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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:31

Une reprise encourageante, mais sans éclat. Au quatrième trimestre 2013, le PIB de la zone euro a crû de 0,3 %, selon les chiffres publiés vendredi 14 février par Eurostat. Dans le détail, le PIB portugais a crû de 0,5 %, l'allemand de 0,4 %, l'italien de 0,1 % et le français, de 0,3 %. Mieux que ce qu'espéraient les économistes. Mais ces derniers restent néanmoins prudents. Le Fonds monétaire international estime ainsi que la zone euro ne devrait croître que de 1% en 2014, contre 2,8 % aux Etats-Unis.

En cause : l'atonie de la consommation, d'abord. Les pays du sud de l'Europe pratiquent, depuis la crise, une politique de dévaluation interne pour regonfler leur compétitivité, par le gel des salaires. Résultat : les ménages ont drastiquement réduit les achats. « Le moteur de la demande domestique est à plat dans la zone euro », constate Christian Parisot, chez Aurel BGC.

Le poids des dettes, publiques comme privées, pèse également sur le dynamisme de l'activité. Dans le sud de l'Europe, en particulier, ménages et entreprises sont toujours en train de se désendetter. « C'est ce qui explique en partie la faiblesse du crédit dans ces Etats », commente Patrick Artus, de Natixis.

L'EURO SERAIT AUJOURD'HUI SURÉVALUÉ DE PRÈS DE 20 %

Depuis quelques semaines, nombre d'économistes, surtout en France, se demandent également si le niveau relativement élevé de l'euro – à savoir 1,37 dollar, contre 1,168 dollar lors de sa création, en 1999 - n'handicape pas lui aussi la reprise européenne. « La zone euro étant en retard sur les Etats-Unis pour la croissance, la logique serait que le dollar s'apprécie face à l'euro », s'est ainsi étonné mercredi 12 février Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France.

Et il n'est pas le seul. Trois jours plutôt, Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, a affirmé sa volonté de « faire baisser l'euro », jugeant qu'il « annihile » nos efforts de compétitivité, tandis que les groupes Michelin et LVMH ont déclaré que l'euro fort a pesé sur leurs résultats 2013. « C'est un débat très français, qui n'a pas absolument lieu dans les autres pays membres », commente l'économiste Michel Santi.

Mais alors, trop fort ou pas, l'euro ? Question de point de vue, estiment les économistes. Sur le long terme, note ceux du Conseil d'Analyse Economique (CAE), la valeur de la monnaie unique est stable, et rien n'indique qu'elle soit surévaluée. A court terme, en revanche, la faiblesse de la croissance européenne justifierait un euro temporairement plus faible. Selon les experts de Natixis, son cours devrait normalement tourner autour de 1,15 ou 1,20 dollar. En d'autres termes, l'euro serait aujourd'hui surévalué de près de 20 %.

TOUTES LES ENTREPRISES N'EN PROFITERAIENT PAS

Motif ? D'abord, la zone euro affiche aujourd'hui un large excédent extérieur. Depuis la crise, les pays périphériques de la zone euro ont en effet largement résorbé leurs déficits commerciaux, tandis que l'Allemagne est toujours exportatrice net. « Dans ces conditions, la demande d'euros venue de l'extérieur est tendanciellement plus forte que l'offre, ce qui pousse le cours à la hausse », commente Hugues Lemaire, chez Diamant Bleu Gestion. De plus, la Banque Centrale Européenne (BCE) mène une politique monétaire bien moins expansionniste que ses homologues.

Depuis 2008, les banques centrales américaine, britannique et japonaise font massivement tourner la planche à billets pour soutenir leurs économies. Résultat : la quantité de dollars, livres et yens en circulation a augmenté dans des proportions bien plus grandes que celle d'euros. Ce qui, là encore, a poussé le cours de la monnaie unique à la hausse face à ces devises.

