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    <title><![CDATA[Regards citoyens]]></title>
    <link>http://www.regards-citoyens.com/</link>
    <description>Ce blog est destiné à stimuler l'intérêt du lecteur pour des questions de société auxquelles tout citoyen doit être en mesure d'apporter des réponses, individuelles ou collectives, en conscience et en responsabilité !</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 18:20:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 31 Jul 2010 18:20:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.regards-citoyens.com</copyright>            <category>economie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les banques vont bien, merci ! Maintenant, occupons-nous des Etats]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-les-banques-vont-bien-merci-maintenant-occupons-nous-des-etats-54730886.html</link>        <description><![CDATA[<p class="spip" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-family: Times;">«&nbsp;Aussi rigoureux qu’a pu être cet audit (stress
    test), il s’agit avant tout d’un <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">exercice de communication destiné à rassurer les investisseurs, à apaiser les banquiers eux-mêmes qui en sont venus
    à craindre de se prêter de l’argent entre eux</strong> et à montrer au monde entier le degré de sophistication de notre surveillance financière. Le problème, c’est que <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">ces tests ont, en fait, le même degré de validité qu’un permis de conduire accordé par un examinateur aveugle, ivrogne, et ignorant lui-même le Code de la
    route.</strong> Car qui sont ces <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">régulateurs</strong> qui ont accordé leur visa à 84 banques au bout de plusieurs semaines d’un suspense angoissant,
    sinon des <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">institutions qui, jamais dans le passé, n’ont pu et n’ont su avertir des risque économiques, financiers ou boursiers qui s’apprêtaient à
    éclater. Jamais, on ne les a entendus dire une seule fois&nbsp;: attention aux produits dérivés, aux subprimes ou à tel risque souverain. Ils n’ont jusqu’ici jamais rien vu, rien su, rien
    entendu.</strong>&nbsp;»</span></em></span>
  </p>
  <p class="spip" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><span style="font-family: Times;">Extrait de l'article de Yves de Kerdrel intitulé <em>" <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">Les banques
    vont bien, merci&nbsp;! Maintenant, occupons-nous des Etats.</span> "</em> et publié dans l'édition du quotidien Le Figaro en date du 27 juillet 2010.</span></span>
  </p>
  <p class="spip" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="spip" style="margin: auto 0cm; text-align: justify;">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="font-size: 14pt;"><span style="font-family: Times;">&nbsp;</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 18:17:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-les-banques-vont-bien-merci-maintenant-occupons-nous-des-etats-54730886.html</guid>
                <category>Points de vue publiés dans la presse</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-les-banques-vont-bien-merci-maintenant-occupons-nous-des-etats-54730886-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La crise ou comment réduire les gaspillages et donner du sens à la solidarité européenne (GRASPE)]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-la-crise-ou-comment-reduire-les-gaspillages-et-donner-du-sens-a-la-solidarite-europeenne-graspe-54725076.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">La crise s’installe en dépit des scénarios optimistes que l’on a cherché à nous vendre jusque là et le cap le plus difficile est
    en fait devant nous. C’est au cours des prochains mois que les consé-quences sociales vont surtout se faire sentir, alors que les États membres doivent faire face à des situations budgétaires
    catastro-phiques et que la monnaie européenne est attaquée de toutes parts. Mais c’est dans la tempête que l’on reconnaît les bons capitaines ! L’inconvénient de l’Europe étant sans doute d’avoir
    trop de capitaines…</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Le tableau est connu : une vingtaine de pays européens sont sortis des critères du Pacte de stabilité et de croissance. Avant
    même que la crise financière n’éclate au grand jour, la plupart des gouvernements avaient laissé courir les déficits et aujourd’hui, plusieurs d’entre eux sont confrontés à un déficit supérieur à
    10% du PIB, d’autres à un endettement public dépassant les 100%. Dans toute l’Union européenne, toutes les collectivités publiques vont devoir lancer des plans d’économies sans précédent depuis
    la deuxième guerre mondiale. Or, l’Europe souffre d’une « sous-croissance chronique » due tout à la fois à un déficit d’investissement dans l’enseignement, la recherche et l’innovation et à des
    rigidités étatiques et sociales complexes. Dans ce contexte, les gouvernements nationaux ont constamment cherché à jouer solo, mettant à mal les politiques et la solidarité communautaire, sans
    pour autant atteindre les résultats espérés au niveau national et sans entreprendre les réformes indispensables des secteurs de l’éducation, mais aussi de la santé, de la sécurité sociale, du
    marché du travail et des retraites. Ce tableau ne serait évidemment pas complet si l’on omettait la montée vertigineuse des coûts que va entraîner le vieillissement de la population
    européenne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Dans un tel contexte, il n’est pas inutile de se demander comment il sera possible dans l’avenir proche de financer les
    politiques européennes, mais aussi d’assumer les compétences nouvelles créées par le Traité de Lisbonne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><strong>La crise doit nous amener à réduire les gaspillages</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Chacun sait que la réduction drastique des dépenses n’est pas le remède idéal à la crise. Elle peut même ralentir la reprise
    économique. Pour autant, la crise doit nous amener à réduire les dépenses inutiles (elles existent même dans le budget communautaire) et à réorienter certaines dépenses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Ainsi, il y a deux manières de concevoir le nouveau service d’action extérieure de l’Union. Soit on ajoute un 28ème réseau
    diplomatique aux 27 existants, soit on cherche à remplacer progressivement les 27 diplomaties nationales par une diplomatie européenne. On voit tout de suite l’économie qui pourrait être
    réalisée, même s’il va de soi que cela mettra du temps et que les États membres conserveront pendant un certain temps encore leur principales représentations à Washington, Moscou, Beijing, etc.
    Combien d’autres économies pourraient être réalisées ! Que l’on songe seulement aux représentations consulaires multiples, sans compter les représentations consulaires et diplomatiques croisées à
    l’intérieur de l’Union. En 2010, la France, pour ne prendre que cet exemple, entretient toujours à Bruxelles une ambassade bilatérale, une représentation auprès de l’UE, une représentation auprès
    de l’OTAN et un consulat général (à 1h20 de Paris en train !). Compte tenu du rôle actuel de l’UE dans le domaine de la santé (y compris l’évaluation des médicaments par l’EMEA et la prévention
    des maladies transmissibles via l’ECDC), ne serait-il pas temps d’envisager une simplification des relations avec l’OMS ? Et ce qui est vrai pour l’organisation mondiale de la santé, l’est aussi
    pour beaucoup d’autres organisations sectorielles… en attendant d’y parvenir à l’ONU ou dans les enceintes financières.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Des économies bien plus substantielles peuvent être réalisées dans beaucoup d’autres domaines. L’une des premières priorités
    devrait porter sur la réduction des duplications inutiles de programmes d’armements. L’Europe ne peut plus s’offrir le luxe de développer 23 types de véhicules blindés d’infanterie, 4 modèles de
    chars, trois avions de combat, et j’en passe… Non seulement ces développements parallèles (pour quelques différences techniques de moindre importance) sont horriblement coûteux, mais ils mettent
    à mal l’interopérabilité de nos forces, renchérissent le maintien en conditions opérationnelles et produisent une concurrence à l’export qui fait le jeu des autres grands producteurs mondiaux
    d’équipements militaires. Dans le domaine de la recherche aussi, la main droite nationale ignore ce que fait la main gauche communautaire et plus encore ce que font les voisins. Au total, à peine
    15% de l’effort européen de recherche est coordonné (et encore imparfaitement) au travers du programme cadre commu-nautaire ou de programmes multinationaux. Si les exemples de gaspillages sont
    légion, l’inefficacité de l’aide au développement n’est plus à démontrer. On en connaît l’une des causes fonda-mentales : sur le terrain, les représentants des États membres et ceux des services
    compétents de la Commission s’ignorent et se concurrencent au mépris de la bonne gestion et, plus encore, de la bonne diplomatie. Il est urgent d’y remédier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">D’autres économies sont à rechercher dans le fonctionnement des institutions européennes et plus encore en réduisant la foule de
    parasites qui vivent sur la bête. Certes, on touche là à un tabou… Mais, il est inacceptable que l’argent des contribuables européens continue en cette période de crise à nourrir directement ou
    indirectement cette armée de consultants (des études sont réguliè-rement commandées à l’extérieur alors qu’elles auraient pu être rédigées à moindre coût et à qualité au moins égale par les
    fonctionnaires), de lobbyistes et de communicants. En matière de communication, il serait également grand temps de faire des coupes claires. A eux seuls, le Parlement (environ 100 millions
    d’euros) et la Commission (plus de 400 millions) dépensent un demi milliard d’euros par an dans la communication. A titre de comparaison, le budget PESC correspond environ à la moitié de cette
