instance qui ne se serait pas en conformité. Les sociétés devraient comprendre que le non-respect [des nouvelles réglementations] pourrait mener à des actions coercitives, » déclare un porte-parole de la Financial Conduct Authority, une agence de régulation britannique.

Même si tout le monde est en mesure de fournir ces déclarations, les organismes de surveillance n'obtiendront toujours pas une vision d'ensemble des risques sur les marchés dont ils ont besoin pour mener à bien leurs missions.

« Il y a 22 référentiels centraux qui ne communiquent pas entre eux, » explique David Wright, secrétaire général de l'Organisation internationale des commissions des valeurs (OICV), une organisation internationale qui regroupe des organismes de surveillance des marchés financiers.

Cinq des six référentiels centraux au sein de l'UE collectent les informations sur des transactions.

La bourse de Londres, Chicago Mercantile Exchange (CME) (lien 6), la bourse de Varsovie, la Deutsche Boerse et la bourse de Madrid, ainsi que IntercontinentalExchange (ICE) à Atlanta, considèrent ces référentiels centraux comme un moyen simple d'offrir un service de guichet unique pour les produits dérivés.

Cette prolifération a poussé le Conseil de stabilité financière, organisme de surveillance mondiale porté par le G20, à lancer une consultation publique la semaine dernière. Objectif : trouver un moyen d’organiser de manière cohérente la masse de données collectées par les référentiels centraux.

« Mêmes si les exigences liées au « reporting » sont mises en œuvre dans toutes les juridictions, aucune autorité ou organisme n'aura une véritable vue d'ensemble de l'état des marchés de gré à gré sur les produits dérivés... Sauf si un mécanisme de collecte de données est développé au niveau mondial, » peut-on lire dans un rapport du Conseil de stabilité financière.

La Depository trust and clearing corporation (DTCC), entreprise en charge de la compensation de services financiers sur les marchés européens, s'est dit prêt à partager des informations dès ce mercredi.

Selon certains spécialistes, il faudra au moins quatre ans avant que le système soit fonctionnel. Soit près de dix ans après le crash de Lehman Brothers.

Source : http://www.euractiv.fr/services-financiers/lue-sapprete-surveiller-les-marc-news-533410?utm_source=EurActiv%20Newsletter&utm_campaign=02136ffead-newsletter_dernieres_infos&utm_medium=email&utm_term=0_da6c5d4235-02136ffead-55414033

Voir également sur ce blog :

 * De l'économie de l'insécurité ! (nouvelle édition)

 * Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques - nouvelle édition -

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:34

Les Vingt-Huit ont décidé de ne pas créer d'incident avec Washington après les récentes et déjà célèbres déclarations (« Fuck Europe ») de Victoria Nuland, la secrétaire d'Etat adjointe chargée de l'Europe et de l'Asie. Les ministres des affaires étrangères ont évité, lundi 10 février, de répondre directement à cette responsable, qui s'entretenait, la semaine dernière, avec l'ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine. « Ce ne sont pas ces deux mots qui nous gênent mais l'idée que l'Union européenne n'est capable de rien et devrait laisser tous les pouvoirs aux Etats-Unis et à la Russie pour tracer une voie à ce pays », confiait toutefois, lundi, l'un de ces ministres.

Plus officiellement, les Vingt-Huit ont simplement exprimé leur « préoccupation » face à la crise politique en Ukraine et souligné, au détour d'une phrase sibylline – « l'UE est prête à une réponse rapide en cas de détérioration rapide sur le terrain » – l'idée de possibles sanctions contre le régime. Ce sujet est l'un de ceux qui opposent les diplomaties américaine et européenne – les Etats-Unis ont adopté un premier train de mesures contre les responsables de la répression. « Ce n'est pas le moment de mettre ce point en exergue à l'heure actuelle », juge, pour sa part, le ministre luxembourgeois Jean Asselborn, pour qui la médiation européenne a d'ailleurs enregistré quelques résultats : la démission du gouvernement, le vote d'une loi d'amnistie, etc.

OBJECTIF : UNE ÉLECTION « HONNÊTE »

L'idée d'une éventuelle médiation des Nations unies pour résoudre le conflit entre le président Victor Ianoukovitch et l'opposition est un autre sujet de division entre Washington et Bruxelles. « On a d'autres solutions », juge M. Asselborn. Au stade actuel, l'UE réclame toujours a mise en place d'un gouvernement représentatif et capable de  préparer une élection présidentielle « honnête ».

L'argent ? Difficile d'aider un pays faute de confiance dans ses autorités, estiment les ministres. L'Union se dit toutefois toujours prête à aider Kiev à poursuivre ses négociations avec les institutions internationales, à condition que les réformes indispensables soient menées. Les Européens proposent toujours à Kiev la signature d'un accord d'association et, au détour d'une autre phrase sibylline - demandée par la Pologne - tracent pour Kiev la « perspective européenne » réclamée par certains, dont le commissaire à l'élargissement Stefan Füle : « Le Conseil exprime sa conviction que cet accord ne constitue par le but final des relations UE-Ukraine ».