Est-ce à dire que la zone euro profiterait d'un euro plus faible ? « Une chose est sûre : cela relancerait un peu l'inflation, aujourd'hui bien trop basse, en renchérissant le prix des produits importés », commente Christophe Blot, économiste à l'OFCE. Surtout : une euro moins fort soulagerait temporairement l'industrie de la zone euro prise dans son ensemble. Mais toutes les entreprises n'en profiteraient pas, selon leur créneau, leur pays, et la destination de leurs exportations. Ainsi les PME allemandes, spécialisées sur les machines outils haut de gamme, sont peu sensibles au taux de change. Elles ne vendraient pas tellement plus si l'euro se dépréciait.

POSITIF POUR L'ITALIE ET L'IRLANDE

Les industriels français, espagnols ou italiens, spécialisés sur le moyen de gamme, sont en revanche très sensibles au niveau des devises. Un euro plus faible leur permettrait donc d'augmenter nettement leurs ventes et leurs marges. Le CAE a ainsi calculé qu'une dépréciation de 10% de l'euro ferait grimper le PIB français de 0,6% après un an.

« Ce chiffre est largement surévalué », conteste Patrick Artus, de Natixis, en rappelant que l'industrie pèse à peine 12% du PIB français. Et que la baisse de l'euro, en renchérissant le prix des produits importés, pénaliserait aussi le pouvoir d'achat des Français et donc, la consommation, principal moteur de notre croissance. « Au total, l'effet d'une dépréciation serait quasiment neutre pour notre économie », assure-t-il. L'Italie et L'Irlande en profiteraient en revanche clairement.

Au demeurant, même si les pays membres s'entendaient sur la nécessité de déprécier l'euro, encore faudrait-il que la zone euro soit en mesure d'agir sur son cours. En théorie, l'outil le plus efficace serait une création monétaire massive de la BCE, via des rachats d'actifs sur les marchés, comme le font les banques centrales américaine, japonaise et britannique. « Mais les Allemands ne veulent pas entendre parler d'une telle politique, et les résultats ne sont pas garantis », nuance Christophe Blot.

Maigre consolation, le cours de l'euro face au dollar devrait néanmoins se déprécier à mesure que la Fed resserre sa politique monétaire. « L'ennui, c'est qu'il est difficile de dire quand cette baisse interviendra », conclut Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques au Crédit Agricole SA.

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/14/une-depreciation-de-l-euro-ne-profiterait-pas-a-tous-les-pays-membres_4366813_3234.html#xtor=AL-32280397

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 16:11

Le groupe de réflexion français sur l'avenir de l'Euro vient de publier le rapport annoncé ci-dessous (voir www.groupe-eiffel.eu).

Ses préconisations rejoignent largement celles du groupe de réflexion allemand publiées fin Octobre (voir http://www.notre-europe.eu/011-16971-Vers-une-Union-de-l-euro.html).

En particulier, il reprend - sur le plan institutionnel - l'idée d'un nouveau traité fondateur d'une "Communauté de l'Euro" séparée de l'UE 28.

Le projet français est même plus précis puisqu'il propose, en résumé :

- l'élection d'une assemblée par "les européens concernés",

- la nomination par cette assemblée, d'un "exécutif resserré, distinct des organes nationaux (...), contrôlé en continu et, le cas échéant censuré", par cette assemblée,

- l'attribution à cet exécutif d'"un pouvoir discrétionnaire" et d'un "budget autonome",

- une cohabitation entre "la communauté politique de l'Euro et l'UE à 28".

Le projet ajoute toutefois une idée nouvelle et intéressante, celle d'une double négociation (consécutive ou concomitante ?) :

- d'une part, entre "les pays désireux de participer à la communauté politique de l'euro",

- d'autre part, entre "les 28 en vue de réformer l'UE".

En filigrane, cela pourrait signifier que les deux initiatives seraient susceptibles de se rejoindre, voire de fusionner : la volonté ainsi concrétisée d'aller de l'avant des pays de l'Euro pourrait déclencher le processus global de réforme de l'UE.

Autrement dit : si l'UE ne parvient pas à se réformer, "la communauté de l'Euro" s'y substituera.

En quelque sorte, il s'agirait de démontrer aux pays hostiles (ou hésitants) vis à vis de l'Euro (en fait le RU et, accessoirement la Suède et le Danemark) que l'Eurozone est déterminée à aller de l'avant sans eux ...