    somme et le budget total du Conseil de l’Europe (fonctionnement et politiques) à 47 États membres atteint à peine 218 millions d’euros en 2010. Non seulement la production à grande échelle qui en
    résulte est inefficace (l’image de l’Europe et des institutions n’a jamais été aussi mauvaise), mais elle est contreproductive. L’explication en est simple : l’information finit par se noyer dans
    la masse et cette politique court-circuite les relais classiques d’information que sont les journalistes. Enfin, comme le relève très justement le rapport du groupe des sages présidé par Felipe
    Gonzalez, cette commu-nication tous azimuts est clairement perçue par les citoyens comme de la pure propagande.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><strong>Renouer avec la solidarité</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Comme le constate Alain Lamassoure, « le financement des politiques européennes est dans l’impasse ». Faute d’avoir donné à
    l’Union de véritables ressources propres, comme le prévoient pourtant tous les traités européens, les États membres se sont condamnés à être ses seuls contribuables : ce sont les budgets
    nationaux qui financent à 80% le budget européen. Anti-communautaire par essence, ce système incite évidemment chaque ministre des Finances à exiger le « juste retour » de sa cotisation. Résultat
    : malgré quatre nouveaux traités, qui ont accru considéra-blement les compétences de l’Union, et trois vagues d’élargissement, qui ont doublé le nombre de ses membres «pauvres », le budget
    communautaire reste gelé à 1% du PIB, inférieur d’un quart au plafond fixé en 1988 ». Or, note encore le président de la commission des budgets du Parlement européen, «les parlements nationaux
    ont de plus en plus de mal à comprendre pourquoi ils devraient augmenter leurs impôts ou accroître l'endettement du pays pour financer des politiques décidées ailleurs et sans leur consentement
    ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Or, il y a un moyen très simple d’éviter de solliciter les budgets nationaux, c’est de donner à l’Europe de nouvelles ressources
    propres. « Le budget est le véritable instrument de mesure de la confiance des gouvernements dans l’Union européenne et du degré de solidarité qu’ils sont prêt à accepter », souligne fort
    justement Alain Lamassoure. Les économies que peuvent réaliser les États membres en s’appuyant davantage sur l’Union européenne, en mutualisant davantage leurs activités dans divers secteurs
    doivent s’accompagner d’un renouveau de la solidarité communautaire et la rigueur dans l’orientation et l’exécution des dépenses que s’imposeront le Parlement et le Conseil doivent favoriser une
    augmentation du budget européen. Les crises permettent à l’Europe d’avancer et l’on peut espérer avec Jacques Attali que la crise actuelle permettra enfin de doter l’Europe d’un budget à la
    hauteur d’une Union de 27 États et de plus de 500 millions de citoyens. En attendant de disposer des nouvelles ressources propres nécessaires à cette augmentation du budget général, il est
    indispensable de mobiliser tous les autres instruments financiers : fonds intergouver-nementaux sur le type du FED, instruments de prêt de la BEI, mécanismes d’additionnalité induits par les
    fonds structurels ou d’autres programmes, avec pour objectif prioritaire d’investir dans l’avenir. Certains, à l’instar de Jacques Attali, suggèrent aussi de créer le plus rapidement possible des
    bons du trésor européen pour financer les investissements : 1000 milliards d’euros pourraient ainsi être rapidement injectés dans la recherche et les technologies émergentes.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Le mythe de la neutralité financière</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">La neutralité budgétaire des politiques européennes est un mythe. Sans financements adéquats, rien ne se fera. Or le Traité de
    Lisbonne accroît considérablement les compétences de l’Union européenne dans les domaines de l’énergie, la recherche (qui peut désormais couvrir le domaine militaire), la politique spatiale,
    l’immigration, la sécurité (avec notamment l’établissement d’une politique européenne des capacités et de l’armement). A ces politiques nouvelles ou élargies qui ne verront pas le jour sans
    crédits substantiels s’ajoutent les difficultés financières que connaissent des programmes industriels essentiels, décidés depuis plusieurs années, comme le réseau de satellites Galileo, le
    réacteur expérimental international de fusion thermonucléaire ITER et, peut-être demain, la poursuite du développement du réseau de surveillance globale pour l’environnement et la sécurité GMES.
    Fade copie d’une stratégie de Lisbonne qui a amplement prouvé son inefficacité, la stratégie EU 2020 prévoit le lancement de plusieurs programmes au nom de la croissance verte et de l’économie de
    la connaissance. Va-t-on une fois encore se payer de mots et de stratégies ou enfin se décider à investir massivement dans la recherche et le développement des technologies vertes (le volume
    d’investissement de la Chine est dix fois celui de l’UE dans ce secteur), des nanotechnologies et nanomatériaux et de leur maîtrise ? Il n’est évidemment plus temps de tergiverser ou de se faire
    concurrence si nous voulons que l’Europe et les pays qui la composent ne se transforment pas en simples colonies de vacances pour touristes asiatiques en mal d’exotisme occidental.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Ce qui est vrai pour les politiques internes, l’est aussi pour la place et le rôle de l’Union sur la scène internationale. La
    manière dont sera doté le service européen de l’action extérieure (SEAE) donnera une juste mesure de l’ambition que les gouvernements sont prêts à lui accorder, mais aussi du degré de solidarité
    que l’on peut attendre d’eux au niveau international.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Avant de revenir au SEAE, faisons un rapide détour par trois autres dispositions du Traité de Lisbonne qui attendent sagement
    leur mise en oeuvre : la clause de solidarité, la coopération structurée permanente et le fonds de lancement des opérations de la PSDC. Il va de soi que la clause de solidarité entre dans le
    champ des politiques internes. Si on s’est appuyé sur cet article pour assurer l’aide à la Grèce, la solidarité visée par l’article 222 est bien plus large et sa mise en oeuvre nécessitera de
    mettre en place des moyens financiers, techniques et humains au niveau européen. De plus, cette solidarité devra tôt ou tard se doubler d’une dimension extérieure. On imagine mal que la
    mobilisation de la clause de solidarité en faveur de la Guadeloupe après un cyclone ignore totalement l’île voisine de la Dominique encore plus durement touchée. Le même principe vaudra pour les
    régions frontalières d’Europe orientale, que la catastrophe soit d’origine naturelle ou humaine. Dans le domaine de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), la coopération
    structurée permanente (CSP), conçue comme un processus de développement des capacités dans la perspective d’une défense commune, doit servir à acquérir ou mettre en commun des capacités que les
    États membres ne peuvent plus s’offrir seuls. Elle doit aussi créer une dynamique de transformation et d’adaptation de l’outil de défense aux risques actuels et émergents, un domaine dans lequel
    l’OTAN patine. Sa mise en oeuvre ne se fera pas sans financements substantiels. S’il est encore difficile d’imaginer aujourd’hui un recours au budget général pour des acquisitions de défense,
    l’utilisation d’un fond intergouvernemental (sur le modèle du FED) ou d’instruments de prêts (sur le modèle de la FEMIP) sont nécessaires pour donner vie à la CSP. Enfin, parmi les plus grandes
    difficultés restées jusqu’à présent sans solution dans le secteur de la défense, figure le partage des coûts opérationnels lors des missions européennes. Le Traité de Lisbonne introduit un fonds
    de lancement des opérations, qu’il va falloir abonder de manière adéquate. Mais ce fonds ne nous dispensera pas d’une nouvelle révision du mécanisme Athéna de financement des coûts communs
    pendant les opérations. Beaucoup plus d’activités (notamment logistiques et sanitaires) doivent pouvoir être entièrement mutualisées.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Parmi les enjeux de la création du SEAE figurent évidemment la taille, la structure et le financement du service qui doit voir
    le jour dans les prochains mois. En voulant aller trop vite, on prendrait le risque de gâcher cette opportunité de doter l’Union d’un outil réellement adapté à la conduite d’une politique
    étrangère solidaire, cohérente et efficace. Contrairement à ce qui a été avancé, le SEAE ne devrait pas, tout au moins dans un premier temps, atteindre 4000, voire 6000 ou 8000 personnes. Sa
    taille, selon l’estimation actuelle des services de la Commission, ne devrait, au cours des premières années de sa mise en place - c’est-à-dire à l’horizon de deux ou trois ans -, pas dépasser
    les 1200 à 1500 personnes. Cette fourchette tient compte des 650 à 700 fonctionnaires tirés des rangs de la Commission (à Bruxelles et dans les délégations) auxquels viendraient s’ajouter environ
    150 fonctionnaires du Conseil (sans compter ceux provenant des structures de la PESD : état-major, CMPD, SitCen, etc.) et progressivement 300 diplomates nationaux. S’il est normal que le SEAE
    connaisse une montée en puissance progressive, on ne doit pas perdre de vue qu’un service de taille trop réduite posera dès le début un problème sérieux de dimensionnement. Le SEAE aura en effet
    à assumer des missions beaucoup plus complexes que les diplomaties nationales (souvent pléthoriques), puisqu’il lui faudra à la fois gérer un éventail plus large et plus complexe de politiques
    européennes (avec les budgets qui y sont associés - FED et instruments pour la démocratie, pour le voisinage, pour la stabilité, pour la sûreté nucléaire, etc. -, ce qui explique l’attention que
    porte le Parlement aux aspects budgétaires de la négociation en cours). Le SEAE devra, en outre, assumer, dans certaines situations, la représentation diplomatique et consulaire d’États membres