Lire : Les cinq leçons du « fuck the EU ! » d'une diplomate américaine

Lire (édition abonnés) : Ukraine : l’Union européenne réagit avec retard aux propos de Mme Nuland

Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/02/11/fuck-europe-les-vingt-huit-ne-repondront-pas-a-victoria-nuland_4363898_3214.html#xtor=AL-32280397

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 09:22

Il pourrait manquer jusqu'à 6 milliards d'euros de recettes fiscales cette année pour atteindre l'objectif de réduction du déficit public du gouvernement, a déclaré mardi 11 février le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

En présentant le rapport annuel de la Cour, il a ajouté que le déficit de l'an dernier pourrait dépasser les 4,1% du PIB prévu jusqu'à présent.

 

La France est "dans une zone dangereuse en raison du poids croissant de sa dette", a dit Didier Migaud.

Pour 2013, "il existe un risque réel que le déficit public excède la dernière prévision du gouvernement de 4,1% du PIB", a-t-il ajouté.

Et pour 2014, "les hypothèses de niveau d'emploi et de progression de la masse salariale du secteur privé apparaissent fragiles, tout comme celles relatives à l'élasticité des recettes", a-t-il poursuivi, estimant jusqu'à 6 milliards d'euros la perte de recettes fiscales possible par rapport à la prévision du gouvernement.

"Compte tenu des nombreuses incertitudes et des risques significatifs que la Cour a relevés, l'atteinte de l'objectif de déficit public en 2014 de 3,6% n'est pas assurée à ce stade", a déclaré Didier Migaud.

Source : Reuters

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 18:59

 

 

Ukraine
 
The Council discussed recent events in Ukraine. The EU follows with deep concern the situation and the continuing political crisis in Ukraine and remains ready to respond quickly to any deterioration on the ground. The Council welcomed the recent steps, in particular the decision to revoke the laws which unduly restricted the exercise of fundamental freedoms. Further efforts are necessary to find a durable solution to the current political crisis.
 
The EU remains committed to supporting Ukraine's reform course. The Council also reiterated its commitment to signing the Association Agreement, including a Deep and Comprehensive Free Trade Area, as soon as Ukraine is ready, convinced that this Agreement does not constitute the final goal in EU-Ukraine cooperation.
 
See Council conclusions.
 
Cuba
 
The Council adopted negotiating directives for a political dialogue and co-operation agreement with the Republic of Cuba. Welcoming the decision, Catherine Ashton said: "I am confident these negotiations will help consolidate our engagement with Cuba. This is not a policy change from the past. Just as we want to support reform and modernisation in Cuba, we have consistently raised human rights concerns which will remain at the core of this relationship."
 
See press release.
 
Central African Republic
 
The Council established the EU military operation in the Central African Republic, which is to contribute to a safe and secure environment in the Bangui region for up to six months, with a view to handing over to African partners. EUFOR RCA is to deploy as soon as possible.
 
At the same time, the Council remains deeply concerned at the security and humanitarian crisis in the Central African Republic and condemned the escalating cycle of violence and retaliation. It welcomed the new transitional authorities in the Central African Republic and reiterated the EU's commitment to support them in their efforts to implement the transition agreement, restore public order and to meet the needs of the population.
 
See Council conclusions, press release and factsheet.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 17:30

Dans une précédente note (Un "front européen" pour l'élection de 2014 ? par Jean-Guy Giraud), il était préconisé la constitution d'un "front commun" des partis politiques pro-européens pour s'opposer - lors des élections européennes de Mai 2014 - à la catastrophe annoncée de Mai 2014 qui risque de remettre en cause soixante années d'efforts en faveur de la construction européenne.

Les deux grands dangers sont clairement identifiés : 
 - un taux d'abstention record, probablement supérieur à 65% 
 - un pourcentage d'environ 30% de votes anti-européens.
Cette note faisait aussi - de façon plus réaliste -  allusion à la nécessité d'un "front civique européen" c'est à dire à la mobilisation de la société civile pour accompagner - ou, le cas échéant, suppléer - celle des partis.          
        
Des associations et des personnalités inquiètes ...

Pour ne prendre que le cas de la France, il existe un nombre considérable (probablement une cinquantaine ...) d'associations pro-européennes réunissant des hommes et des femmes de tous milieux fortement et lucidement attachés à la sauvegarde et à la poursuite de la construction de l'Europe. 

De même, on trouve de nombreuses personnalités influentes des milieux économiques, intellectuels, académiques, journalistiques, etc ... qui partagent la même conviction pro-européenne. 

 Ces associations et ces personnalités sont toutes convaincues du danger que constitue la "catastrophe annoncée" de 2014 et elles expriment publiquement de façon de plus en plus pressante leurs inquiétudes.          