L'idée est intéressante et même constructive. Pour autant, mais c'est un autre débat, "bâtir une communauté politique, démocratique, à partir de l'euro" demeure - sur le plan philosophique, "sociétal" et institutionnel - une proposition discutable.

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Published by Jean-Guy Giraud
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 14:29

Le président François Hollande a rendu hommage mardi aux soldats musulmans morts pour la France lors des deux guerres mondiales et, s’adressant directement à leurs descendants, a souligné que la France avait «une dette à leur égard».

«La France n’oubliera jamais le prix du sang versé», a déclaré le chef de l’Etat, venu inaugurer un monument en mémoire des soldats musulmans dans l’enceinte de la Grande mosquée de Paris.

Cet hommage «s’adresse à leurs descendants pour qu’ils soient fiers de leurs parents et conscients que la République a une dette à leur égard», a-t-il ajouté. «A celles et ceux qui s’interrogent sur leur destin, leur place et même parfois sur leur identité, aux descendants de ces soldats, je dis ma gratitude.»

Le chef de l’Etat s’est également adressé à «toute la communauté nationale», soulignant que l’islam de France «qui porte un message d’ouverture» est «parfaitement compatible avec les valeurs de la République».

«Cet hommage est un appel au respect» des morts, mais aussi «des vivants», a-t-il dit. Il nous appelle à «lutter farouchement contre les discriminations, les inégalités et le racisme, et à être intraitables à l’égard des paroles et des actes antimusulmans.»

«Jamais personne ne doit être menacé ou agressé pour ses croyances», a-t-il encore martelé, à l’occasion de sa première visite dans une moquée en France depuis son élection.

Il a dévoilé deux plaques recensant les unités musulmanes engagées dans les deux conflits mondiaux, aux côtés desquelles sera prochainement placée une borne interactive avec le nom des soldats musulmans tombés sur le champ de bataille.

Plus de 80.000 morts pour la France

Quelque 600.000 soldats des troupes coloniales participèrent à la Grande guerre, de 1914 à 1918 et environ 70.000 musulmans y ont perdu la vie, selon une estimation du ministère de la Défense en 2010. La Grande mosquée avait d’ailleurs été construite entre 1922 et 1926 pour leur rendre hommage.

De 1940 à 1945, plus de 16.600 soldats musulmans d’Afrique du nord furent tués ou portés disparus, ainsi que des milliers de combattants d’Afrique subsaharienne, comme les tirailleurs sénégalais. Le précédent gouvernement avait déjà inauguré des plaques en leur mémoire dans l’enceinte de la Grande mosquée.

Désormais, «l’afficheur électronique permettra aux familles de retrouver leurs défunts», s’est félicité auprès de l’AFP son recteur, Dalil Boubakeur, redevenu au printemps président du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Au-delà de l’aspect mémoriel, a-t-il souligné, cette inauguration «devrait permettre aux musulmans de se sentir encore plus intégrés dans la Nation française.» «Aujourd’hui, le relationnel entre l’islam et la communauté nationale est parfois compliqué, mais nous tenons à ce qu’on nous regarde comme des membres de la Nation», a-t-il ajouté.

Hausse de 11% des actes antimusulmans en 2013

Selon un sondage publié en avril 2013, près de trois Français sur quatre (73%) disent avoir une image négative de l’islam, quand les autres religions recueillent l’agrément d’une nette majorité. 226 actes antimusulmans ont été enregistrés en 2013, en hausse de 11,3%, selon les derniers chiffres de l’Observatoire contre l’islamophobie.

François Hollande ne se rend jamais dans des édifices religieux pendant des moments cultuels mais peut le faire lors de déplacements à l’étranger ou pour des questions mémorielles. Il a ainsi visité des mosquées au Maroc ou au Mali, s’est rendu au Vatican et au Consistoire.

Le Front national a qualifié cette visite de «grossière tentative de manipulation» de la part du président, propos qualifié de «honteux» par le PS.

Source : http://www.liberation.fr/politiques/2014/02/18/hollande-rend-hommage-aux-soldats-musulmans-morts-pour-la-france_981114

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 13:54

Deposit guarantee schemes

The Council confirmed an agreement with the European Parliament on a recast of rules on deposit guarantee schemes (DGSs). Maintaining a coverage level of €100 000 per deposit, the draft directive harmonises the framework for DGSs across the EU and enhances depositor protection, simplifying in particular coverage and pay-out arrangements.