    ne disposant pas d’une ambassade dans un pays donné. Il est donc crucial que ce nouveau service européen dispose des ressources humaines et financières nécessaires pour remplir sa mission.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Les États membres doivent en prendre la mesure et s’engager dès à présent à doter le SEAE d’un budget de fonctionnement qui soit
    à la hauteur des ambitions d’une véritable politique étrangère et consulaire européenne. Si l’on insiste autant sur l’activité consulaire, c’est parce qu’elle est la conséquence logique de
    l’espace Schengen et d’une citoyenneté européenne qu’il est indispensable de concrétiser dans les faits. Le doublement du budget PESC (environ 285 millions d’euros actuellement) devrait venir s’y
    ajouter. Mme Ashton doit le demander, le Parlement doit la soutenir et les États membres doivent l’accepter. Ce budget de fonctionnement conséquent et ce doublement du budget PESC constituent le
    prix à payer pour la crédibilité de la future diplomatie européenne et pour réaliser des économies en supprimant les représentations nationales inutilement redondantes dans de nombreux pays du
    monde.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">NB : Cet article a été publié dans le Cahier n°16&nbsp;(Juilet 2010) du <em><strong>GRASPE</strong></em> - Groupe de Réflexion
    sur l'avenir du Service Public Européen -</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 17:50:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-la-crise-ou-comment-reduire-les-gaspillages-et-donner-du-sens-a-la-solidarite-europeenne-graspe-54725076.html</guid>
                <category>Points de vue publiés dans la presse</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-la-crise-ou-comment-reduire-les-gaspillages-et-donner-du-sens-a-la-solidarite-europeenne-graspe-54725076-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le droit international relatif aux droits de l’homme]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-international-relatif-aux-droits-de-l-homme--37916145.html</link>        <description><![CDATA[<div id="ctl00_PlaceHolderMain_RichHtmlField1__ControlWrapper_RichHtmlField" style="display: inline;">
    <h2 style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, a
      fortifié le mouvement international pour les droits de l’homme. La Déclaration, qui se veut " l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations", énonce pour la première
      fois dans l’histoire de l’humanité les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels fondamentaux dont tous les êtres humains &nbsp;devraient jouir.&nbsp;Au fil des ans son
      statut de norme fondamentale des droits de l’homme, que tous les hommes devraient respecter et protéger, a été largement reconnu. La Déclaration, avec le Pacte international relatif aux droits
      civils et politiques et ses deux protocoles facultatifs, ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels forment ensemble la <a href=
      "http://www.ohchr.org/Documents/Publications/FactSheet2Rev.1fr.pdf" target="_blank"><span style="color: #333333;">Charte internationale des droits de l’homme</span></a><span style=
      "color: #333333;">.</span></span>
    </h2>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Une série de traités sur les droits de l’homme et d’autres instruments adoptés depuis 1945 ont donné une forme
      juridique aux droits inaliénables de l’homme et forgé un ensemble de droits internationaux de l’homme. D’autres instruments ont vu le jour au niveau régional pour refléter les droits
      spécifiques, qui préoccupent une région et prévoir des mécanismes de protection adaptés. La plupart des Etats ont adopté des constitutions ou autres lois, qui protègent formellement les droits
      fondamentaux de l’homme. Bien que les traités et le droit coutumier constituent l’armature du droit international sur les droits de l’homme, d’autres instruments tels que des déclarations,
      directives et principes adoptés au niveau international permettent de mieux les comprendre , de les appliquer et de les développer. Le respect des droits de l’homme présuppose l’existence de
      l’état de droit aux niveaux national et international.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Le droit international sur les droits de l’homme stipule les obligations que les Etats sont tenus de respecter.
      Lorsqu’un Etat devient partie à un traité, le droit international l’oblige à respecter, &nbsp;protéger et instaurer les droits de l’homme. Respecter les droits de l’homme signifie que les Etats
      évitent d’intervenir ou d’entraver l’exercice des droits de l’homme. Protéger signifie que les Etats doivent protéger les individus et les groupes contre les violations des droits de l’homme.
      Instaurer signifie que les Etats doivent prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits fondamentaux de l’homme.</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">En ratifiant les</span></span> <a href="http://www2.ohchr.org/english/bodies/treaty/index.htm"><span style=
      "font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="color: #333333;">traités internationaux des droits de l’homme</span></span></span></a><span style=
      "font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="color: #333333;">,</span> les gouvernements s’engagent à prendre des mesures nationales et à adopter des lois
      compatibles avec les obligations découlant des traités. Lorsque les procédures légales nationales ne permettent pas remédier aux violations des droits de l’homme, il existe des mécanismes et
      procédures de plaintes individuelles ou de communications aux niveaux régional et international, qui permettent de garantir le respect, la protection et l’instauration des normes
      internationales des droits de l’homme au niveau local.<br>
      <br>
      Pour en savoir plus sur les textes en vigueur : <a href=
      "http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/InternationalLaw.aspx">http://www.ohchr.org/FR/ProfessionalInterest/Pages/InternationalLaw.aspx</a></span></span>
    </p>
    <p>
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <br>
      <br>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 17:38:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-international-relatif-aux-droits-de-l-homme--37916145.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-international-relatif-aux-droits-de-l-homme--37916145-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etat de la désunion ! Nouvelle escalade vers la rupture ! - nouvelle édition -]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-etat-de-la-desunion-43915702.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><strong>De la responsabilité et de l'irresponsabilité du président de la République en regard de la
    Constitution<br></strong>L'affaire politico-judiciaire appelée&nbsp;" affaire clearstream " a interpelé la République autant qu'elle a choqué la Nation toute entière.<br>
    Les nombreuses péripéties qui ont marqué son instruction ont eu des effets particulièrement douloureux sur la Nation toute entière.<br>
    La responsabilité de cette situation semble incomber d'abord à la personne qui exerce aujourd'hui les fonctions suprêmes, tant elle révèle à quel point les ambitions d'un homme - fussent-elles
    légitimes - peuvent effacer d'un trait toutes les règles, tous les principes, tous les codes que la République a su édictés au cours de son Histoire, créant ainsi un trouble profond dans la
    Nation quant à sa capacité réelle à servir la France avec le dépassement de soi, la hauteur, la grandeur et la dignité qu'impose l'exercice du pouvoir suprême dans une démocratie qui se respecte
    comme la démocratie française !<br>
    Selon Robert Badinter, qui a été non seulement Garde des Sceaux mais également Président du Conseil constitutionnel, Nicolas Sarkozy aurait dû se désister de sa constitution de partie civile dans
    cette affaire, « <em>dès le moment où il a été élu</em> » président de la République. Car ce dernier « <em>est garant de l’indépendance de la justice</em> » (c'est à dire à la fois de celle des
    magistrats du siège et de celle des magistrats du Parquet)&nbsp;et « <em>doit, plus que tout autre, veiller à ce que sa crédibilité ne soit altérée d’aucune façon aux yeux des Français, toujours
    soupçonneux à cet égard</em> », poursuit-il.&nbsp; Il rappelle notamment que « <em>Jacques Chirac n’a pas voulu se constituer partie civile dans le procès de Maxime Brunerie, qui avait tenté de
    l’assassiner</em> ».<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La Constitution de la Vème République&nbsp;comporte depuis juillet
    2008&nbsp;deux dispositions dont&nbsp;peu de Français pensait que l'une ou l'autre pourrait être un jour sollicitée tant leur&nbsp;objet revêt un caractère exceptionnel : l'article 67 et
    l'article 68.<br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">En effet, la révision constitutionnelle du 23 février 2007 <span style="color: #000000;">(<em><a href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=JUSX0300067L" target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;"><strong>Loi
    constitutionnelle</strong> n° 2007-238 du 23 février 2007 portant modification du titre IX de la Constitution</span></span></a> <span style="color: #000000;">publiée au</span> Journal Officiel du
    24 février 2007 [sur le site Légifrance]</em>) a profondément transformé le régime de responsabilité du Président de la République qui se traduisait antérieurement par une irresponsabilité de
    principe, sauf le cas de haute trahison, et avait donné lieu à des interprétations divergentes du Conseil constitutionnel (décision n° 98-408 DC du 22 janvier 1999) et de la Cour de cassation
    (Cass. plén. 10 octobre 2001 M. Breisacher).</span></span></span><br>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">L</span></span></span><a><span style="color: #000000;"><strong><span style=
    "font-family: times new roman,times;">’</span><span style="font-family: times new roman,times;">article 67</span></strong></span></a> <span style="color: #000000;"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">de la Constitution prévoit désormais que le Président de la République est irresponsable pour les actes accomplis en cette
    qualité sauf dans les hypothèses de compétence de la Cour pénale internationale <span style="text-decoration: underline;">(</span><a href=
