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Aujourd’hui, les médias déterminent l’agenda politique, se placent au premier plan de la lutte politique, deviennent un facteur de médiatisation de la politique, transformant la politique en un processus médiatique, influençant le processus de transformation des concepts idéologiques. Les journalistes ne sont pas seulement des intermédiaires qualifiés pour organiser et maintenir des liens d’information entre les autorités, l’élite politique et la société, mais aussi des sujets du processus politique, au même titre que les structures du pouvoir, les organisations politiques et les autres sujets du processus politique. Dans tous les systèmes politiques modernes, les modèles médiatiques sont devenus un instrument clé de la gouvernance et de la domination, puisque c’est dans le processus de communication de masse qu’a lieu l’interprétation et même la construction de la réalité sociale.

La stabilité de l’État dépend largement de la capacité à créer un espace d’information, à organiser la communication politique et à fournir à la population des informations objectives et de qualité sur ce qui se passe. Les médias sont un outil essentiel de la gouvernance politique et de la loyauté des masses envers les autorités en place, qui est déterminée par l’ancrage des médias dans l’establishment, leur statut et leur position dans les relations politiques – entre les autorités et la population. Dans le processus politique, les médias portent des charges à la fois destructives et positives. La marginalisation persistante de la société russe accroît l’importance des facteurs émotionnels et symboliques et des méthodes d’influence irrationnelles utilisés dans l’interaction politique entre les médias, les autorités et le public, surtout en période électorale. Par le biais des médias, les technologies des « guerres de l’information », des « révolutions de velours », de la mobilisation ethnique, les techniques d’influence psychologique efficace sur le public, modifiant ses stratégies comportementales, posent inévitablement la question de la sécurité de l’information et de l’accès aux ressources informationnelles au niveau de l’État. Le problème est exacerbé par la diffusion rapide sur la toile mondiale des médias tactiques utilisés dans les technologies de mobilisation pour prendre le pouvoir et organiser des mouvements de protestation et des flash mobs politiques à grande échelle.

Les journalistes qui choisissent de couvrir les questions politiques doivent avoir des connaissances particulières, une bonne maîtrise des sciences politiques et la capacité de comprendre les subtilités du processus politique.

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