See press release : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ecofin/141059.pdf

Annual growth survey

The Council adopted conclusions on the Commission's annual growth survey, agreeing that the broad priorities outlined for 2014, the same as those identified last year. It noted that despite recent improvements, the recovery remains fragile whereas the legacy of the crisis, high unemployment and persisting fragmentation in the financial industry are likely to continue to weigh on economic growth.

See conclusions : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ecofin/141056.pdf

Macroeconomic imbalances

The Council adopted conclusions on macroeconomic imbalances, welcoming progress made by member states in correcting both external and internal imbalances. Further progress is however needed to address imbalances that give rise to sustainability concerns, and the Commission is expected to publish in-depth reviews of the situation in 16 member states.

See conclusions : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ecofin/141057.pdf

Budget

The Council adopted a recommendation to the European Parliament on the discharge to be given for implementation of the EU's general budget for 2012, and conclusions setting priorities for negotiations with the EP on the budget for 2015. SEPA The Council postponed to 1 August 2014 the end-date for migration to credit transfers and direct debits based on

SEPA (single euro payments area) standards.

This will enable an exceptional and temporary extension of the use of existing standards, alongside SEPA schemes, so as to enable the rate of migration to be raised to the required level.

See press release : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ecofin/141058.pdf

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:41

« Les troupes occidentales peuvent-elle de nos jours gagner des guerres irrégulières ? » [1]

Voici posée l’une des interrogations fondamentales auxquelles Gérard Chaliand tente de répondre dans son bref essai intitulé Le nouvel art de la guerre (publié aux éditions L’Archipel en 2008). La réponse de ce célèbre expert de la guérilla va ainsi intégrer une analyse des évolutions des sociétés, aussi bien sur le plan militaire ou social que démographique. À force de nombreux exemples historiques et théoriques, il dessine l’évolution de l’appréhension du conflit asymétrique par l’Occident.

À la fois géopolitologue, spécialiste des conflits armés et poète, Gérard Chaliand a officié à diverses fonctions. Maître de conférence à l’École nationale d’administration entre 1980 et 1989, enseignant à l’École supérieure de guerre entre 1993 et 1999 mais également directeur du Centre européen d’étude des conflits entre 1997 et 2000. Homme de terrain, il a sillonné pendant quelques décennies les continents africains, asiatiques et américains, visitant au total quelques 75 pays différents et côtoyant des mouvements insurrectionnels comme en Algérie, Vietnam, Palestine, Colombie, Liban, Irak, Sri-Lanka (la liste étant loin d’être exhaustive). Ses expériences et ses analyses ont ainsi pu nourrir une importante production d’ouvrages de géopolitique, dont le plus connu est certainement Géopolitique des empires : des pharaons à l’imperium américain (en collaboration avec Jean-Pierre Rageau) et le plus récent Vers un nouvel ordre du monde ? (en collaboration avec Michel Jan).

Dans Le nouvel art de la guerre, Gérard Chaliand présente sa réflexion principalement en deux volets. Il débute avec une généalogie des conflits armés. Il présente ensuite l’apparition du nouvel art de la guerre ainsi que ses implications dans les conflits contemporains.

.../...

Voir la suite de cet article : http://www.diploweb.com/G-Chaliand-Le-nouvel-art-de-la.html?utm_source=sendinblue&utm_campaign=NEWSLETTER_13__18022014&utm_medium=email

Vincent Satgé est Co-président du site Les Yeux du Monde.fr, site de géopolitique pour les étudiants, Vincent Satgé est en Master 2 de Sciences Politiques à l’Institut d’études politiques de Bordeaux. 

 

G. Chaliand, « Le nouvel art de la guerre », L’Archipel, 2008 (recensement par Vincent Satgé - Diploweb.com)

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Published by Pierre Verluise
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 11:23

Dans le cadre de sa réorganisation, CORDIS - le service communautaire d'information sur la recherche et le développement - a mis en ligne fin 2013 un nouveau service qui donne accès au meilleur de l'actualité scientifique.