    "http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#art53_2">art. 53-2</a><span style="color: #000000;"><span style="text-decoration: underline;">)</span></span> ou de la Haute Cour
    (art. 68). En outre, s’agissant des actes accomplis avant le début de son mandat ou dépourvus de lien avec celui-ci, le Président de la République ne peut, durant son mandat et devant aucune
    juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner non plus que de faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. Cette inviolabilité
    temporaire couvre ainsi tant le champ civil et administratif que le champ pénal, la réparation et la sanction. En contrepartie, il est expressément prévu que tout délai de prescription et de
    forclusion est suspendu et que les instances et procédures auxquelles il est ainsi fait obstacle pourront reprendre un mois après la cessation des fonctions du Président de la
    République.<br></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">L’</span></span></span><a href=
    "http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/constitution.asp#art_68"><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><strong>article 68</strong></span></span></span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style=
    "color: #000000;">institue</span> une procédure originale de destitution du Président de la République en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat,
    notion qui n’est définie ni par la nature, ni par la gravité du manquement mais par son caractère inconciliable avec la poursuite du mandat. Afin d’en souligner le caractère politique, la
    destitution est prononcée par le Parlement tout entier réuni en Haute Cour, instance qui remplace la Haute Cour de justice.</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong><em><span style="font-size: 8pt;"><br>
    Article 68&nbsp;</span></em></strong>
  </p>
  <p class="Parains1" style="text-indent: 11.35pt; text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 8pt;">Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses
    devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.</span></span></span></em>
  </p>
  <p class="Parains1" style="text-indent: 11.35pt; text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La proposition de réunion de la
    Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l’autre qui se prononce dans les quinze jours.</span></span></span></span></em>
  </p>
  <p class="Parains1" style="text-indent: 11.35pt; text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La Haute Cour est présidée par
    le Président de l’Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d’un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d’effet immédiat.</span></span></span></span></em>
  </p>
  <p class="Parains1" style="text-indent: 11.35pt; text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Les décisions prises en
    application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les
    votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.</span></span></span></span></em>
  </p>
  <p class="Parains1" style="text-indent: 11.35pt; text-align: center;">
    <em><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Une loi organique fixe les
    conditions d’application du présent article.</span></span></span></span></em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="font-size: 8pt;"><br></span><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    (source :</span></span> <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/haute_cour-cjr.asp"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/haute_cour-cjr.asp</span></span></a><span style="font-size: 8pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">)<br></span></span><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="color: #000000;">Après le jugement qui vient d'être prononcé, eu égard aux doutes qui pèsent
    sur&nbsp;sa responsabilité dans la décision du procureur de faire appel de ce jugement, et parce que la démocratie doit être irréprochable (cf. le discours du président de la République à cet
    égard : <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-allocution-de-m-nicolas-sarkozy-president-de-la-republique-a-l-occasion-de-son-deplacement-a-epinal-sur-le-theme-de-la-democratie-irreprochable-epinal-le-12-juillet-2007--39418125.html">
    Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 1ère partie</a>
    ainsi que <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-allocution-de-m-nicolas-sarkozy-president-de-la-republique-a-l-occasion-de-son-deplacement-a-epinal-sur-le-theme-de-la-democratie-irreprochable-epinal-le-12-juillet-2007---seconde-partie--39418319.html">
    Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 2nde partie
    -</a>), il appartient désormais aux&nbsp;parlementaires de prendre leurs responsabilités devant la Nation, en jugeant, en conscience et en responsabilité, si le président de la République a ou
    non manqué&nbsp;à ses devoirs, et dans l'hypothèse où un manquement&nbsp;aux obligations constitutionnelles dans l'exercice de ses hautes fonctions électives est effectivement constaté, si
    celui-ci est&nbsp;manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. Et ensuite, d'agir en conséquence conformément aux dispositions idoines de la Constitution, sauf à se faire eux-mêmes
    complices d'un déni de démocratie.<br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Enfin, comme Robert Badinter qui a lu dans le jugement rend en première instance par la cour " <em>une victoire de
    la Justice</em> ",&nbsp;les Français et les Françaises, qui attendent de la Justice qu'elle ne s'accomode pas des manoeuvres de tel ou tel,&nbsp;se demandent « <em>comment imaginer</em> », en cas
    de suppression des juges d’instruction, « <em>que le procureur enquêtera "à charge et à décharge" dans une affaire d’Etat comme Clearstream, alors qu’il est sous la dépendance de l’exécutif dont
    il dépend pour sa carrière</em> ».<br>
    En France, l'Etat n'a rarement été aussi désuni, et l'escalade vers la rupture entre l'Etat et la Nation jamais aussi abrupte !<br>
    Lorsqu'il se comporte comme il se comporte aujourd'hui, l'Etat n'est plus un Etat de droit.<br>
    Le Parlement votant trop souvent des lois soit totalement inapplicables, soit non conformes à la Constitution bien que certaines d'entre elles aient été mises en oeuvre avant même qu'ait été
    confirmée leur validité constitutionnelle (en dépit des dispositions de l'article 62 de la Constitution), les Françaises et les Français, la Nation tout entière, dans l'hypothèse où les
    parlementaires s'abtiendraient de faire leur devoir le plus strict, pourraient bien à leur tour se porter "&nbsp;partie civile " dans un procès qui pourrait s'ouvrir&nbsp;devant&nbsp;la Haute
    Cour de Justice de la République, à la fois pour " déni ostensible des principes démocratiques et des dispositions inscrites à la Constitution ", "&nbsp; mise en danger&nbsp;de la stabilité et de
    la réputation de l'Etat&nbsp;ainsi que&nbsp;de la&nbsp;paix sociale ",&nbsp;" abus&nbsp;d'autorité "&nbsp;et " abus de confiance ", avec suspicion de préméditation&nbsp;!<br></span></span>Dont
    acte !</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;"><span style="color: #000000;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 15:09:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-etat-de-la-desunion-43915702.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-etat-de-la-desunion-43915702-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le Conseil constitutionnel juge inconstitutionnelles les gardes à vue de droit commun]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-le-conseil-constitutionnel-juge-inconstitutionnelles-les-gardes-a-vue-de-droit-commun-54724089.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><span class="dropcap">L</span>e Conseil constitutionnel a déclaré, vendredi 30 juillet, inconstitutionnel le régime de gardes à
    vue pour les délits et les crimes de droit commun. Il demande l'abrogation des articles 62, 63, 63-1, 63-‘ et 77 du code de procédure pénale. La déclaration d'inconstitutionnalité ne prendra
    effet qu'au 1er juillet 2011. Les Sages laissent un peu moins de onze mois au gouvernement et au Parlement pour reconstruire un régime de garde à vue en France. Le Conseil constitutionnel a
    cependant jugé conformes à la Constitution les gardes à vue en matière de terrorisme et de criminalité organisée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><a href=
    "http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2010/2010-14/22-qpc/decision-n-2010-14-22-qpc-du-30-juillet-2010.48931.html"
    target="_blank"><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #003366;">La décision du Conseil constitutionnel</span></span></a> est un coup de tonnerre. Les sages de la rue
    Montpensier considèrent que la garde à vue ne permet plus de concilier <em>" d'une part la prévention des atteintes à l'ordre public et la recherche des auteurs d'infractions, et, d'autre part,
    l'exercice des libertés constitutionnellement garanties "</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Les circonstances de fait et de droit ont changé depuis l'examen de la garde à vue par le Conseil constitutionnel en 1993, à
    commencer par <em>"&nbsp;un recours de plus en plus fréquent à la garde à vue "</em>, qui ont conduit à la <em>" banaliser "</em>. Il y a eu plus de 790 000 mesures de gardes à vue en
    2009.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Le Conseil relève que les procédures soumises à l'instruction représentent moins de 3% des jugements et ordonnances
    correctionnelles. Conséquence&nbsp;: <em>" Une personne est désormais le plus souvent jugée sur la base des seuls éléments de preuve rassemblés avant l'expiration de sa garde à vue "</em>. Les
    Sages notent aussi que le nombre d'officiers de police judiciaire a doublé depuis 1993, mais que <em>" les exigences conditionnant l'attribution de la qualité d'officier de police judiciaire
    "</em> ont été réduites.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Pour autant, les Sages ne remettent pas en cause le principe de la garde à vue qui <em>" demeure une mesure de contrainte
    nécessaire à certaines opérations "</em>. Ils ne fixent pas de lignes de conduite précises au gouvernement pour rédiger son texte. Il ne donne pas son avis sur la présence de l'avocat lors des