...mais dispersées.
Toutefois, leurs cris d'alarme demeure largement inaudibles pour l'opinion publique du fait de leur caractère aléatoire et dispersé.
Face à la sorte de "négationnisme européen" qui s'exprime brutalement de façon systématique et univoque, ces associations et personnalités n'opposent que des réactions ponctuelles, individuelles, déconnectées - et, finalement, inefficaces - sous forme de nombreux appels, déclarations, manifestations ou alertes, isolés et atomisés.          
L'opinion ne peut pas les entendre et ne peut percevoir l'inspiration et la communauté de pensée qui, pourtant, les relient entre elles.
Tous ces messages ne semblent s'adresser qu'à un cercle restreint d'initiés, membres ou sympathisants - au total quelques milliers de personnes peut-être.  
Pourquoi ne pas les regrouper ?          
Il existe pourtant, en matière politique notamment, une loi et une règle incontournables : l'union seule fait la force.            
Dès lors, ne pourrait-on envisager une initiative visant à regrouper ces associations et personnalités au sein d'une sorte de "front civique européen" qui exprimerait - au delà de toutes considérations idéologiques - leur unique souci de préserver les objectifs et les valeurs de l'entreprise européenne.
Tout en reconnaissant les insuffisances - voire les dérives actuelles - de cette entreprise, le message de ce front serait simple : "Votez pour sauver l'Europe".
Ainsi constitué, ce front aurait la visibilité suffisante pour catalyser et mobiliser un courant  d'opinion pro-européen (aujourd'hui dormant) d'une ampleur peut-être insoupçonnée et inattendue - une sorte de majorité silencieuse aujourd'hui incapable de s'exprimer faute de parti politique ou de grand leader clairement pro-européens - et faute de grand collectif associatif auxquels les gens puissent se rallier.            
 
Un front pour sauver les valeurs européennes  
Il existe en France une tradition selon laquelle, lorsque des valeurs essentielles sont en jeu sur le plan national, se constitue un "front républicain" déterminé à les sauvegarder en unissant, sans les confondre, toutes les forces de résistance.
Cette analogie est-elle de mise, ici et aujourd'hui, en matière européenne ? À chacun d'en juger après avoir pesé le pour et le contre.
Parmi celles qui partagent cette analyse, quelles associations ou quelles personnalités prendront l'initiative de ce regroupement ? 
 Nous aurions sans doute à regretter, au lendemain du 25 Mai, de ne pas avoir tout tenté pour prévenir ensemble la catastrophe annoncée - alors même que, séparément, chacun d'entre nous se serait mobilisé en vain.          

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 16:57

 

 

 

 

UE, Russie et Partenariat oriental :
quelles dynamiques sous le nouveau gouvernement allemand ?

 

Cet article est le fruit de la coopération entre le Centre Russie-NEI et le Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa), Ifri

Le sommet du Partenariat oriental qui s’est tenu à Vilnius en novembre 2013 a révélé que la politique de l’Union européenne (UE) envers ses voisins orientaux est devenue une source de graves tensions entre l’UE et la Russie. Ce sommet a été assombri par le refus du gouvernement ukrainien de signer un accord d’association avec l’UE et par les manifestations de masse qui se sont succédé à Kiev à la suite de cette décision.

Cet article analyse les relations entre l’UE et les pays membres du partenariat oriental et démontre que chacun d’entre eux est tiraillé entre renforcer ses relations avec l’UE et rejoindre l’Union douanière dominée par la Russie. Bien que l’UE soit plutôt réticente à engager un rapport de force avec la Russie concernant le « voisinage commun », le Partenariat oriental a indéniablement conduit à des relations tendues avec la Russie. Cet article souligne la difficulté, au niveau européen, à constituer une position unifiée claire sur la Russie, en raison notamment de la position de l’Allemagne, laquelle n’a par le passé souvent pas aligné son attitude vis-à-vis de la Russie sur celles de ses partenaires européens. Les relations politiques germano-russes ont cependant évolué depuis 2012, le gouvernement conduit par Angela Merkel se montrant davantage critique envers les développements politiques en Russie. Même si la nouvelle « grande coalition », avec Frank-Walter Steinmeier au poste de ministre des Affaires étrangères, va se montrer plus conciliante envers le Kremlin, le gouvernement allemand devrait toutefois rapprocher davantage ses positions sur la Russie de celles de ses partenaires européens, tout en n’hésitant pas à critiquer le Kremlin si le gouvernement russe cherche à porter préjudice au Partenariat oriental.

Dominik Tolksdorf est Transatlantic Post-Doctoral Fellow for International Relations and Security (TAPIR) à l’Institut français des relations internationales (Ifri). Ses travaux de recherche sont principalement consacrés aux relations extérieures de l’Union européenne et notamment aux politiques de préadhésion, de voisinage et de gestion de crise.

 


Visionnez l’entretien avec Dominik Tolksdorf (en anglais)

 

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