Pour en savoir plus : CORDIS Nouvelles N° 36239 du 08-11-2013 : http://cordis.europa.eu/news/rcn/36239_fr.html ;

Consulter notamment les pages A la Une : http://cordis.europa.eu/stories/home_fr.html

et Projets et Résulats : http://cordis.europa.eu/projects/home_fr.html.

Ce nouveau service répond en grande partie à notre souhait de disposer de "success stories" pour illustrer l'intérêt et l'importance des activités de recherche et d'innovation financées par l'Union européenne.

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Published by Paul Jamet
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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:04

Le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi visant à reconnaître le vote blanc aux élections.

Le vote blanc consiste, pour un électeur, à glisser un bulletin vierge (ou pas de bulletin du tout) dans l’enveloppe qu’il dépose ensuite dans l’urne.

Jusque-là, le code électoral n’établissait pas de distinction entre vote blanc et vote nul (bulletins déchirés ou annotés). Lors du dépouillement, les votes blancs et les votes nuls étaient comptabilisés ensemble et annexés au procès-verbal du dépouillement mais sans être pris en compte dans le décompte des suffrages exprimés.

Les parlementaires ont considéré que le vote blanc a une signification politique particulière et qu’il convient d’opérer une distinction claire entre l’absence de vote, le vote nul parce qu’irrégulier et le vote blanc du citoyen.

En outre, une meilleure reconnaissance du vote blanc devrait contribuer à la lutte contre le développement de l’abstention voire "dégonfler les votes pour les extrêmes", l’électeur disposant d’une voie nouvelle pour faire entendre son insatisfaction à l’égard de l’offre politique et pour appeler au renouvellement de celle-ci.

Le texte adopté par le Parlement modifie le code électoral pour assurer, lors de chaque scrutin, la comptabilisation des votes blancs de manière séparée des bulletins nuls. Le nombre de votes blancs sera mentionné dans les résultats du scrutin.

Néanmoins, les votes blancs ne seront pas comptabilisés dans les suffrages exprimés. Les seuils électoraux pour se maintenir au second tour ou pour atteindre la majorité absolue ne seront donc pas modifiés par ce nouveau mode de comptabilisation.

En outre, le texte ne concerne pas l’élection présidentielle (une modification des règles de l’élection présidentielle nécessiterait une loi organique).

L’article 6 de la loi prévoit une entrée en vigueur le 1er avril 2014. Ces nouvelles dispositions s’appliqueront pour la première fois lors des élections européennes du 25 mai 2014.

Source : http://www.vie-publique.fr/focus/reconnaissance-du-vote-blanc-quoi-s-agit-il.html?xtor=EPR-56

Sur vie-publique.fr

Proposition de loi visant à reconnaître le vote blanc aux élections

Abstention, vote blanc et vote nul : quelles différences ?

Peut-on être citoyen et ne pas voter ?

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 18:23

La note ci-après reprend sous forme abrégée les principales réformes institutionnelles que devrait entreprendre l'Union, bien qu'il ne faille avoir - malheureusement - aucune illusion sur la volonté des uns ou des autres d'ouvrir ce chantier.    

  rev 1 2014 JGG LB 240713 3 rev 1 2014 JGG LB 240713 3    

Cette note examine successivement les questions suivantes :

􀂙 La révision des traités et l'adhésion à l'UE (1e partie)    

􀂙 Les politiques communes (2e partie)    

􀂙 Le pouvoir législatif et exécutif (3e partie)    

􀂙 Les fondements de l'Union (4e partie)

"L"Europe a besoin d'architectes autant que de pompiers"

(Jacques Delors)

"Rien n'est possible sans les hommes - mais rien n'est durable sans les institutions"

(Jean Monnet)

"If member states were engels, no european government would be necessary"

(d'après James Madison)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 16:25

Il sera quasiment impossible pour l'Union européenne d'accepter en son sein un nouvel Etat membre ayant proclamé son indépendance vis-à-vis d'un pays déjà membre de l'UE, a déclaré dimanche José Manuel Barroso.