    interrogatoires, par exemple. Au gouvernement d'apporter <em>" les garanties appropriées encadrant le recours à la garde à vue ainsi que son déroulement et assurant la protection des droits de la
    défense "</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">En tant que juges, les Sages du Conseil ne disent pas au gouvernement ce qu'il doit écrire. Ils fixent les grandes lignes, tout
    en sachant qu'ils seront amenés à se prononcer une fois la nouvelle loi adoptée. Enfin, le Conseil constitutionnel ne censure pas les dispositions régissant les gardes à vue en matière de
    terrorisme et de criminalité organisée, qui permettent de détenir un suspect jusqu'à 96 heures. Il les a jugées constitutionnelles en 2004.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><strong>Le Gouvernement prépare les "mesures qui s'imposent"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Réagissant à la décision de la haute juridiction, le premier ministre, François Fillon, a déclaré dans un communiqué que le
    gouvernement préparait <em>" en conséquence,</em> <em>les mesures législatives qui s'imposent"</em> . <em>" Elles s'inscriront dans le cadre de la réforme d'ensemble de la procédure pénale
    "</em>, a-t-il ajouté, précisant que <em>"le texte de cette réforme sera transmis dans les prochaines semaines au Conseil d'Etat "</em>. Selon le premier ministre, la décision du Conseil
    constitutionnel <em>" laisse, au législateur, une grande marge d'appréciation pour encadrer les possibilités du placement en garde à vue et pour améliorer les modalités d'intervention de l'avocat
    "</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><em>" Les décisions du Conseil constitutionnel s'inscrivent totalement dans le cadre de la réforme de la procédure pénale
    initiée il y a plus d'un an par Michèle Alliot-Marie "</em>, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la chancellerie, Guillaume Didier. <em>" Michèle Alliot-Marie va enrichir son projet de réforme
    au regard des analyses du Conseil constitutionnel, avant de le transmettre au Conseil d'Etat très prochainement "</em>, a-t-il ajouté.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div class="lien">
    <div class="author" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">NB : Cet article d'Alain Salles a été publié sur le site <em><strong>LeMonde.fr</strong></em> le 31 juillet 2010.</span>
    </div>
    <div class="author" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
    </div>
    <div class="author" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 14:07:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-le-conseil-constitutionnel-juge-inconstitutionnelles-les-gardes-a-vue-de-droit-commun-54724089.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-le-conseil-constitutionnel-juge-inconstitutionnelles-les-gardes-a-vue-de-droit-commun-54724089-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA["Une fois de plus, Nicolas Sarkozy s'aligne sur les thèses du FN" (LeMonde.fr, AFP & Reuters)]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-une-fois-de-plus-nicolas-sarkozy-s-aligne-sur-les-theses-du-fn-lemonde-fr-afp-reuters-54731152.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><span class="dropcap">L</span>es propos de Nicolas Sarkozy établissant un lien entre délinquance et immigration continuent à
    faire réagir, au lendemain d'un discours destiné à conforter son camp. A Grenoble, le chef de l'Etat a notamment menacé de déchoir de la nationalité française toute personne d'origine étrangère
    qui porterait atteinte à la vie d'un policier, d'un gendarme ou de tout autre représentant de l'autorité publique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><em>" Il n'y a pas de différence à faire entre un Français de souche et quelqu'un qui aurait acquis la citoyenneté plus
    récemment "</em>, s'est indigné vendredi Benoit Hamon, porte-parole du <strong>PS</strong>, qui considère que la menace de déchéance de la nationalité française <em>" est en contradiction la plus
    absolue avec le principe d'égalité entre les Français "</em>. Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle, a de son côté qualifié l'intervention de Nicolas Sarkozy de <em>"
    nouvelle étape dangereuse et indigne, dans une surenchère populiste et xénophobe "</em>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><strong>"Surenchère populiste et xénophobe"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><em>" Notre République est en train de pourrir par le sommet "</em>, a pour sa part déclaré le porte-parole du <strong>Parti
    communiste</strong>, Olivier Dartigolles dans un communiqué. <em>" Par de telles déclarations, c'est au principe républicain et aux valeurs démocratiques que Nicolas Sarkozy déclare la guerre
    "</em>, poursuit-il, estimant que <em>" Nicolas Sarkozy fait le choix du pourrissement, avec un cocktail explosif jouant sur les peurs "</em>.<em><br></em></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Les critiques des associations de défense des droits de l'homme, qui font état d'une <em>" stratégie de la tension "</em> et d'une
    xénophobie affichée destinée à reconquérir un électorat perdu, sont tout aussi virulentes que celles de la gauche. <em>" Ce qui est en cause, ce n'est pas le débat légitime en démocratie sur la
    manière d'assurer la sécurité républicaine, c'est l'expression d'une xénophobie avérée "</em>, a indiqué la <strong>Ligue des droits de l'homme</strong> (LDH) dans un communiqué.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Le Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples <strong>(Mrap)</strong> dénonce lui <em>" des annonces
    démagogiques, contraires aux droits de l'homme, et inefficaces "</em>. <em>" Une fois de plus, Nicolas Sarkozy s'aligne sur les thèses du Front national "</em>, déplore-t-il.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;"><strong>"Ce sont toujours des mots"</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Le <strong>Front national</strong> estime pour sa part que les propos de Nicolas Sarkozy ne sont que de vaines paroles. <em>"
    Avec M. Sarkozy, ce sont toujours des mots, des mots, toujours des mots. Il ferait mieux de rétablir la double peine qu'il a supprimée et qui permettait d'évacuer hors de France les gens qui ont
    été condamnés par les tribunaux "</em>, a déclaré Jean-Marie Le Pen, président du Front national. <em>" Ce qui justifie notre mécontentement et celui d'un nombre croissant, c'est qu'au-delà des
    paroles, il n'y a pas d'actes "</em>, a renchéri Bruno Gollnischl, vice-président du FN.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">Pour sa part, <strong>l'UMP</strong> dit ne pas voir matière à polémique, invoquant les résultats – contestés par la gauche qui
    parle d'échec contre l'insécurité – du gouvernement dans la lutte contre les violences urbaines. <em>" Loin de toute polémique, l'UMP tient à souligner que jamais un gouvernement n'a obtenu
    d'aussi bons résultats en matière de lutte contre la délinquance. (...) Depuis 2002, les indicateurs sont tous à la baisse "</em>, déclare-t-il.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 13:55:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-une-fois-de-plus-nicolas-sarkozy-s-aligne-sur-les-theses-du-fn-lemonde-fr-afp-reuters-54731152.html</guid>
                <category>Points de vue publiés dans la presse</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-une-fois-de-plus-nicolas-sarkozy-s-aligne-sur-les-theses-du-fn-lemonde-fr-afp-reuters-54731152-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La France invitée à réviser sa législation sur l'immigration - nouvelle édition -]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-la-france-invitee-a-reviser-sa-legislation-sur-l-immigration-52292546.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri), un organe du Conseil de l'Europe, s'inquiète
    dans un rapport du climat de xénophobie qui entoure les questions d'immigration en France.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Elle "recommande vivement aux autorités françaises de réviser la législation sur l'immigration et le droit des non
    ressortissants" du 20 novembre 2007 qui est selon elle de nature à "encourager un climat hostile aux non ressortissants".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">"Au-delà de la question des droits fondamentaux des non ressortissants", l'Ecri "s'inquiète de l'évolution du
    climat général à (leur) égard" dans ce rapport publié à Strasbourg.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">"Plusieurs propos tenus notamment sur les questions d'immigration et d'intégration par les responsables
    politiques, y compris par des élus et des membres du gouvernement, ont été ressentis comme encourageant l'expression du racisme et particulièrement de la xénophobie", ajoute ce collège d'experts
    issus des 47 Etats membres de l'organisation paneuropéenne.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ils se réjouissent toutefois que ces dérapages soient généralement condamnés ou sanctionnés par la société
    française.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Des dérapages ont eu lieu sur internet à l'occasion du débat sur l'identité nationale et le ministre de
    l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné le 4 juin dernier à 750 euros d'amende pour injure raciale pour des propos tenus en 2009 lors d'une conversation avec un militant UMP d'origine
    maghrébine.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ce quatrième rapport sur la France, qui a été rédigé fin 2009, reprend les analyses de la Halde (Haute Autorité de
    Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) selon lesquelles "l'immigration choisie", chère à Nicolas Sarkozy, a "un caractère potentiellement discriminatoire".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Elle lie trop exclusivement le droit de résider en France à l'exercice d'un métier dans un secteur éprouvant des
    difficultés à recruter, au détriment d'autres motifs d'immigration tels que le regroupement familial, estime la Commission.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Le rapport épingle le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale et sa "politique du chiffre" en