Prié de dire si une Ecosse indépendante pourrait adhérer en tant que telle à l'UE, le président de la Commission européenne a refusé de s'exprimer sur ce scénario précis.

"Ce serait extrêmement difficile d'obtenir l'aval de tous les autres Etats membres à l'intégration d'un nouveau membre issu d'un pays membre", a-t-il dit dans une interview à la BBC. "Je pense que ce serait extrêmement difficile, si ce n'est impossible."

Un référendum d'autodétermination doit être organisé le 18 septembre en Ecosse, qui, le cas échéant, pourrait ensuite déclarer son indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni.

Les enquêtes d'opinion indiquent cependant que seulement 29% des Ecossais voteraient aujourd'hui en faveur de l'indépendance, contre 42% pour le maintien dans le Royaume-Uni. Vingt-neuf pour cent demeurent indécis.

Jeudi 13 février, le ministre britannique des Finances, George Osborne, a prévenu que l'Ecosse ne pourrait plus utiliser la livre sterling comme devise si elle décide d'accéder à l'indépendance.

Réagissant aux propos de J. M. Barroso, John Swinney, un député du Parti national écossais (SNP, au pouvoir), qui milite en faveur de l'indépendance, a qualifié d'"absurdes" les déclarations du président de la Commission européenne, soulignant qu'aucun pays membre de l'UE n'avait jusqu'ici opposé son veto à une adhésion de l'Ecosse.

Certains pays comme l'Espagne peuvent cependant redouter que l'exemple écossais n'inspire d'autres régions d'Europe aspirant à l'indépendance comme la Catalogne.

Dans son interview, José Manuel Barroso rappelle que Madrid s'est déjà opposé à la reconnaissance du Kosovo, qui a proclamé son indépendance de la Serbie en 2008.

José Manuel Barroso a déjà déclaré par le passé que tout Etat nouvellement indépendant devrait se porter à nouveau candidat pour adhérer à l'UE.

L'adhésion à l'UE figure dans le programme des indépendantistes publié l'an dernier. Naturellement, cette déclaration de José Manuel Barroso se base sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, ce qui est encore loin d'être acquis  ...quand bien même il le souhaite !

Dans le cas contraire, on ne voit pas qui pourrait s'opposer à l'entrée de l'Ecosse dans l'Union européenne, le Royaume-Uni n'étant plus là pour s'y opposer ! Sauf peut-être la France qui doit désormais soumettre au peuple français tout projet de traité d'adhésion eu égard aux dispositions de la nouvelle version de la Constitution.

N'oublions pas par ailleurs que les indépendantistes écossais souhaitent également rejoindre le groupe des pays scandinaves, ce qui constituent en soi un projet politique au moins aussi séduisant qu'une entrée dans une Union européenne en crise !

Source : Reuters

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 15:15

C'est l'histoire d'un homme qui avait deux filles. Elles se battaient pour son affection et, lorsque l'une lui demanda si elle était sa favorite, il lui répondit qu'on ne choisissait pas entre deux enfants. Il oublia juste de mentionner qu'il en avait une troisième, moins pressante, avec laquelle il était un peu en délicatesse. Elle ne fit aucun commentaire sur ces effusions, mais n'en pensa pas moins.

Par un hasard du calendrier, le prochain conseil franco-allemand, pour lequel la chancelière Angela Merkel est attendue à Paris mercredi 19 février, intervient tout juste une semaine après l'extraordinaire visite du président Hollande aux Etats-Unis. Extraordinaire, en particulier parce qu'on y a vu un chef d'Etat de la vieille Europe se mettre au diapason des Américains pour partager le fardeau de la sécurité mondiale et passer l'éponge avec indulgence sur le plus gros scandale d'espionnage de la décennie, celui de la surveillance électronique massive menée par la NSA : « La confiance mutuelle a été rétablie » – on ferme le ban.

A Washington, un journaliste a demandé au président américain si la France avait remplacé la Grande-Bretagne comme allié le plus proche des Etats-Unis. C'est là que Barack Obama, puisant dans son expérience personnelle avec un sourire amusé, a eu recours à la métaphore du père et de ses deux filles. Soupirs de soulagement à Londres, bombements de torses à Paris. A Berlin, la troisième fille n'a pas été franchement étonnée d'avoir été oubliée : elle boude.