    matière de reconduites à la frontière.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Suspicion généralisée de fraude</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ces objectifs "créent apparemment des tensions au sein de la société française et des administrations
    concernées".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ils "entraîneraient des excès" en matière d'interpellations et contribueraient à développer une "suspicion
    généralisée de fraude" à l'encontre des étrangers, poursuit l'Ecri, qui reprend les analyses des associations antiracistes.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">L'Ecri se réjouit a contrario que la loi de 2007 reconnaisse la nécessité d'agir en faveur de l'intégration mais
    elle "met en garde contre les excès possibles".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Elle s'interroge sur la pertinence du lien entre l'obtention d'une carte de résident et le respect du contrat
    d'accueil et d'intégration, qui prévoit une formation linguistique et civique, alors que "le degré d'intégration d'une personne ne dépend pas seulement de sa volonté".</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Dans un autre registre, l'Ecri s'inquiète "de la persistance d'allégations de comportements discriminatoires de la
    part des représentants de la loi" et notamment du "profilage racial", familièrement qualifié de "contrôle au faciès, par la police.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Ce point est contesté par la France dans un commentaire joint au rapport.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La Commission, qui s'appuie notamment dans ses analyses sur le travail de la Halde et de la Commission nationale
    de déontologie de la sécurité (CNDS), invite par ailleurs le gouvernement français à "soutenir" ces deux institutions.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Elle ne se prononce pas sur leur intégration prochaine au "Défenseur des droits", dont le projet de loi qui
    l'institue est actuellement en débat devant le Parlement, mais elle insiste sur la nécessité de maintenir leur "spécialisation" sans les affaiblir.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Source : <strong><em>Reuters</em></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 10:51:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-la-france-invitee-a-reviser-sa-legislation-sur-l-immigration-52292546.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-la-france-invitee-a-reviser-sa-legislation-sur-l-immigration-52292546-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (3)]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-3--39950061.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Pour les deux premières parties de cet article, voir&nbsp;</span></span><a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-de-l-etat-face-a-la-crise-par-benjamin-pinto-cahiers-de-la-securite-n-10-39946068.html"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (1)&nbsp;</span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">et</span></span> <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-2-39949961.html"><span style=
    "font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (2)</span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">.<br>
    <br>
    <strong>Les principaux dispositifs textuels d'exception</strong><br>
    Trois dispositifs peuvent être mis en lumière, consistant en l'article 16 de la Constitution, l'état de siège et l'état d'urgence.<br>
    <strong><em>Les pouvoirs exceptionnels du Président<br></em></strong>L'article 16 de la Constitution confère des pouvoirs étendus au Président de la République pour agir en présence de certaines
    crises. Il dispose que " <em>lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacées
    d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces
    circonstances, après consultation officielle du Premier Ministre, des Présidents des assemblées ainsi que du Conseil Constitutionnel.<br>
    Il en informe la Nation par un message.<br>
    Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. le Conseil Constitutionnel est
    consulté à leur sujet.<br>
    Le Parlement se érunit de plein droit.<br>
    L'Assemble Nationale ne peut être dissoute pendantr l'exercice des pouvoirs exceptionnels.<br>
    Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil Constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante
    sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncés au premier alinéa demeurent réunies; Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet
    examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée</em> ".<br>
    (Cf. la Constitution de la Vème République, modifiée par la Loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Vème République ;&nbsp;voir lien
    correspondant sur ce blog)<br>
    L'ensemble des pouvoirs constitutionnels et administratifs peut donc être mis à la disposition du Président dès lors que la Nation, son indépendance et/ou l'exécution de ses engagements
    internationaux, est menacée. Il lui appartient alors de prendre toute mesure&nbsp;qu'il estime utile afin de permettre aux pouvoirs publics constitutionnels de continuer de fonctionner
    normalement. Le Président peut choisir d'utiliser ses pouvoirs dans la seule limite de l'empêchement d'un organe constitutionnel s'il le souhaite et si son fonctionnement n'est pas compromis par
    les circonstances.<br>
    Ce régime n'a été mis en oeuvre qu'une fois au cours de l'histoire de la Vème République, entre le 23 avril 1961 et le 29 septembre 1961. Cette attribution de pouvoirs ne peut être réalisée sans
    le contrôle du juge. Plus précisément, le juge administratif a considéré que les décisions du Président prises en application de l'article 16 de la Constitution étaient susceptibles d'un contrôle
    pour autant qu'elles portent sur une matière réglementaire. A ce titre, les décisions prises doivent pouvoir être soumises au contrôle du juge administratif. Elles seront nécessairement annulées,
    notamment en cas de violation d'un principe général du droit ou lorsque la mesure a été décidée en application de l'article 16 alors qu'aucune urgence ne justifiait l'irrespect de la procédure et
    le recours à l'article 16. Les décisions prises dans le domaine relevant de la loi au contraire demeurent insusceptibles d'un tel contrôle. De plus, il est admis que si les décisions relevant du
    pouvoir réglementaire peuvent être soumises au juge, la décision présidentielle d'invoquer et de mettre en application l'article 16 de la Constitution relève de la seule application du Président
    et constitue ainsi un acte de gouvernement insusceptible de contrôle.<br>
    <em><strong>L'état de siège et l'état d'urgence</strong><br></em>Les lois du 9 août 1849 et du 3avril 1878 permettent, en cas de péril imminent résultat d'une guerre étrangère ou d'une
    insurrection à main armée, de déclarer l'état de siège. L'article 36 de la Constitution dispose que " <em>l'état de siège est décrété en Conseil des ministres. Sa prorogation au-delà de douze
    jours ne peut être autorisée que par le Parlement</em> ".<br>
    <strong><em>L'état de siège</em></strong> implique trois conséquences spécifiques qui résident dans le transfert à l'autorité militaire des pouvoirs de police, l'extension des pouvoirs de
    l'autorité de police lui permettant de prendre des mesures normalement interdites et, si l'état de siège est causé par la guerre, le transfert aux tribunaux militaires de la répression de
    certains crimes et délits contre l'Etat.<br>
    <strong><em>L'état d'urgence</em></strong> résulte, pour sa part, de la loi du 3 avril 1955. A l'inverse de l'état de siège qui est un régime militaire, l'état d'urgence apparaît davantage comme
    un régime civil. En cas d'atteintes graves à l'ordre public ou de calamités publiques sur tout ou partie du territoire, la déclaration d'état d'urgence permet l'extension des pouvoirs de police
    au profit de l'autorité administrative (préfet ou ministre de l'Intérieur).<br>
    Les mesures susceptibles d'être prises en application de l'état d'urgence consistent notamment en des atteintes à la liberté d'aller et venir telles que l'interdiction de circulation, la
    réglementation du séjour dans certaines zones, les assignations à résidence ou encore la limitation de la liberté de réunion avec la fermeture des lieux de réunion. En outre, il existe une
    possibilité de perquisitions étendues, de jour comme de nuit, ainsi qu'une limitation de la liberté de communication au travers d'un contrôle de la presse, des émissions et des spectacles. Le
    transfert aux tribunaux militaires de certaines infractions pénales peut aussi être décidé. A titre d'exemple, sur le fondement de la loi du 3 avril 1955, le Président de la République a, en
    Conseil des ministres, décidé le couvre-feu dans certaines communes autour de Paris du fait des émeutes de novembre 2005, des mesures complémentaires ayant été ensuite prises par les ministres
    concernés.<br>
    Malgré les transferts de pouvoirs opérés, l'état de siège comme l'état d'urgence ne privent pas le juge administratif de tout contrôle. Il lui appartient donc de vérifier la pertinence des
    mesures prises par l'administration au regard des pouvoirs dévolus au terme de chacun de ces dispositifs légaux.<br>
    NDLR : l'article de Benjamin Pitcho qui est repris ici développe en outre un examen précis du plan d'urgence de pandémie grippale 2009.<br>
    <br>
    Le lecteur est invité à prendre également connaissance, outre des articles de la rubrique <a href="http://www.regards-citoyens.com/categorie-11009141.html"><span style="color: #0000ff;">Principes
    fondamentaux d'une démocratie libérale,<span style="color: #888888;">&nbsp;</span></span></a>des articles suivants :<br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-34565203.html">Le traité de Lisbonne : un traité imparfait qui fera néanmoins progresser l'Union politique sur les registres de la défense des
    libertés et de la sécurité (1)</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-34571950.html">Le traité de Lisbonne : un traité imparfait qui fera néanmoins progresser l'Union politique sur les registres de la défense des