Car l'affaire de la NSA, révélée grâce aux documents secrets transmis par Edward Snowden, continue d'empoisonner les relations américaino-allemandes. Pour Angela Merkel, l'affront ne passe pas. Non seulement son téléphone et celui de son prédécesseur Gerhard Schröder, ont été écoutés par les Américains, mais l'administration Obama a refusé, ensuite, de conclure avec l'Allemagne le même accord mutuel de non-espionnage dit des « Five Eyes » que Washington a avec quatre proches alliés anglo-saxons, la Grande-Bretagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada.

Pour une femme qui a passé une bonne partie de sa vie sous un régime communiste policier et a reçu des mains du même président Obama, en 2011, la prestigieuse médaille de la liberté, la déception est immense. « Elle est offensée, reconnaît un diplomate allemand. C'est le bon terme. » Et pas seulement elle. Au-delà des questions d'amour-propre, Américains et Allemands constatent qu'ils n'ont pas la même conception du point d'équilibre entre sécurité et libertés individuelles.

C'est dans ce contexte que Mme Merkel fait deux propositions à M. Hollande. La première, très attendue par les Français, porte sur un soutien allemand à la sécurité en Afrique, dont Paris commence à trouver le poids un peu lourd. La seconde traduit tout le dépit allemand sur la NSA : créer un réseau de communications « au sein même de l'Europe » pour éviter que les données personnelles des citoyens européens transitent par les Etats-Unis. « Nous devons faire davantage pour protéger nos données en Europe, incontestablement », a dit, samedi 15 février, Mme Merkel.

FERMER LA PARENTHÈSE WESTERWELLE

C'est exactement ce que redoutent les géants américains de l'Internet, Google en tête : l'érection de frontières dans le cyberespace, ce qu'ils appellent la « balkanisation » du Net. La chancelière allemande elle-même était sensible à cet argument, puisqu'elle avait freiné le mouvement sur une protection accrue des données au Conseil européen des 24 et 25 octobre 2013. Le durcissement de sa position montre que ses espoirs de trouver une solution avec les Etats-Unis ont été déçus. La solution sera donc européenne.

C'est un moment charnière, car ces initiatives coïncident avec le tournant annoncé en faveur d'une participation allemande plus active à la politique étrangère et militaire européenne. C'était le sens des discours remarqués du président Joachim Gauck, le 31 janvier, à la conférence de Munich sur la sécurité, et de la ministre de la défense, Ursula von der Leyen. Le nouveau chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier a exposé les arguments en faveur de ce tournant dans un entretien à la Süddeutsche Zeitung, le 30 janvier. « L'Allemagne, dit-il, est trop grande pour se contenter de commenter les affaires du monde. » M. Steinmeier fait valoir aussi que les Etats-Unis « ne peuvent pas, et ne souhaitent plus, être présents partout : nous devons donc être davantage responsables de la sécurité en Europe ».

Ce ne sont que les premiers signes du tournant et les responsables allemands veulent tempérer les attentes de leurs partenaires. Mais l'ouverture de ce débat ferme la parenthèse Westerwelle, le prédécesseur de M. Steinmeier, qui freinait des quatre fers face à toute velléité d'associer l'Allemagne à une action commune ; on est plus proche de la ligne Joschka Fischer, qui avait engagé le pays au Kosovo.

Et aujourd'hui, les astres semblent alignés. A Berlin, le gouvernement de grande coalition jouit du soutien de 80 % du Bundestag et n'aura donc pas à mendier les votes pour l'envoi de chaque malheureux soldat en opération. Les Français, souligne Camille Grand, de la Fondation pour la recherche stratégique, souhaitent ardemment une coopération dans le domaine de la défense avec l'Allemagne, d'autant que la dynamique antieuropéenne à Londres a freiné la coopération militaire franco-britannique. La Pologne est demandeuse aussi. Peut-être, grâce aux Américains, est-on enfin en train d'assister aux premiers pas de l'Europe de la défense.

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/17/les-raisons-du-tournant-allemand_4368000_3232.html

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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