    libertés et de la sécurité (2)</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-32884183.html">De la Securité nationale dans le Traité de Lisbonne</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-32992766.html">Terrorisme, catastrophes naturelles ou d'origine humaine, clause de solidarité, et protection civile dans le Traité de
    Lisbonne</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-ces-juges-europeens-qui-influencent-le-droit-francais-par-laurence-de-charette-le-figaro-38457506.html">Ces juges européens qui influencent le
    droit français, par Laurence de Charette (Le Figaro)</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-arret-agusta-quand-la-cjce-posait-les-bases-de-l-interet-legitime-national-nicolas-gros-verheyde-bruxelles2-over-blog-com--38276266.html">Arrêt
    Agusta: Quand la CJCE posait les bases de l'intérêt légitime national (Nicolas Gros-Verheyde, bruxelles2.over-blog.com)</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-33486577.html">La Cour de Karlsruhe a jugé que le traité de Lisbonne était "compatible" avec la Loi fondamentale allemande à condition que
    l'Allemagne se dote d'un nouvel arsenal législatif</a><br>
    *&nbsp;<a href="http://www.regards-citoyens.com/article-constitution-francaise-et-traite-de-lisbonne-sont-ils-totalement-compatibles--39066274.html">Constitution française et Traité de Lisbonne :
    sommes-nous certains qu'ils sont totalement compatibles ?</a><br>
    * <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-debat-sur-la-lutte-antiterroriste-jusqu-ou-aller-ce-sopir-ou-jamais-42581873.html">Débat sur la lutte antiterroriste : jusqu’où aller ? (Ce soir
    ou jamais)</a></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">* <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-la-lutte-contre-le-terrorisme-dans-les-democraties-occidentales-etat-de-droit-et-exceptionnalisme-par-colombe-camus-54090973.html">La lutte contre le
    terrorisme dans les démocraties occidentales : État de droit et exceptionnalisme, par Colombe Camus</a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-33865475.html"><span style="color: #0000ff;">La Charte européenne des droits fondamentaux</span></a></span></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-28768677.html"><span style="color: #0000ff;">Du "devoir"
    et de la "responsabilité" de protéger !</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-33755320.html"><span style="color: #0000ff;">Lutte contre
    le terrorisme : de quoi parle-t-on ?</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-die-welle-la-vague-une-le-on-de-philosophie-politique-a-mediter-50935398.html"><span style="color: #0000ff;">Die Welle (la vague) : une leçon de
    philosophie politique à méditer !</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-debat-sur-la-lutte-antiterroriste-jusqu-ou-aller-ce-sopir-ou-jamais-42581873.html"><span style="color: #0000ff;">Débat sur la lutte antiterroriste :
    jusqu’où aller ? (Ce soir ou jamais)</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-33744703.html"><span style="color: #0000ff;">The “ War on
    Terror ” is Over – Now What ? Restoring the Four Freedoms as a Foundation for Peace and Security, by Mark R. Shulman (Journal of National Security Law &amp; Policy [Vol.
    3:N2009])</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;* <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-international-relatif-aux-droits-de-l-homme--37916145.html"><span style="color: #0000ff;">Le droit international relatif aux droits de
    l’homme</span></a></span></span>
  </p>
  <p class="free" style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 10:27:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-3--39950061.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-3--39950061-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (2)]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-2-39949961.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Pour la première partie de cet article, voir</span></span> <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-de-l-etat-face-a-la-crise-par-benjamin-pinto-cahiers-de-la-securite-n-10-39946068.html"><span style="font-size: 8pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;"><span style="font-size: 10pt;">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (1)</span></span></span></a> <span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "font-family: times new roman,times;">.<br></span></span><span style="font-size: 8pt;"><br></span><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Le
    dispositif juridictionnel d'exception.<br></span></span></strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">La théorie des circonstances exceptionnelles
    élaborée par le juge administratif permet à l'Etat de conserver son intégrité et son fonctionnement en période de crise. Il offre à l'administration des pouvoirs dérogatoires dans le respect
    d'une légalité d'exception.<br>
    <strong><em>La théorie des circonstances exceptionnelles</em></strong><br>
    En présence de certains évènements, l'administration bénéficie de pouvoirs étendus qui permettent la sauvegarde de l'Etat. Les situations de crise invoquées " <em>ont le double effet de suspendre
    l'autorité des règles ordinaires à l'égard de l'administration, et de déclencher l'application à ces actes d'une légalité particulière dont le juge définit les exigences</em>. "<br>
    La légalité, si elle apparaît alors " <em>particulière</em> " demure conforme au principe de légalité. En ce sens, elle déroge aux pouvoirs habituels dévolus à l'administration, mais celle-ci
    reste toutefois soumise eu contrôle du juge. Le privilège de qualification de " <em>circonstances exceptionnelles</em> " n'appartient pas à la seule administration. La théorie des circonstances
    exceptionnelles confirme le maintien de la légalité puisqu'il appartient au juge de procéder à un contrôle approfondi de la crise nécessitant l'application de mesures dérogatoires.<br>
    Les périodes de crises sont relativement variées. Elles peuvent concernées un état de guerre, ou au contraire le rétablissement de la paix qui justifie la prévention de troubles menaçant l'ordre
    public. De même, il a été jugé que pouvaient relever de circonstances exceptionnelles des menaces de grèves générales, des catastrophes naturelles tandis que, au contraire, les évènements du mois
    de mai 1968 ne constituent pas de telles circonstances. Les évènements recevant la qulification de circonstances exceptionnelles relèvent d'une " <em>situation anormale, imposant à
    l'administration d'agir sous peine de compromettre l'intérêt général, et ne permettant pas l'observation des règles ordinaires</em> " ou revêtent une importance suffisante. En outre, il est
    précisé qu le respect des ègles habituelles de la légalité doit être rendu impossible en raison d'éléments de fait ou encore de la menace éventuelle que pourrait entrainer ce maintien.<br>
    <strong><em>Le contenu des pouvoirs en présence de circonstances exceptionnelles</em></strong><br>
    Si la légalité demeure dérogatoire, l'administration dispose alors de pouvoirs étendus pour le maintien de l'ordre public. Il lui est ainsi possible de suspendre certaines ibertés publiques comme
    le droit de racoler pour les prostituées, la liberté de commerce et d'industrie, voir le droit, pour une personne révoquée d'accéder à son dossier administratif alors même qu'une telle
    possibilité est accordée par un texte à valeur législative.<br>
    Une personne, ou un groupe de personnes, peut de même se substituer à l'administration et disposer de certains pouvoirs afin de pallier son inefficacité et prendre les mesures nécessaires qui
    s'imposent au regard des circonstances. Les règles de compétences concernant l'autorité à l'origine de la mesure sont donc bouleversées du fait de la crise. Il en est de même pour la répartition
    du contentieux entre les ordres juridictionnels. Alors qu'il appartient au juge judiciaire de connaître la voie de fait, les circonstances exceptionnelles permettent de la requalifier, les actes
    concernés relevant alors d'une simple illégalité.<br>
    Le caractère fautif des actes de l'administration, susceptible d'engager sa responsabilité, peu par ailleurs, être apprécié différemment en période de crise. Il en est ainsi, en particulier, des
    pouvoirs de police et de certaines mesures prises lorsque des circonstances exceptionnelles l'imposent. Le juge administratif a, par exemple, reconnu qu'une mesure ne pouvait engager la
    responsabilité de l'administration qu'à raison d'une faute lourde, et non d'une faute simple pour le type 'actes pris, du fait " <em>des circonstances de temps et de lie où elle serait
    intervenue</em> ".<br>
    Il a toutefois été souligné que, au contraire, en présence de circonstances exceptionnelles, les pouvoirs accrus de l'administration facilitaient la réalisation de ses missions. En ce sens, la
    théorie des circonstances exceptionnelles permet un certain alourdissement de la reponsabilité publique puisque l'administration apparaît dans l'obligation de prendre les mesures efficaces à
    l'aide de pouvoirs renforcés. Il appartient, en effet, à l'administration de veiller à la sauvegarde de l'Etat en période de crise. Comme l'a précisé le juge dans sa décision ayant inauguré la
    théorie des circonstances exceptionnelles, conformément à " <em>l'article 3 de la loi constitutionnelle du 25 février 1875 [applicable à l'époque], le Président de la République est placé à la
    tête de l'administration française et chargé d'assurer l'exécution des lois [et] et il lui incombe, dès lors, de veiller à ce qu'à toute époque, les services publics institués par les lois et
    réglements soient en état de fonctionner, et à ce que les difficultés résultant de la guerre n'en paralysent pas la marche</em> ".<br>
    Cette théorie est ainsi judtifiée par l'impératif maintien de la survie de l'Etat qui ne saurait être remise en cause par " <em>l'attachement formaliste à la règle ordinaire [ce qui] serait, en
    définitive, détruire la base de la légalité</em> ". Il peut de même être rappelé que les circonstances de fait influent fréquemment sur l'appréciation de la validité des actes administratifs qui,
    de plus, dispose de pouvoirs étendus afin de prendre en compte des circonstances extérieures.<br></span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">...
    / ...<br></span></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Pour la troisième partie de cet article, voir <a href=
    "http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-3--39950061.html">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (3)</a><br>
    <br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 10:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-2-39949961.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-2-39949961-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (1)]]></title>
        <link>http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-de-l-etat-face-a-la-crise-par-benjamin-pinto-cahiers-de-la-securite-n-10-39946068.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: times new roman,times;">Les Cahiers de la Sécurité ont publié, dans le&nbsp;n°10 (octobre - décembre 2009) - <a href=
    "http://grasco.free.fr/cahiersecurite10.php">http://grasco.free.fr/cahiersecurite10.php</a>&nbsp;-, un article tout à fait remarquable de Benjamin Binto intitulé " <strong><em>Le droit de l'Etat
    face à la crise</em></strong> " dont les analyses expertes éclaireront le lecteur sur cet aspect fondamental du corpus juridique dont la France s'est dotée pour permettre à l'Etat de
    droit&nbsp;de faire face aux crises dans le respect le plus strict des principes démocratiques et des valeurs républicaines.<br>
    Nb : Les Cahiers de la Sécurité sont diffusés par La Documentation française.<br>
    " <em>Les situations de crises permettent l'extension des pouvoirs de l'administration. Cette extension demeure&nbsp;toutefois conforme au principe de légalité, fondement de la démocratie, et
    respectueuse du droit des personnes. La typologie des crises possibles a donc rendu nécessaire la construction légale, réglementaire et prétorienne de régimes juridiques spécifiques. Si une
    pandémie quelconque devait surgir, et malgré la persistance de certaines interrogations, le juge aurait alors une place essentielle dans la sauvegarde des droits de chacun, en demeurant conscient
    des nécessités de protection de l'ordre public</em> "&nbsp;commente Benjamin Binto en avant-propos de son article.<br>
    <strong><em>States of emergency, the State and the Law</em></strong> : " <em>When there is a state of emergency, the powers&nbsp;of the authorities can be extended. These extended powers however
    always conform to the principles of law, the basis of democraty, and respect human rights. The wide range of crises that can rise to a state of emergency has therefor the elaboration of special
    juidical structures by means of laws, regulations and jurisprudence. Regardless of some contrary opinions that still&nbsp;persist, in the event of a pandemic the courts - mindful of the need to
    protect public order - would have a crucial role in protecting people's rights</em>. "<br>
    &nbsp;<br>
    Il m'a semble&nbsp;utile de mettre cet article à la disposition des lecteurs de <strong><em>Regards-Citoyens</em></strong>.<br>
    NB : Sa reproduction sur ce blog comporte 3 parties ; les notes de bas de page&nbsp;ne sont pas reproduites afin d'inciter le lecteur à se procurer l'article original.<br>
    <br>
    ***********************************************************************************************<br>
    <span style="font-size: 8pt;"><br></span>" <em>Etre social, l'homme ne peut se suffire à lui-même. Le libre jeu des initiatives privées lui permet de pourvoir à certains de ses besoins [...]. Ces
    nécessités auxquelles l'initiative privée ne peut répondre, et qui sont vitales pour la communauté tout entière et pour chacun de ses membres, constituent le domaine propre de l'administration ;
    c'est la spère de l'intérêt public.</em> " (cf. J. Rivero et J. Waline, <strong><em>Droit administratif</em></strong>, Dalloz, Droit public et science politique, 20è édition, 2004, n°3). Le but
    de l'Etat consiste consiste donc, d'une part, à préserver les intérêts individuels et, d'autre part, à ,promouvoir l'action dans l'intérêt public lorsque l'initiative privée apparaît défaillante
    ou insuffisante.<br>
    L'Etat vise aussi, et il serait possible d'affirmer qu'il s'agit autant d'un moyen que d'une finalité de son action, à préserver l'ordre public, cette " <em>paix interne [...] offrant à chacun
    d'exercer ses droits dans le respect de ceux d'autrui</em> ". En temps habituel, l'Etat bénéficie de différents pouvoirs propres de l'exécutif afin de décider de différents pouvoirs pemettant le
    respect de la tranquillité, de la salubrité et de la sécurité publiques, tryptique classique auquel le juge a souhaité ajouter le respect de la dignité de la personne humaine. L'administration
    publique demeure ainsi titulaire des pouvoirs propres de l'exécutif afin de décider des mesures efficaces à la promotion et la sauvegarde de l'intérêt public.<br>
    Il apparait toutefois que, face à certaines menaces externes ou internes, de tels pouvoirs deviennent insuffisants pour que l'Etat puisse assurer ses missions. Il appartient alors aux trois
    pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire de l'y aider. telle et l'hypothèse des situations de crise.<br>
    Il est difficile de trouver un mot plus polysémique que le terme de " crise " dans la langue française. La crise peut alternativement être édfinie comme la " <em>phase difficile traversée par un
    groupe social</em> " ou le " <em>moment difficile ou périlleux</em> ". Elle peut concerner les nerfs, être cardiaque, économique et ne concerner l'année 1929 ou les subprimes, l'immobilier,
    l'emploi ou encore des évènements naturels ou l'épuisement des ressources naturelles comme une crise de l'eau, du pétrole ou, plus généralement, de l'énergie, voire les institutions au travers de
    crises ministérielles. Tous ces phénomènes ne menacent pas l'Etat dans les mêmes proportions, non plus qu'ils imposent la mise à disposition, à son bénéfice, de prérogatives exceptionnelles
    destinées à assurer le maintien des libertés et la protection de l'ordre public. La plupart des différents dictionnaires juridiques demeurent d'ailleurs silencieux quant à la définition même de
    la crise, ne voyant probablement dans ce phénomène aucune implication spécifique. D'autres, au contraire, définissent précisément la crise au travers des mesures exceptionnelles qui vont trouver
    à s'appliquer au bénéfice de l'Etat pour le maintien de ses missions.<br>
    Cette polysémie obère en effet toute possibilité d'analyse synthétique de la crise et ses implications juridiques sur l'Etat. La multiplicité des situations de crises implique différentes mesures
    qui peuvent êre exceptionnelles ou non : contrôle des prix, contrôle de l'investissement étranger, emprunts à taux réduits, interdictions de licenciements et nationalisations pour les crises
    économiques ; contrôles d'identité, interdiction d'approche de certains lieux, interdiction de vente de certains biens pour l'encadrement de manifestations ; quarantaines, contrôles sanitaires,
    actes médicaux forcés, réquisitions des professionnels de santé pour les crises de pandémie ; secret renforcé des correspondances, renvoi d'ambassadeurs, limitations d'aller et venir et création
    de juridictions spéciales en période de crise militaire, etc.<br>
    Il parait donc pertinent, plutôt que de s'intéresser au droit de l'Etat face à la crise, d'étudier les différentes mesures exceptionnelles pouvant être appliquées en&nbsp; période de crise qui
    menacerait la prérennité même de l'Etat. Car, tel est le paradoxe, si la crise reflète un évènement imprévu de grande ampleur, les dispositifs juridiques permettant le maintien de l'ordre public
    et la conservation de l'Etat sont, pour leur part, déjà prévus. Seule leur mise en oeuvre est différée au moment de la qualification de l'état de crise. Qu'il s'agisse par conséquent des
    dispositifs prétoriens ou textuels de gestion de la crise, c'est toujours la sauvegarde de l'Etat qui est recherchée pour le maintien de l'ordre public.<br>
    <br>
    ... / ...<br>
    <br>
    Pour lire les deux autres parties de cet article :&nbsp;<a href="http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-2-39949961.html">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi
    (2)&nbsp;</a>et <a href="http://www.regards-citoyens.com/article-etats-d-urgence-l-etat-et-la-loi-3--39950061.html">Etats d'urgence, l'Etat et la Loi (3)</a><br>
    <br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 31 Jul 2010 10:06:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-de-l-etat-face-a-la-crise-par-benjamin-pinto-cahiers-de-la-securite-n-10-39946068.html</guid>
                <category>La Démocratie et la Citoyenneté en mouvement</category>        <comments>http://www.regards-citoyens.com/article-le-droit-de-l-etat-face-a-la-crise-par-benjamin-pinto-cahiers-de-la-securite-n-10-39946068-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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